Arès, les huîtres et les prés salés

Au fond nord-est du Bassin d'Arcachon, là où la lagune ostréicole rencontre l'immense forêt de pins. Le port et ses cabanes blanches, la réserve naturelle des prés salés d'Arès-Lège, l'estran qui se découvre à marée basse — et un ovniport pour la légende. Arès, à ~40 minutes de Bordeaux.

5,0 · 40 avis Google~42 km · 40 min de Bordeaux28 min de lecture
Repères

Arès en un coup d'œil

Posée tout au fond nord-est du Bassin d'Arcachon, Arès est la commune où la lagune ostréicole cède la place à l'immense forêt de pins. Ici, pas de front de mer tapageur : un port aligne ses cabanes blanches autour d'une darse, l'estran se découvre à marée basse sur des centaines de mètres, et la réserve naturelle des prés salés d'Arès et de Lège déroule vasières, roselières et chenaux jusqu'à l'orée des bois. On y déguste les huîtres du Bassin un verre de blanc à la main, on y observe les bernaches en hiver, et on sourit devant l'ovniport, cette piste d'atterrissage pour soucoupes inaugurée en 1976 par pure fantaisie. Ce guide sépare soigneusement le vérifié du simplement répété : les distances réelles, le statut exact des monuments, la superficie précise de la réserve. À une quarantaine de minutes de Bordeaux, Arès reste l'une des escapades du Bassin les plus faciles à rejoindre.

Le nom d'Arès circule souvent noyé dans celui de ses voisins, entre Andernos et le Cap-Ferret. Pourtant la commune a une identité bien à elle : celle du fond du Bassin, cet angle où l'eau saumâtre, les prés salés et la pinède se rencontrent. Elle cultive un profil plus intime, plus nature, que les stations les plus courues de la lagune, et c'est justement ce qui fait sa valeur. Voici d'abord les repères essentiels, avant d'entrer dans le détail des lieux, des chiffres et des légendes.

RepèreDétail
Département / régionGironde (33) · Nouvelle-Aquitaine
StatutCommune de la rive nord du Bassin d'Arcachon (COBAN)
Population~6 482 habitants (INSEE 2023), les Arésiens
Superficie48 km²
IncontournablesPort ostréicole, réserve des prés salés d'Arès-Lège, ovniport
Depuis Bordeaux~42 km · ~40 min · dès 104 €

Situer

Où se trouve Arès ?

Sur le Bassin, pas sur l'océan

Arès occupe l'angle nord-est du Bassin d'Arcachon, tout au fond de la lagune, sur la rive nord, à l'orée de l'ancien Pays de Buch. Administrativement, la commune porte le code INSEE 33011 et le code postal 33740 ; elle relève de l'arrondissement d'Arcachon, du canton d'Andernos-les-Bains et de la communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord, la COBAN. Son territoire couvre 48,25 km² d'un seul tenant, et il est remarquablement plat : l'altitude oscille entre 0 et 37 mètres, le point haut étant la modeste butte dunaire de Saint-Nicolas. Rien d'un relief spectaculaire, donc — ici, c'est l'eau, le sable et la forêt qui composent le paysage.

Un point mérite d'être fixé une fois pour toutes : Arès est sur le Bassin, pas sur l'océan. Sa façade est lagunaire — prés salés, vasières, port ostréicole, estran qui respire au rythme des marées. La confusion vient du voisin immédiat, Le Porge, dont les plages ouvrent, elles, sur l'Atlantique. À Arès, on ne surfe pas : on déguste des huîtres et on observe les oiseaux. La commune est limitrophe de Lège-Cap-Ferret à l'ouest et au nord-ouest, du Porge et du Temple au nord, de Lanton au nord-est et d'Andernos-les-Bains au sud-est. Cette position de cul-de-sac maritime, au bout de la lagune, explique son calme : on ne passe pas par Arès, on y vient.

Roselières dorées au bord du Bassin d'Arcachon à Arès au soleil couchant, roseaux et eau calme miroitante
Les roselières bordent l'estran d'Arès, à l'angle nord-est du Bassin d'Arcachon.

À quelle distance de Bordeaux ?

Depuis Bordeaux, comptez environ 42 km et 40 minutes de route par l'A63 puis les axes qui filent vers le Bassin ; depuis le cœur de la métropole, la distance grimpe à ~47 km. C'est l'une des communes du Bassin les plus proches de Bordeaux, à peine plus loin qu'Andernos. Attention, en revanche, à un raccourci trompeur que l'on lit souvent : « le Cap-Ferret à quelques minutes ». Le bourg de Lège est effectivement tout près, à ~4 km (~6 min), mais le village du Cap-Ferret — le phare, la pointe, les cabanes ostréicoles de la presqu'île — se trouve à ~24-25 km par la route, soit ~35 minutes. Le Bassin se contourne, il ne se traverse pas : c'est la règle d'or pour calculer un trajet dans le coin.

Cette proximité fait d'Arès une escapade de dernière minute très commode depuis Bordeaux : on peut y venir pour une simple parenthèse d'après-midi, le temps d'une douzaine d'huîtres et d'une marche dans la réserve, puis rentrer dans la foulée. La desserte routière est directe et la commune se présente juste avant Andernos quand on arrive par la rive nord. C'est aussi ce qui explique son succès auprès des Bordelais en quête d'un bol d'air iodé sans y consacrer une journée entière de route.

Depuis ArèsDistanceDurée
Andernos-les-Bains~3,9 km~7 min
Lège (bourg)~4 km~6 min
Village du Cap-Ferret~24-25 km~35 min
Lacanau (bourg)~29 km~30 min
Bordeaux~42 km~40 min
Arcachon (par le contournement)~44,5 km~45 min

Démographie

Combien d'habitants à Arès ?

Une commune détachée d'Andernos en 1851

Arès compte 6 482 habitants au dernier recensement (population municipale INSEE 2023), soit une hausse d'environ 2,8 % par rapport à 2017. Pour 48,25 km², cela donne une densité modérée, de l'ordre de 134 habitants au km² : la commune reste aérée, organisée autour de son bourg, de son port et de quartiers résidentiels installés sous les pins. Comme partout sur le Bassin, la population gonfle fortement l'été, quand résidences secondaires et campings se remplissent, mais l'esprit reste celui d'une station familiale à taille humaine. Les habitants s'appellent les Arésiens et les Arésiennes.

L'origine du nom reste discutée. L'hypothèse la plus souvent avancée y voit une évolution gasconne du latin arenensis, « le sablonneux » — ce qui collerait bien à un sol de dunes et de sable ; une autre piste renvoie à un ancien îlot nommé « Arac ». Faute de certitude, mieux vaut présenter ces pistes comme des hypothèses plutôt que comme une vérité gravée dans la pierre. Le toponyme, en tout cas, dit la nature du lieu : une terre de sable au bord de l'eau.

Arès est, à l'échelle du Bassin, une commune jeune. Elle n'existe comme collectivité indépendante que depuis le 29 janvier 1851 : un décret la détache alors d'Andernos-les-Bains, dont elle formait jusque-là un quartier. Cette naissance tardive explique en partie pourquoi son patrimoine bâti est surtout du XIXe et du XXe siècle, sans château médiéval ni vieille cité fortifiée. Ce qu'Arès n'a pas en vieilles pierres, elle le gagne en paysages : c'est un territoire dont la véritable richesse se lit dans l'eau, les marais et la forêt bien plus que dans un centre historique.

DonnéeValeur
Population municipale (INSEE 2023)6 482 habitants
Évolution depuis 2017~+2,8 %
Densité~134 hab/km²
GentiléArésiens, Arésiennes
Superficie48,25 km²
Statut de communedepuis 1851 (détachée d'Andernos)

Le port

Le port ostréicole et les huîtres

La darse et les cabanes blanches

Le port ostréicole est le cœur battant d'Arès. Contrairement à d'autres ports du Bassin, il n'a rien d'ancien : il a été aménagé entre 1966 et 1975, creusé et organisé autour d'une darse — un plan d'eau rectangulaire encadré par deux rues qui se font face. De part et d'autre s'alignent environ vingt-cinq cabanes ostréicoles, la plupart peintes en blanc, où travaillent les producteurs. Au bout d'un quai, une croix des marins veille sur ceux qui prennent la mer. L'entrée de la réserve des prés salés se trouve à quelques pas, si bien que l'on passe en un instant du monde du travail ostréicole à celui de la nature protégée : c'est toute la singularité d'Arès, où l'huître et l'oiseau se partagent le même rivage.

Port ostréicole d'Arès à marée basse, rangée de cabanes de bois brut sur pilotis le long d'un chenal, vasières et reflets
Le port ostréicole d'Arès, aménagé dans les années 1960-70, aligne ses cabanes blanches autour d'une darse.

Le port n'a rien d'un décor figé : c'est un lieu de travail vivant, où les pontons se couvrent de poches d'huîtres, où les barges rentrent avec la marée, où l'odeur de vase et de sel imprègne tout. On y croise les ostréiculteurs au petit matin, on y suit le ballet des chariots et des tracteurs sur les cales. Pour le visiteur, c'est aussi l'endroit où l'on s'attable, quand certaines cabanes ouvrent leur terrasse pour la dégustation.

Déguster les huîtres du Bassin

Plusieurs cabanes du port ouvrent leur terrasse à la dégustation : on y savoure les huîtres du Bassin d'Arcachon, ouvertes à la minute, accompagnées de pain de seigle, de beurre, parfois de crevettes grises, de bulots ou de pâté, et surtout d'un verre de vin blanc sec bien frais. C'est une expérience simple et lumineuse, les pieds presque dans l'eau, qui résume à elle seule l'esprit du Bassin : produit brut, cadre naturel, convivialité sans chichi. Les huîtres du Bassin, marquées par leur environnement de vasières et d'eau saumâtre, ont un goût iodé caractéristique que les amateurs viennent chercher jusqu'ici.

Une précision pour éviter un cliché tenace : les célèbres cabanes tchanquées, ces maisonnettes sur pilotis plantées au beau milieu de l'eau, ne sont pas à Arès. Elles se dressent sur l'Île aux Oiseaux, au large de L'Herbe et de Lège-Cap-Ferret, à l'autre bout du Bassin. À Arès, les cabanes sont à terre, alignées le long de la darse. Le vrai spectacle, ici, ce sont les marées : à marée basse, l'estran se découvre longuement autour du port et met les pieux ostréicoles à nu ; à marée haute, l'eau revient lécher les quais et referme le paysage sur une lagune argentée.

L'ostréiculture n'est pas qu'un décor à Arès : elle fait vivre la commune et structure son calendrier. Les animations du port ponctuent la belle saison, et la dégustation reste possible une bonne partie de l'année, l'huître se savourant volontiers hors des seuls mois d'été. Prendre le temps de discuter avec un producteur, de comprendre le travail des parcs et le cycle d'affinage, ajoute une saveur supplémentaire à la dégustation. C'est cette authenticité, à l'écart des circuits trop touristiques, que l'on vient chercher au port d'Arès.


La réserve

La réserve des prés salés d'Arès et de Lège

Une réserve à cheval sur deux communes

La réserve des prés salés d'Arès et de Lège-Cap-Ferret est une réserve naturelle nationale créée le 7 septembre 1983, à cheval sur les deux communes. La fiche officielle INPN FR3600065 indique une surface officielle de 495 hectares (consultée le 24 juillet 2026).

Réserve des prés salés près d'Arès, chenaux et lagunes réfléchissants entre digues herbeuses et roselières
La réserve des prés salés d'Arès-Lège enchaîne vasières, prés salés, dune boisée et forêt.

La réserve est gérée par l'Office français de la biodiversité (OFB) ; le Conservatoire du littoral est propriétaire d'environ 85 % du foncier. Son classement, au début des années 1980, répondait directement à la pression immobilière qui menaçait alors ces marais : sans protection, une bonne partie de ces milieux aurait probablement disparu sous les lotissements. On y lit aujourd'hui une mosaïque « de la mer à la forêt » : vasières, prés salés, dune boisée, forêt et ripisylve le long du canal des Étangs. Des réservoirs à poissons, endigués au XIXe siècle, quadrillent encore le paysage et racontent l'ancienne aquaculture du Bassin. Environ 9 km de sentiers permettent de la parcourir ; l'accès est libre mais réglementé, pour préserver la quiétude des lieux et la reproduction des oiseaux.

Se promener dans la réserve, c'est traverser en quelques centaines de mètres une succession de mondes : on quitte la vasière battue par les marées pour longer des prés salés tapissés de plantes basses, on franchit une digue herbeuse, on entre sous les pins d'une dune boisée. Chaque saison y offre un visage différent — l'or des roselières en automne, l'effervescence migratoire au printemps, les grands vols d'hivernants sur les vasières l'hiver. C'est un lieu d'observation autant qu'un lieu de promenade.

La faune et la flore

La richesse biologique de la réserve est remarquable. On y a recensé plus de 170 espèces d'oiseaux : bernaches cravants qui hivernent par milliers, courlis, limicoles en escale migratoire, hérons et aigrettes le long des chenaux, mais aussi des nicheurs plus discrets comme la gorgebleue à miroir ou le martin-pêcheur. Côté mammifères et reptiles, la loutre d'Europe et la cistude d'Europe — cette petite tortue d'eau douce — deux espèces emblématiques et protégées, fréquentent les chenaux, les roselières et les anciens réservoirs. Autant dire que l'endroit fait le bonheur des ornithologues, jumelles au cou, en toute saison.

La flore n'est pas en reste, avec plus de 250 espèces répertoriées, dont sept bénéficient d'une protection régionale. Les prés salés abritent une végétation très particulière, adaptée au sel et aux submersions régulières par les marées : salicornes qui rougissent à l'automne, obiones argentées, statices aux fleurs mauves. C'est cette combinaison rare de milieux — eau salée, eau douce, sable et bois réunis sur quelques centaines d'hectares — qui fait de la réserve un observatoire naturaliste de premier plan, à deux pas seulement du port et de ses cabanes.


Patrimoine

L'église, la tour et l'aérium

L'église Saint-Vincent-de-Paul et la tour

L'église paroissiale d'Arès est dédiée à saint Vincent-de-Paul. De style néo-roman, elle a été bâtie entre 1868 et 1878, année de sa consécration, en pierre dure de Saint-Savinien venue de Charente-Maritime — un calcaire clair qui donne au bâtiment sa luminosité. Ses vitraux, plus récents, sont l'œuvre de l'artiste Raymond Mirande et datent de 1978. Un point d'exactitude s'impose : l'édifice est recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel, ce qui n'est pas la même chose qu'un classement ou une inscription au titre des Monuments historiques. Autrement dit, l'église est documentée et étudiée, mais elle ne porte pas le label « Monument historique » — une nuance souvent gommée dans les descriptions touristiques.

Église néo-romane Saint-Vincent-de-Paul d'Arès en pierre claire, clocher et portail en plein cintre parmi les arbres
L'église Saint-Vincent-de-Paul, néo-romane, fut bâtie entre 1868 et 1878.

Autre curiosité, la tour d'Arès intrigue les visiteurs qui la prennent volontiers pour un vestige défensif. Il n'en est rien : c'est un ancien moulin à vent, construit vers 1840 et désaffecté en 1882. On l'a ensuite habillé de créneaux pour lui donner l'allure d'une fausse tour médiévale — un trompe-l'œil patrimonial qui, aujourd'hui, abrite prosaïquement un transformateur électrique. Ni ouvrage militaire, ni monument historique : un moulin déguisé, et c'est justement cette petite supercherie qui fait tout son charme. La connaître change le regard que l'on porte sur elle.

L'ancien aérium, seul monument historique d'Arès

Le seul véritable Monument historique de la commune n'est ni l'église ni la tour : c'est l'ancien aérium. Ce sanatorium hélio-marin, destiné à soigner la tuberculose infantile par l'air marin et le soleil, fut fondé grâce à la fondation Wallerstein et conçu par les architectes Duval et Gonse. Il a ouvert ses portes le 15 mars 1913. Laissé à l'abandon depuis 1981, il a été inscrit au titre des Monuments historiques le 4 mai 2000 (référence POP PA33000023). C'est un témoin rare de l'architecture sanitaire du début du XXe siècle, quand le littoral et son climat étaient prescrits comme un remède à part entière — une page d'histoire médicale et sociale inscrite dans la pierre, au bord du Bassin.

On rattache aussi à l'histoire du bord de l'eau la jetée, ou chaussée maritime, dont l'aménagement remonte à 1863 — une date à manier avec prudence selon les sources. Enfin, méfiez-vous de deux éléments que l'on prête parfois à Arès à tort : il n'y a ici ni obélisque ni sémaphore documentés. Le sémaphore Saint-Nicolas que l'on cite parfois se trouve en réalité au Verdon-sur-Mer, à la pointe du Médoc ; ce n'est qu'un homonyme du lieu-dit arésien de Saint-Nicolas. Autant de petites vérifications qui évitent de recopier des erreurs de guide en guide.


Histoire

Arès au fil du temps

Le Turbot, premier chalutier à vapeur ?

L'histoire moderne d'Arès tient en grande partie à sa naissance récente — commune détachée d'Andernos en 1851 — et à une figure singulière du XIXe siècle. Selon la tradition locale, bien ancrée dans la mémoire arésienne, Louis David Allègre (1786-1846), propriétaire du domaine d'Arès et ancien officier de marine, aurait armé en 1837 un navire baptisé « Le Turbot », que l'on présente comme le premier chalutier à vapeur du monde, conçu pour affronter les passes du Bassin. La formule est belle ; elle mérite le conditionnel, faute de preuve incontestable, mais elle dit quelque chose de vrai sur l'homme et sur son époque d'audace industrielle.

Car Allègre fut, selon les récits, un véritable entrepreneur avant l'heure et un précurseur de la pêche industrielle. On lui attribue l'aménagement de réservoirs à poissons, d'une scierie hydraulique sur le ruisseau du Cirès, d'une tuilerie et même d'une usine de résine — toute une petite industrie greffée sur les ressources du Bassin et de la forêt. Ces initiatives ont laissé une empreinte durable dans le paysage : les anciens réservoirs à poissons, endigués au XIXe siècle, quadrillent encore aujourd'hui la réserve des prés salés, où l'œil averti reconnaît leurs digues rectilignes et leurs écluses. L'histoire d'Arès, en somme, est celle d'un territoire façonné par l'eau et par quelques visionnaires.

Cette histoire industrielle a peu à peu cédé la place à l'ostréiculture, puis au tourisme balnéaire. Au début du XXe siècle, l'aérium accueille des enfants malades venus se soigner au grand air ; plus tard, le port se structure autour de sa darse, et la forêt de pins — héritée des grandes plantations landaises du Second Empire, destinées à fixer les dunes et assainir les marais — se stabilise. Arès devient alors une station familiale du Bassin, à l'écart de l'agitation d'Arcachon, appréciée pour son calme et sa nature préservée. C'est cet équilibre entre travail de la mer, protection des marais et villégiature discrète qui définit encore aujourd'hui la commune.

On mesure, en parcourant Arès, combien cette histoire courte a laissé des traces variées : le tracé des anciens réservoirs dans la réserve, la fausse tour née d'un moulin, l'aérium tombé en désuétude, le port creusé dans les années 1960. Chaque strate raconte une manière d'habiter le fond du Bassin — pêche, industrie, soin, ostréiculture, tourisme. Loin d'un patrimoine monumental, Arès offre un patrimoine du quotidien et du paysage, plus discret mais tout aussi parlant pour qui prend le temps de le lire et de croiser les sources plutôt que de recopier les légendes.


L'estran

L'estran, les marées et les plages

Marées, baignade et plages

Au fond du Bassin, tout est affaire de marée. Deux fois par jour, l'eau se retire et découvre l'estran : de vastes bancs de sable et de vase, striés de chenaux, où s'affairent les oiseaux et où l'on voit les pieux ostréicoles émerger comme une forêt fossile. Puis la mer revient, et le paysage se referme sur une lagune argentée. Ce battement change tout pour le visiteur : à marée basse, on marche, on observe, on ramasse coquillages et souvenirs ; la baignade, elle, se pratique surtout à marée haute, quand l'eau atteint franchement les plages. Consulter l'horaire des marées avant de partir n'a rien d'un détail — c'est la clé d'une bonne journée à Arès.

Estran du Bassin d'Arcachon à marée basse à Arès, bancs de sable et chenaux miroitant, pieux ostréicoles
À marée basse, l'estran se découvre largement ; on se baigne surtout à marée haute.

Arès n'a pas les longues plages océanes de ses voisins landais, mais elle possède de jolis coins de sable fin au bord du Bassin. La Conche de Saint-Brice, abritée et bordée de pins, est l'une des plages familiales de la commune ; le secteur du Triangle des Pereire, ombragé lui aussi, se prête au pique-nique et à la sieste à l'ombre des arbres. L'eau du Bassin y est plus calme, plus chaude et plus sûre que celle de l'océan — un atout précieux pour les familles avec de jeunes enfants. On y vient autant pour barboter que pour profiter du panorama sur la lagune, avec la presqu'île du Cap-Ferret qui ferme l'horizon au loin.

Le rythme des marées invite aussi à ralentir. Beaucoup de visiteurs calent leur programme sur le coefficient du jour : marée montante pour la baignade et les activités nautiques, marée descendante pour la pêche à pied et l'observation des limicoles qui suivent le retrait de l'eau. Le long du rivage, la promenade permet d'enchaîner les points de vue sur la lagune, entre pontons ostréicoles, roselières et bancs de sable. C'est une côte à hauteur d'homme, sans grande houle ni marnage océanique, où l'on se sent vite en vacances.


La forêt

La forêt et le canal des Étangs

Du Bassin à la forêt de pins

Arès est souvent décrite comme « la commune la plus au fond du Bassin », dans l'angle nord-est de la lagune. Cette position en fait un point de bascule géographique : c'est ici que le monde de l'eau salée, des huîtres et des prés salés rencontre l'immense forêt de pins maritimes qui court vers le Médoc et les Landes. En quelques centaines de mètres, on passe des vasières aux fûts élancés, du cri des courlis au silence tapissé d'aiguilles. Peu de lieux offrent une transition aussi nette entre deux paysages aussi emblématiques du Sud-Ouest, et c'est cette dualité qui donne à Arès son atmosphère si particulière.

Forêt de pins maritimes près d'Arès dans une lumière chaude, troncs élancés, tapis de fougères et sentier sablonneux
La forêt de pins prolonge la réserve, du Bassin jusqu'à l'arrière-pays médocain.

Cette pinède n'est pas une forêt sauvage : c'est le prolongement de la grande forêt landaise plantée au XIXe siècle pour fixer les dunes et assainir les marais insalubres. À Arès, elle sert d'écrin aux quartiers résidentiels, aux campings et aux pistes cyclables, et elle offre une ombre bienvenue les jours de forte chaleur. Elle relie aussi la commune à son arrière-pays médocain, invitant à prolonger la balade bien au-delà des rives du Bassin, à pied ou à vélo, sur des chemins de sable tapissés de fougères.

Le canal des Étangs

À l'est, la réserve est bordée par le canal des Étangs, également connu comme canal du Porge ou canal des étangs médocains. Cet ouvrage relie la chaîne des lacs et étangs du Médoc — Lacanau, Carcans-Hourtin — au Bassin d'Arcachon, drainant les eaux douces de l'arrière-pays jusqu'à la lagune. Le long de ses berges pousse une ripisylve, cette forêt de bord d'eau, qui contraste avec les prés salés voisins et enrichit encore la mosaïque de milieux. Le canal marque, en quelque sorte, la frontière entre le domaine des marées et celui des eaux douces continentales ; c'est lui qui vient parachever, à l'est, la grande diversité écologique de la réserve d'Arès et de Lège.

Cette imbrication entre eau, sable et forêt fait d'Arès un terrain de jeu idéal pour les activités de plein air douces : marche, vélo, observation de la nature. Les pistes cyclables sécurisées, très nombreuses sur le Bassin, permettent de relier facilement le port, les plages et les communes voisines à l'abri des voitures. On comprend pourquoi tant de familles choisissent Arès pour des vacances tranquilles, où l'on peut presque tout faire à pied ou à vélo, sans jamais s'éloigner longtemps ni de l'eau ni des pins.


Que faire

Que faire à Arès ?

À Arès, on prend le temps. La journée type mêle les plaisirs de la table et ceux de la nature, sans jamais courir. On commence souvent par le port ostréicole, où l'on déguste une douzaine d'huîtres du Bassin en terrasse, un verre de blanc à la main, face à la darse et aux cabanes blanches. On enchaîne par la réserve des prés salés d'Arès et de Lège, dont les quelque 9 km de sentiers se prêtent à la marche et à l'observation des oiseaux, jumelles au cou. L'après-midi, on file vers une plage du Bassin, la Conche de Saint-Brice ou le Triangle des Pereire, pour une baignade à marée haute ou une sieste sous les pins. Les cyclistes, eux, ne manquent pas la Vélodyssée. Et pour finir sur un sourire, on va saluer l'ovniport, cette piste d'atterrissage pour soucoupes volantes qui fait la fierté amusée des Arésiens.

  • Déguster les huîtres au port — une douzaine ouverte à la minute dans une cabane, accompagnée d'un verre de vin blanc, face à la darse et aux pontons.
  • Parcourir la réserve des prés salés — ~9 km de sentiers, observation des oiseaux et, en saison, visites guidées proposées par l'office de tourisme.
  • Se baigner à marée haute — à la Conche de Saint-Brice ou dans le secteur du Triangle des Pereire, plages de sable fin abritées et ombragées.
  • Flâner au marché — chaque mardi matin toute l'année, autour de la place Weiss et du champ de foire, de ~8 h à ~13 h. Horaires à confirmer avant le déplacement sur le site de la Ville d'Arès.
  • Pédaler sur la Vélodyssée — l'EuroVelo 1 traverse Arès, la boucle du Tour du Bassin d'Arcachon à vélo (~79 km) passe par la commune, et une ancienne voie ferrée relie Arès à Arcachon.
  • Aller voir l'ovniport — la première piste d'atterrissage officielle pour OVNIs de France, inaugurée le 15 août 1976 près de la jetée, esplanade Georges-Dartiguelongue ; un clin d'œil, pas un équipement scientifique.
  • Observer les marées — au port et sur l'estran, le paysage change du tout au tout entre basse et haute mer ; un spectacle gratuit et permanent.
ActivitéOù / quandBon à savoir
Dégustation d'huîtresCabanes du port ostréicoleAvec un verre de blanc, face à la darse
Réserve des prés salésEntrée à proximité du port~9 km de sentiers, accès libre mais réglementé
Plages du BassinSaint-Brice, Triangle des PereireBaignade surtout à marée haute
MarchéPlace Weiss / champ de foireMardi matin toute l'année, ~8 h-13 h. Horaires à confirmer avant le déplacement sur le site de la Ville d'Arès.
VéloVélodyssée (EuroVelo 1)Boucle du Bassin ~79 km, voie vers Arcachon
OvniportEsplanade Georges-DartiguelongueInauguré le 15 août 1976, insolite

Autour

Autour d'Arès

À quelle distance des voisins ?

Arès est un excellent camp de base pour rayonner sur la rive nord du Bassin. Le voisin le plus proche est Andernos-les-Bains, à ~3,9 km : on y retrouve la plus longue jetée du Bassin et l'église Saint-Éloi. À l'ouest, Lège-Cap-Ferret commence tout près — le bourg de Lège n'est qu'à ~4 km — mais gardez en tête que la pointe et le village du Cap-Ferret, phare compris, restent à ~24-25 km par la route qui longe la presqu'île. Vers le nord, Lacanau et son océan sont à ~29 km, entre plage et lac. Enfin Arcachon, sur la rive sud, se rejoint en ~44,5 km par le contournement du Bassin, puisqu'on ne traverse pas la lagune. Depuis Arès, on peut ainsi enchaîner en une journée le fond du Bassin, la presqu'île et l'océan.

Chacune de ces destinations a sa personnalité. Pour prolonger l'escapade, on peut lire nos guides voisins : Andernos-les-Bains pour la jetée et les huîtres, Lanton pour Cassy, Taussat et la réserve ornithologique de Certes, ou le Cap-Ferret pour le phare et la presqu'île.

Cette situation centrale sur la rive nord permet de composer des itinéraires à la carte. On peut, par exemple, consacrer la matinée aux huîtres et à la réserve d'Arès, puis rejoindre Andernos pour sa jetée avant de pousser jusqu'au Cap-Ferret pour le coucher de soleil. Les distances restant modestes, l'essentiel est de tenir compte du contournement du Bassin et des affluences estivales, qui allongent parfois sensiblement les temps de trajet entre juillet et août.

DestinationDistance depuis ArèsÀ voir
Andernos-les-Bains~3,9 kmLa jetée, l'église Saint-Éloi
Lège (bourg)~4 kmLa porte de la presqu'île
Village du Cap-Ferret~24-25 kmLe phare, la pointe, les villages ostréicoles
Lacanau~29 kmL'océan et le lac
Arcachon~44,5 kmLa ville d'hiver, la dune du Pilat à proximité

Accès

Rejoindre Arès depuis Bordeaux

Combien coûte le trajet ?

Rejoindre Arès depuis Bordeaux est simple : le trajet direct fait environ 42 km et se parcourt en une quarantaine de minutes, ce qui en fait l'une des escapades du Bassin les plus rapides d'accès. En journée, un transfert privé porte-à-porte démarre dès 116 € pour une berline (1 à 3 passagers), à prix fixe confirmé par écrit à la réservation — sans compteur ni surprise. Un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés ; au-delà de quatre voyageurs, un van prend le relais sur devis. Le tarif dépend surtout de l'adresse de départ — centre-ville, aéroport ou périphérie — et de l'horaire retenu.

TrajetDistance / duréeTarif
Bordeaux → Arès~42 km · ~40 mindès 104 €
Aéroport de Bordeaux-Mérignac → Arès~40 km · ~40 minsur devis
Gare de Bordeaux-Saint-Jean → Arès~47 km · ~45 minsur devis
Journée huîtres + réserve (aller-retour)à la cartesur devis
Arès + Andernos ou Cap-Ferret combinésà la cartesur devis

Pourquoi un chauffeur privé ?

Une journée à Arès marie la dégustation d'huîtres et la nature : autant en profiter sans avoir à conduire ni à chercher une place de parking au port en pleine saison. Un chauffeur privé vous dépose directement au bord de la darse ou à l'entrée de la réserve, vous attend ou revient vous chercher à l'heure convenue, et vous ramène à Bordeaux en toute sérénité — le verre de blanc en terrasse n'étant alors plus incompatible avec le retour. C'est aussi la formule idéale pour combiner Arès avec Andernos ou la presqu'île du Cap-Ferret en une seule journée, sans se soucier des horaires ni des correspondances.

Concrètement, le trajet se prépare en quelques minutes : on indique l'adresse de départ à Bordeaux, l'heure souhaitée et le nombre de passagers, et le devis est confirmé par écrit avant le jour J. Prévoir le retour à l'avance évite de se retrouver sans solution en fin de journée, quand les cabanes ferment et que les transports en commun se raréfient au fond du Bassin. Cette organisation en amont, c'est aussi la garantie de profiter d'Arès sans regarder sa montre, du premier plateau d'huîtres à la dernière lumière sur la lagune.


FAQ

Questions fréquentes

Où se trouve Arès ?

Arès est en Gironde (33), en Nouvelle-Aquitaine, tout au fond nord-est du Bassin d'Arcachon, sur la rive nord. La commune relève de l'arrondissement d'Arcachon, du canton d'Andernos-les-Bains et de la communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord (COBAN). Elle est limitrophe de Lège-Cap-Ferret, du Porge, du Temple, de Lanton et d'Andernos-les-Bains. Depuis Bordeaux, il faut compter environ 42 km et 40 minutes de route pour la rejoindre.

Arès est-il sur l'océan ou sur le Bassin ?

Arès est sur le Bassin d'Arcachon, pas sur l'océan. Sa façade est entièrement lagunaire : port ostréicole, prés salés, vasières et estran rythmé par les marées. La confusion vient du voisin immédiat, Le Porge, dont les plages ouvrent, elles, sur l'Atlantique. À Arès, on ne surfe pas : on déguste des huîtres, on observe les oiseaux de la réserve et on se baigne dans une eau calme, à marée haute. C'est une destination nature et gastronomie, pas une station de surf.

Combien y a-t-il d'habitants à Arès ?

Arès compte 6 482 habitants selon la population municipale de l'INSEE (millésime 2023), soit une hausse d'environ 2,8 % par rapport à 2017. Pour une superficie de 48,25 km², cela donne une densité modérée de l'ordre de 134 habitants au km². Les habitants s'appellent les Arésiens et les Arésiennes. Comme sur tout le Bassin, la population augmente fortement l'été avec l'afflux des vacanciers, mais la commune conserve un caractère familial et aéré le reste de l'année.

Qu'est-ce que la réserve des prés salés d'Arès et de Lège ?

C'est une réserve naturelle nationale créée par décret le 7 septembre 1983, à cheval sur deux communes : Arès et Lège-Cap-Ferret. Elle protège une mosaïque de milieux « de la mer à la forêt » — vasières, prés salés, dune boisée, forêt et ripisylve le long du canal des Étangs. Gérée par l'Office français de la biodiversité, elle est parcourue par environ 9 km de sentiers en accès libre mais réglementé. C'est l'un des grands sites naturels du fond du Bassin, riche en oiseaux.

Quelle est la superficie de la réserve des prés salés ?

La réserve s'étend sur environ 496 hectares, 495,93 ha (source : INPN, réserve FR3600065) — et non 330, chiffre parfois cité par erreur. Sur cet ensemble, environ 200 hectares sont des prés salés proprement dits. Il faut aussi retenir qu'elle n'est pas seulement arésienne : elle est à cheval sur Arès et Lège-Cap-Ferret, d'où son nom complet de « réserve des prés salés d'Arès et de Lège-Cap-Ferret ». Elle couvre des vasières, des prés salés, une dune boisée et des milieux forestiers sur Arès et Lège-Cap-Ferret.

L'église d'Arès est-elle un monument historique ?

Non. L'église Saint-Vincent-de-Paul, de style néo-roman, bâtie entre 1868 et 1878 en pierre de Saint-Savinien, est recensée à l'Inventaire général du patrimoine culturel — ce qui signifie qu'elle est documentée et étudiée, mais pas classée ni inscrite au titre des Monuments historiques. Le seul véritable Monument historique d'Arès est en réalité l'ancien aérium, un sanatorium hélio-marin inscrit le 4 mai 2000. La distinction entre « Inventaire » et « Monument historique » est importante et souvent confondue.

La tour d'Arès est-elle un ancien château ?

Non, c'est une fausse tour. À l'origine, il s'agit d'un ancien moulin à vent construit vers 1840 et désaffecté en 1882. On l'a ensuite habillé de créneaux pour lui donner l'allure d'une tour médiévale, mais ce n'est ni un ouvrage militaire ni un monument historique : le bâtiment abrite aujourd'hui un simple transformateur électrique. C'est donc un moulin déguisé, un trompe-l'œil patrimonial, et non le vestige d'un château fort. Le savoir rend la promenade en ville d'autant plus savoureuse.

Peut-on voir les cabanes tchanquées à Arès ?

Non. Les célèbres cabanes tchanquées, ces maisons sur pilotis plantées au milieu de l'eau, ne se trouvent pas à Arès mais sur l'Île aux Oiseaux, au large de L'Herbe et de Lège-Cap-Ferret, à l'autre extrémité du Bassin. À Arès, les cabanes sont à terre : ce sont les cabanes ostréicoles blanches alignées le long de la darse du port. Le spectacle emblématique d'Arès, ce n'est pas la cabane tchanquée, mais le port, les prés salés et le grand estran qui se découvre à marée basse.

Qu'est-ce que l'ovniport d'Arès ?

L'ovniport est une curiosité insolite : la première piste d'atterrissage officielle pour OVNIs de France, inaugurée le 15 août 1976, près de la jetée, sur l'esplanade Georges-Dartiguelongue. Il s'agit évidemment d'un clin d'œil, d'une attraction touristique et non d'un équipement scientifique. Ce panneau et cette « piste » font partie du folklore local et amusent petits et grands. C'est une étape sympathique pour terminer une visite d'Arès sur une note légère, à quelques pas du bord de l'eau.

Quand a lieu le marché d'Arès ?

Le marché d'Arès se tient chaque mardi matin, toute l'année, autour de la place Weiss et du champ de foire, environ de 8 h à 13 h. On y trouve les produits du Bassin et du terroir : huîtres, poissons, fruits et légumes de saison, spécialités locales. C'est un rendez-vous convivial qui donne le pouls de la commune. En été, l'offre de marchés et d'animations s'étoffe, mais le marché du mardi matin reste le grand rendez-vous hebdomadaire des Arésiens comme des visiteurs. Horaires à confirmer avant le déplacement sur le site de la Ville d'Arès.

Le Cap-Ferret est-il vraiment à quelques minutes d'Arès ?

Il faut nuancer. Le bourg de Lège, qui marque l'entrée de la commune de Lège-Cap-Ferret, est bien tout proche d'Arès, à environ 4 km (6 minutes). Mais le village du Cap-Ferret lui-même — celui du phare, de la pointe et des cabanes ostréicoles — se situe à ~24-25 km par la route, soit environ 35 minutes, car il faut longer toute la presqu'île. Le Bassin se contourne et ne se traverse pas : c'est pourquoi ce trajet est plus long qu'on ne le croit en regardant une carte.

Combien coûte un trajet Bordeaux → Arès en chauffeur privé ?

Un transfert privé Bordeaux → Arès démarre dès 116 € en journée, pour une berline de 1 à 3 passagers, à prix fixe confirmé par écrit à la réservation, sans compteur. Le trajet fait environ 42 km et 40 minutes. Un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés ; au-delà de quatre voyageurs, un van prend le relais sur devis. Les départs depuis l'aéroport de Bordeaux-Mérignac ou une journée « huîtres et réserve » aller-retour se chiffrent également sur devis, selon l'adresse et l'horaire.

Que faire à Arès en une journée ?

Une belle journée à Arès commence au port ostréicole, pour déguster une douzaine d'huîtres du Bassin en terrasse, un verre de blanc à la main. On enchaîne par la réserve des prés salés et ses ~9 km de sentiers, idéale pour observer les oiseaux. L'après-midi, cap sur une plage du Bassin — la Conche de Saint-Brice ou le Triangle des Pereire — pour une baignade à marée haute. On peut aussi flâner au marché du mardi matin, pédaler sur la Vélodyssée et saluer l'insolite ovniport avant de rentrer.

Aller plus loin

Pour aller plus loin

Sources

Sources et références

Article mis à jour le 18 juillet 2026.

Réservation 24h/24

En route pour le fond du Bassin

Transfert direct depuis Bordeaux (~40 min) vers le port ostréicole d'Arès et la réserve des prés salés. Devis fixe par écrit, sans engagement.

Rive nord du Bassin d'Arcachon à Arès au soleil couchant, eau calme argentée, pieux ostréicoles et rivage boisé de pins
Réserver sur WhatsApp