Capbreton, la ville aux cent capitaines

Un canyon sous-marin à 300 mètres de la plage, une estacade impériale et le seul port des Landes : Capbreton, sa vente au quai héritée de Colbert, son phare de bois et de pierre et ses huit plages — à 1 h 58 de Bordeaux selon le trajet de référence.

5,0 · 40 avis Google 167 km · 1 h 58 de Bordeaux31 min de lecture
Repères

Capbreton en un coup d'œil

Capbreton est le seul port du département des Landes, à environ 167 km au sud de Bordeaux — une ville de 9 184 habitants posée au bord d'un phénomène géologique unique : le gouf, un canyon sous-marin qui s'amorce à 300 mètres du rivage et plonge vers 3 500 à 4 000 mètres de fond. Son estacade de chêne, voulue par Napoléon III en 1858, son marché aux poissons sans criée — un privilège hérité de Colbert — et son passé de « ville aux cent capitaines » en font l'escale la plus singulière de la côte sud. Ce guide sépare le vérifié du répété : l'Adour n'a pas quitté Capbreton « en 1578 » mais dès 1390, l'estacade actuelle ne date pas de 1858, et le Santocha est le berceau du surf capbretonnais — pas français. Nous terminons par la façon la plus simple d'y venir : un transfert privé de porte à porte.

Voici les repères essentiels avant de partir. Les distances sont recalculées porte-à-porte depuis Bordeaux ; le tarif indiqué correspond à une réservation de chauffeur privé, à prix fixe communiqué à l'avance, sans surprise au compteur. Les données sont vérifiées d'après Wikipédia, la base Mérimée, l'INSEE, la mairie, le port de Capbreton et la communauté de communes MACS ; les horaires et dates d'événements, variables, sont à confirmer sur place.

RepèreDétail
VilleCapbreton (Landes), 9 184 Capbretonnais (2023)
Situationcôte sud des Landes, face à Hossegor, à 23 km de Bayonne
Singularitésle seul port des Landes · le gouf (canyon sous-marin) · l'estacade
À voirl'estacade et son phare, la vente au quai, le Santocha, l'église Saint-Nicolas
Distance depuis Bordeaux167 km · 1 h 58 hors trafic (A63)

Situation

Où se situe Capbreton ?

La côte sud des Landes depuis une haute dune sauvage, plage déserte et houle de l'Atlantique, pinède à perte de vue
La côte sauvage de Capbreton, entre dune, houle et pinède. (Illustration.)

Capbreton se situe sur la côte sud des Landes, face à Soorts-Hossegor — les deux villes ne sont séparées que par le canal du Boudigau —, à 23 km au nord de Bayonne et à environ 167 km de Bordeaux. Avec 9 184 habitants Source : INSEE, commune 40065 (les Capbretonnais, +4,7 % depuis 2017), c'est la ville la plus peuplée de ce chapelet balnéaire du sud landais. Elle relève de l'arrondissement de Dax, du canton du Pays tyrossais et de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) — qui gère d'ailleurs son port et son estacade. Sa géographie est un cas d'école : la ville vit autour de son port, le seul du département, creusé à la confluence du Boudigau et du Bourret, et devant un abîme invisible — le gouf, ce canyon sous-marin qui commence pratiquement au bout de l'estacade. À 1 h 58 de Bordeaux selon la référence bakée, Capbreton offre un quai de pêcheurs, une jetée historique et huit plages de sable.

Face à Hossegor, aux portes du Pays basque

La ville jumelle, Hossegor, est à moins de 5 km — on passe de l'une à l'autre en franchissant le Boudigau, et les deux stations partagent le même écrin de pins et la même houle : le célèbre spot de la Nord, côté Hossegor, doit sa vague de gros temps au gouf de Capbreton, voir notre guide de Hossegor . Au sud, Labenne (6 km) offre la gare TER la plus proche et la réserve du marais d'Orx ; puis viennent Bayonne (23 km, ~21 minutes) et tout le Pays basque — Biarritz est à une demi-heure. Au nord, Vieux-Boucau, Moliets et le courant d'Huchet complètent la côte. Capbreton est ainsi une base d'exploration idéale : on loge au bord d'un port vivant, et l'on rayonne vers les vagues, les marais, les arènes et les tables basques. La ville n'ayant plus de gare, le transfert privé de porte à porte depuis Bordeaux est l'accès le plus simple — 1 h 58 hors trafic par l'A63, bagages et planches compris.


Le gouf

Le gouf, un canyon sous-marin au bout de la plage

L'océan au large de Capbreton, eaux indigo profondes du gouf et houle lisse se réfractant vers la plage
Au-dessus du gouf, la houle reste lisse : l'abîme commence à 300 m du rivage. (Illustration.)

Le gouf de Capbreton est un canyon sous-marin d'environ 300 km de long dont la tête s'amorce à 300 mètres du rivage.[4] Il rejoint ensuite la plaine abyssale au large du golfe de Gascogne. Cet abîme proche de la côte contribue à la singularité du port et des vagues locales.

À 300 mètres du rivage, 50 mètres de fond

Les chiffres, vérifiés auprès de la mairie et de l'Ifremer, donnent le vertige : à 300 mètres de la plage, là où finissent les bancs de sable, le fond tombe déjà à 50 mètres ; à 1 500 mètres, il en est à 100 ; le canyon court ensuite sur environ 300 km de méandres sous le golfe de Gascogne, pour déboucher vers 3 500 à 4 000 mètres dans la plaine abyssale — c'est l'un des très rares canyons sous-marins au monde à démarrer aussi près d'une plage. Le mot « gouf » est attesté dès 1491, dans un rapport rédigé sous Charles VIII, et le canyon est cartographié dès 1815 ; mais il a fallu attendre les huit campagnes de l'Ifremer (1993-2004, navires Thalia et Suroît) pour disposer, en 2007 seulement, des premières cartes 3D complètes. En 1875, le marquis Léopold de Folin y sondait déjà une faune abyssale inconnue — dont un invertébré jamais observé ailleurs, baptisé Bathysiphon capbretonensis.

Ce que l'abîme change en surface

Le gouf n'est pas qu'une curiosité de carte marine : il gouverne la côte. Par gros temps, la mer au-dessus du canyon reste en houle simple, sans déferler — les marins y trouvaient un mouillage-refuge, un abri littéralement creusé dans l'océan, qui a maintenu la passe navigable après le départ de l'Adour. Il concentre la houle vers les bancs de sable voisins : c'est lui qui fabrique « la Nord », la vague de gros temps mythique d'Hossegor. Il rapproche du bord des espèces de profondeur — thons, céphalopodes, poissons-lunes, et les cétacés plongeurs que des sorties en mer de deux heures permettent d'observer (quatre espèces de dauphins et globicéphales fréquentent régulièrement la zone). Il est enfin si instable, éboulements permanents obligent, qu'on ne peut y poser aucun câble sous-marin. À la MOP, la Maison de l'Oralité et du Patrimoine installée dans une demeure du XVIe siècle, on « descend » virtuellement dans le gouf avec des lunettes 3D — la meilleure façon de le voir sans se mouiller.


Le port

Le seul port des Landes et sa vente au quai

Le petit port d'une ville landaise à l'heure dorée, voiliers amarrés et maisons basses à colombages sur le quai
Le port de Capbreton, seul port de plaisance à ouverture océanique des Landes. (Illustration.)

Capbreton est le seul port de plaisance à ouverture océanique du département des Landes : environ 950 places à flot et 19 unités de pêche artisanale.[5] Les pêcheurs vendent leur poisson directement au quai, sans criée. Le port reste un cœur vivant de la ville toute l’année.

950 anneaux, cinq bassins, 19 bateaux de pêche

Entre Arcachon et Anglet, la côte ne compte qu'une seule ouverture portuaire : ici. Le port de Capbreton aligne environ 950 anneaux (bateaux jusqu'à plus de 20 mètres) répartis en cinq bassins — Bonamour, Bourret, Corsaires, Pêcherie et Pompidou —, gérés par la communauté de communes MACS. La pêche y est toujours active : 19 unités artisanales, fileyeurs, caseyeurs et ligneurs, travaillent les eaux du gouf, dont la richesse en espèces de profondeur fait des étals du quai un inventaire inhabituel. Le port doit son existence à la confluence du Boudigau — un fleuve côtier de 24,5 km relié au lac d'Hossegor — et du Bourret, et sa passe navigable au gouf lui-même : sans le canyon qui casse la houle et limite l'ensablement, l'histoire maritime de Capbreton se serait arrêtée avec le départ de l'Adour. Un chiffre résume l'ADN maritime de la ville : près d'un anneau pour dix habitants — un ratio qu'aucune autre commune de la côte aquitaine n'approche, et qui se lit dans le paysage urbain, où les mâts dépassent les toits.

La vente directe au quai, un privilège de Colbert

La scène se joue chaque matin au quai de la Capitainerie (quai Georges-Pompidou) : les pêcheurs débarquent et vendent leur poisson en direct, chacun à sa table, au prix qu'il fixe lui-même. Il n'y a pas de criée à Capbreton — et c'est précisément sa singularité : cette dérogation remonte à un décret de Colbert, ministre de Louis XIV, et fait du quai capbretonnais l'unique vente directe de la côte atlantique entre Arcachon et Saint-Jean-de-Luz. Merlu du gouf, sole, seiche, langoustine selon l'arrivage : le poisson pêché la nuit est vendu le matin même (en pratique tous les jours, 9 h-12 h et 15 h-18 h selon arrivage). Pour le visiteur, c'est à la fois un marché, un spectacle et une leçon de choses — l'un des derniers endroits de la côte où « acheter son poisson au bateau » se prend au pied de la lettre. L'Écomusée de la pêche et de la mer, à la Maison du Port, complète la visite avec ses aquariums alimentés par les pêcheurs eux-mêmes.


L'estacade

L'estacade, voulue par Napoléon III

L'estacade est l'emblème de Capbreton : une jetée de chêne longue de près de 190 mètres, coiffée d'un phare, dont la construction fut décidée sous Napoléon III en 1858.[6] L’ouvrage actuel a connu plusieurs restaurations et reconstructions.

1858 : la relance impériale

Au milieu du XIXe siècle, Capbreton n'est plus que l'ombre de la « ville aux cent capitaines » : l'Adour est parti depuis des siècles, la passe s'ensable. En septembre 1858, Napoléon III visite la côte landaise et décide la construction d'une estacade pour protéger l'entrée du port, sur les plans des ingénieurs Descombes et Pairier. L'ouvrage d'origine s'avançait d'environ 400 mètres dans l'océan (puis fut prolongé de 50 mètres) — une audace de bois face à l'Atlantique, qui relança durablement l'activité portuaire. L'empereur est ainsi, avec Colbert, le second homme d'État à avoir façonné le Capbreton d'aujourd'hui : sans l'estacade, pas de passe stable ; sans la passe, pas de port ; sans le port, pas de ville maritime. La promenade sur les planches de chêne, au ras des vagues, est aujourd'hui le rituel capbretonnais par excellence — face au large, le gouf commence à quelques centaines de mètres.

Rasée en 1943, reconstruite en 1947

L'estacade actuelle est une survivante. Endommagée par les tempêtes et la guerre, elle a été reconstruite et restaurée à plusieurs reprises. MACS indique aujourd’hui une promenade de près de 190 mètres au-dessus de l’océan. Parler simplement de « l’estacade de 1858 » masque donc l’histoire mouvementée de l’ouvrage actuel.


Histoire

La ville aux cent capitaines

Un canal calme bordé de pins et de maisons landaises à colombages, une passerelle de bois à l'heure dorée
Le Boudigau, dont la confluence avec le Bourret a permis le port de Capbreton. (Illustration.)

Aux XVe et XVIe siècles, Capbreton fut un grand port de chasse à la baleine et de pêche lointaine : ses marins comptent parmi les premiers Européens sur les bancs de Terre-Neuve, et l'inventaire de 1575 recense 46 bâtiments, dont 14 long-courriers et 19 galions. Puis l'Adour est parti, et la « ville aux cent capitaines » a décliné trois siècles durant. Voici l'histoire vérifiée.

Baleiniers et morutiers de Terre-Neuve

L'apogée de Capbreton se joue à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance. La ville est alors un centre majeur de chasse à la baleine — documentée jusqu'au début du XVIe siècle — et de pêche lointaine : en 1512, le navire de Nicolas d'Esteben de Larue part pour Terre-Neuve, plaçant les Capbretonnais parmi les premiers Européens sur les bancs de morue, dont ils rapportent la morue séchée. L'inventaire de 1575 donne la mesure de cette puissance : 46 bâtiments, dont 14 long-courriers et 19 galions, pour une ville de 2 000 à 3 000 habitants qui commerce aussi les « vins de sable » du cru. Le surnom de « ville aux cent capitaines », formule consacrée du XVIe siècle, n'est pas un décompte littéral — nous le présentons comme le symbole qu'il est, adossé au fait dur de l'inventaire. De cette époque témoigne encore la Maison du Rey, rare maison du XVe siècle du port médiéval.

L'Adour vagabond et le coup de grâce de 1578

Le destin de Capbreton s'est joué au gré d'un fleuve vagabond. Selon la tradition historiographique, l'Adour se jetait ici au début de notre ère ; une crue l'aurait dérouté vers Vieux-Boucau vers 910, avant un retour à Capbreton en 1164 — puis le départ définitif en 1390, vers Port-d'Albret. Contrairement à ce qu'on lit partout, 1578 n'est donc pas la date du départ du fleuve de Capbreton : cela faisait près de deux siècles qu'il était parti. Le 25 octobre 1578, l'ingénieur Louis de Foix fixe l'embouchure de l'Adour à Bayonne (le « Boucau neuf »), enterrant tout espoir de retour — le coup de grâce. L'ironie de l'histoire veut que ce même Louis de Foix bâtisse ensuite le phare de Cordouan, à l'entrée de la Gironde : le trajet Bordeaux-Capbreton relie ses deux chantiers. Privée de fleuve, la ville survécut par le gouf, qui maintint la passe — jusqu'à la relance de Napoléon III.


Patrimoine

Saint-Nicolas, la Maison du Rey et la MOP

Capbreton compte deux monuments historiques, tous deux inscrits : l'église Saint-Nicolas (2000), dont le clocher de 33 mètres servait d'amer aux marins, et la Maison du Rey (1978), rare maison du XVe siècle du port médiéval. Autour d'eux, une maison du XVIe abrite la mémoire orale de la ville. Voici les statuts vérifiés.

L'église Saint-Nicolas et son clocher-amer

Reconstruite au milieu du XIXe siècle, l'église Saint-Nicolas a conservé de l'édifice antérieur une porte gothique du XVe siècle et une pietà polychrome de la même époque. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis le 16 octobre 2000 (notice Mérimée PA40000032) — inscrite, et non « classée », la nuance est vérifiée sur la base officielle. Sa particularité la plus maritime est son clocher de 33 mètres : il servait d'amer — de repère de navigation — et de poste d'observation aux marins, veillant sur la passe comme un phare avant l'heure. À quelques rues, la Maison du Rey, maison du XVe siècle dont les façades et toitures sont inscrites depuis le 22 mai 1978 (PA00083934), est le plus ancien témoin du port médiéval ; la tradition locale veut qu'Henri IV y ait dormi en 1583 — la notice Mérimée ne le confirme pas, nous le rapportons donc comme une tradition. Ce sont les deux seuls monuments historiques de la commune.

La MOP et l'Écomusée de la pêche

Le patrimoine capbretonnais se visite aussi en intérieur. La MOP — Maison de l'Oralité et du Patrimoine — occupe une belle demeure du XVIe siècle réhabilitée : on y explore la mémoire orale de la ville et l'on y « descend » dans le gouf grâce à une expérience en lunettes 3D, la seule façon de visiter un canyon sous-marin sans scaphandre. À la Maison du Port, l'Écomusée de la pêche et de la mer — c'est son vrai nom — aligne des aquariums alimentés par les pêcheurs du quai et raconte le travail des fileyeurs, caseyeurs et ligneurs d'aujourd'hui (en juillet-août, ouvert tous les jours de 10 h à 19 h). Les deux visites, complémentaires — la mémoire et le vivant —, s'enchaînent à pied le long du port, tables de vente directe et estacade comprises : un après-midi entier de découvertes maritimes, à l'abri des caprices de la météo océane. Un chauffeur privé dépose au port et récupère à l'estacade, sans souci de stationnement.


Le vrai du faux

1578, l'estacade, le Santocha : ce qu'on lit souvent

Plusieurs affirmations circulent sur Capbreton et méritent d'être corrigées, sources à l'appui — c'est tout l'objet d'un guide sérieux. Le fleuve, la jetée, le surf, la criée : voici le vrai du faux.

L'Adour n'est pas parti en 1578

La correction la plus importante concerne l'Adour. On lit partout que « l'Adour se jetait à Capbreton jusqu'en 1578 » : c'est faux. Selon la tradition historiographique, le fleuve a quitté Capbreton définitivement en 1390, pour Port-d'Albret (Vieux-Boucau) ; ce que fait Louis de Foix en octobre 1578, c'est fixer l'embouchure à Bayonne — près de deux siècles plus tard. Autres mises au point : l'église Saint-Nicolas est inscrite aux Monuments historiques (2000), pas « classée » ; le port compte environ 950 anneaux selon son site officiel — « 1 000 » est un arrondi journalistique ; et il n'y a pas de criée à Capbreton, c'est précisément la singularité de sa vente directe au quai. Quant à la « gare de Capbreton », elle n'existe plus : le TER le plus proche s'arrête à Labenne (5,7 km), et le TGV passe par Dax ou Bayonne.

L'estacade n'a pas 170 ans, et le Santocha n'a pas inventé le surf

Deux légendes tenaces méritent une nuance. L’estacade a bien été édifiée sous Napoléon III, mais l’ouvrage actuel a connu plusieurs restaurations et offre une promenade de près de 190 mètres. Le Santocha, lui, est le berceau du surf capbretonnais, pas du surf français. La plage de la Savane a été officiellement rebaptisée plage du Santocha en 2018.


Que faire

Que faire à Capbreton ?

De belles vagues creuses déferlant sur une plage sauvage des Landes, dune couverte d'oyats au premier plan
La plage du Santocha, berceau du surf capbretonnais. (Illustration.)

À Capbreton, on marche sur l'estacade jusqu'au phare, on achète le poisson en direct au quai de la Capitainerie, on surfe au Santocha, on choisit parmi huit plages de sable, on part observer les dauphins au-dessus du gouf et l'on fait les halles les mardis et samedis. La ville cumule le port vivant et la station balnéaire : marché aux poissons quotidien selon arrivage, écomusée, Vélodyssée sous les pins et fête de la mer à la mi-juin — dont 2026 marquait la 80e édition. Voici, concrètement, les activités réelles et vérifiées, avec leurs jours et leurs lieux.

  • L'estacade — la promenade emblématique au-dessus des vagues, jusqu'au phare de 1948 ; grandiose au couchant
  • La vente directe au quai — quai de la Capitainerie, le matin selon arrivage (9 h-12 h, parfois 15 h-18 h) : le poisson du gouf, du bateau à la table
  • Les halles et marchés — allées Marines, mardis et samedis 8 h-14 h à l'année (+ jeudis et dimanches de juin à septembre) ; nocturnes lundis, mercredis et vendredis dès 19 h l'été
  • Les plages — 8 plages naturelles dont 7 surveillées l'été, du Santocha (ex-Savane) à la Piste
  • Le surf au Santocha — le spot historique de la ville, club fondé en 1975, écoles pour tous niveaux
  • L'observation des cétacés — sorties en mer d'environ 2 h au-dessus du gouf ; quatre espèces régulières, dauphins et globicéphales
  • L'Écomusée de la pêche et la MOP — aquariums du port et descente virtuelle dans le gouf en 3D
  • La Vélodyssée — ~12 km de piste littorale traversant la ville, de Labenne à Hossegor par le port

Plages : huit sœurs de sable

Capbreton aligne huit plages naturelles de sable, dont sept surveillées l'été — un ratio de surveillance parmi les meilleurs de la côte. La plus célèbre est le Santocha, ex-Savane rebaptisée en 2018 : houle régulière, ambiance de club historique (400 membres et plus), écoles de surf et de bodyboard. La Piste, vers le sud, attire surfeurs et promeneurs du côté des blockhaus ensablés ; les plages centrales, plus familiales, s'adossent au front de mer et à l'estacade. Partout, le sable descend vite vers ce large si particulier : les baïnes restent l'affaire de tous, et la baignade se pratique dans les zones surveillées. L'hiver, les grandes marées offrent un spectacle brut — houle du gouf, embruns sur l'estacade — qui vaut à lui seul le déplacement : Capbreton est l'une des rares stations landaises qui se visite vraiment toute l'année, port et halles compris.

Marchés, fête de la mer et sorties en mer

Les halles des allées Marines battent le rythme de la ville : mardis et samedis de 8 h à 14 h toute l'année, étendus aux jeudis et dimanches de juin à septembre, avec marchés nocturnes les lundis, mercredis et vendredis dès 19 h en été et marchés gourmands les mercredis soirs. La fête de la mer, chaque année à la mi-juin sur l'esplanade de la Liberté, honore les péris en mer et la flottille — messe, bénédiction, animations gratuites ; l'édition 2026 était la 80e. Au large, les sorties d'observation des cétacés (environ deux heures) croisent au-dessus du gouf à la rencontre du dauphin bleu et blanc, du grand dauphin, du dauphin commun et du globicéphale noir — une petite pélagique à deux pas du quai. Et pour les jambes : la Vélodyssée traverse la ville sur ~12 km de piste, l'étape Capbreton → Bayonne (29 km) filant plein sud sous les pins.

ActivitéOù / QuandBon à savoir
Estacade & phareentrée du port, accès libreprès de 190 m de chêne ; ouvrage restauré à plusieurs reprises
Vente directequai de la Capitainerie, le matin selon arrivagesans criée — privilège hérité de Colbert
Halles & marchésallées Marines · mar. + sam. 8 h-14 h (élargi l'été)nocturnes lun./mer./ven. 19 h en été
Plages8 plages, 7 surveillées l'étéSantocha = ex-Savane, renommée en 2018
Cétacés au goufsorties ~2 h depuis le port4 espèces régulières, dauphins et globicéphales
Écomusée & MOPMaison du Port · maison du XVIe s.gouf en lunettes 3D à la MOP

Alentours

Que voir autour : Hossegor, Labenne, Bayonne

De hauts pins maritimes au tronc roux sur un tapis de fougères et d'herbes dorées, un sentier sablonneux entre les arbres
La pinède littorale entre Capbreton et ses voisines, royaume de la Vélodyssée. (Illustration.)

Capbreton touche Hossegor (5 km), précède Labenne (6 km) et sa gare, et ouvre le Pays basque : Bayonne est à 23 km, soit une vingtaine de minutes. Au nord, Vieux-Boucau, Moliets et le courant d'Huchet complètent la côte. Voici les distances vérifiées.

D'Hossegor au Pays basque

Hossegor, la jumelle chic, est à 4,9 km — huit minutes, le temps de passer du quai des pêcheurs au lac marin et aux villas basco-landaises ; les deux villes partagent leurs vagues, la Nord devant l'une, la Gravière derrière l'autre. Labenne (5,7 km) offre la gare TER la plus proche, sa grande plage d'initiation au surf et la réserve naturelle du marais d'Orx, gratuite et ouverte à toute heure — voir notre guide de Labenne . Au nord, Vieux-Boucau (17 km) et son lac marin de Port d'Albret, puis Moliets et l'embouchure du courant d'Huchet, jalonnent la Côte d'Argent. Et au sud commence le Pays basque : Bayonne et ses halles à 23 km (~21 minutes), Biarritz à une demi-heure, l'Espagne à moins d'une heure. Depuis Capbreton, un chauffeur privé enchaîne ces étapes à la demande — l'itinéraire d'une journée idéale : quai le matin, marais d'Orx à midi, Bayonne le soir.

DestinationDistance / temps depuis CapbretonÀ voir
Hossegor4,9 km · 8 minlac marin, villas basco-landaises, la Gravière
Labenne5,7 km · 8 mingare TER, plage, réserve du marais d'Orx
Vieux-Boucau~17 km · 20 minlac marin de Port d'Albret, course landaise
Moliets-Plage~32 km · 35 minembouchure du courant d'Huchet, golf
Bayonne22,8 km · 21 minhalles, chocolat, remparts Vauban
Dax~35 km · 35 minFontaine Chaude, thermes, arènes

Quand venir

Quand venir à Capbreton ?

Capbreton vit toute l'année : la vente au quai et les halles ne s'arrêtent jamais, sept plages sont surveillées l'été, la fête de la mer anime la mi-juin et l'hiver offre ses grandes marées sur l'estacade. Chaque saison a son visage — voici le calendrier vérifié pour choisir le vôtre.

SaisonCe qui vous attend
Printemps (avril-juin)fête de la mer à la mi-juin (80e édition en 2026), quai animé, plages qui s'éveillent
Été (juillet-août)7 plages surveillées, halles 4 jours/semaine + nocturnes, sorties cétacés au gouf, écomusée tous les jours
Automne (sept.-oct.)houle de saison au Santocha, vente au quai, lumières dorées sur l'estacade
Hivergrandes marées spectaculaires, port au travail, halles mardis et samedis, MOP et écomusée au sec

Deux rendez-vous méritent d'être calés au calendrier. La fête de la mer, d'abord : chaque année à la mi-juin, l'esplanade de la Liberté accueille la bénédiction de la flottille, la messe des péris en mer et des animations gratuites organisées par le port et la ville — une fête authentiquement maritime, sans folklore plaqué, dont 2026 a marqué la 80e édition. Les marchés d'été ensuite : de juin à septembre, les halles passent à quatre matinées par semaine (mardis, jeudis, samedis, dimanches), doublées de nocturnes trois soirs par semaine — le rythme d'une vraie ville de marché, pas d'une station saisonnière. Ajoutez la vente au quai quotidienne et vous obtenez l'agenda le plus gourmand de la côte sud.

Le conseil de saison

Le moment le plus juste pour saisir l'âme de Capbreton n'est pas le cœur de l'été : c'est juin ou septembre, quand la vente au quai se savoure sans la foule, que l'océan reste praticable et que l'estacade se parcourt dans une lumière rasante. Les amateurs de vagues viseront l'automne, saison reine du Santocha ; les familles, juillet-août et ses sept plages surveillées ; les photographes, les grandes marées d'hiver, quand les embruns balaient le phare. Un repère pratique pour tous : les halles ne ferment jamais leurs mardis et samedis, et le poisson du gouf se vend au quai douze mois sur douze — Capbreton est un port avant d'être une station, et c'est exactement ce qui le rend précieux. Qui veut tout combiner — marché, plage, Bayonne en soirée — gagnera à se faire conduire : les distances sont courtes, le stationnement estival ne l'est pas.


Accès

Combien coûte le trajet et comment venir ?

Un transfert privé Bordeaux → Capbreton coûte 322 € en berline (1-3 passagers), prix fixe communiqué à l'avance, pour 167 km et 1 h 58 hors trafic par l'A63. Sans voiture, le TER s'arrête à Labenne (5,7 km) et le TGV à Dax ou Bayonne — il reste toujours un dernier segment routier. Voici le comparatif honnête des options.

Par la route depuis Bordeaux

L'itinéraire est direct : la rocade de Bordeaux, l'A63 plein sud à travers la forêt des Landes, puis les sorties du Pays tyrossais vers la côte — 167 km, soit 1 h 58 hors trafic. En chauffeur privé, le trajet se fait de porte à porte — domicile, aéroport de Mérignac ou gare Saint-Jean jusqu'au port, à la villa ou à la résidence —, planches, vélos et bagages chargés, sans chercher une place à l'arrivée. Le prix est fixe et annoncé avant la course : 322 € en berline, van 8 places sur demande pour les familles et les groupes.

Sans voiture : Labenne, Dax ou Bayonne

Capbreton n'a plus de gare. Le train s'arrête au plus près à Labenne (ligne TER Bordeaux-Hendaye, gare à 5,7 km — huit minutes de route), et les TGV desservent Dax et Bayonne, d'où le bus XL'R (ligne 7) ou un taxi local achèvent le trajet. Ces combinaisons fonctionnent, mais imposent une rupture de charge avec bagages — peu commode avec des planches ou une famille équipée. La solution la plus fluide reste le transfert privé de bout en bout depuis Bordeaux ou, à défaut, le TER jusqu'à Labenne puis un chauffeur pour le dernier kilomètre. Sur place, tout se fait à pied et à vélo : le port, les halles, l'estacade et les plages tiennent dans un rayon de vingt minutes de marche, et la Vélodyssée relie les stations voisines sous les pins.

OptionDuréeCe qu'il faut savoir
Chauffeur privé (porte-à-porte)1 h 58 hors trafic321 € (1-3 pax), prix fixe, van 8 places sur demande
Voiture personnelle1 h 58 hors traficA63 puis côte ; stationnement difficile en été
TER Bordeaux → Labenne + route~1 h 30 + 8 mingare la plus proche, à 5,7 km de Capbreton
TGV → Dax ou Bayonne + bus/route~1 h + 30-40 minbus XL'R ligne 7 depuis Bayonne

FAQ

Questions fréquentes

Où se situe Capbreton ?

Capbreton est une ville portuaire de la côte sud des Landes, face à Soorts-Hossegor dont elle n'est séparée que par le canal du Boudigau, à 23 km au nord de Bayonne. Forte de 9 184 habitants (2023) Source : INSEE, commune 40065 , elle appartient à la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud. Depuis Bordeaux, le trajet de référence couvre 167 km en 1 h 58 hors trafic par l'A63. C'est le seul port de plaisance à ouverture océanique du département des Landes — et la ville du gouf, le canyon sous-marin.

Qu'est-ce que le gouf de Capbreton ?

C'est un canyon sous-marin d'environ 300 km de long dont la tête s'amorce à 300 mètres du rivage : à 1 500 m du bord, le fond atteint déjà 100 m, puis le canyon plonge vers 3 500 à 4 000 m dans la plaine abyssale. Attesté par écrit dès 1491 et cartographié dès 1815, il casse la houle par gros temps (ancien mouillage-refuge), rapproche des espèces de profondeur, fabrique la vague « la Nord » d'Hossegor et reste si instable qu'aucun câble sous-marin ne peut y être posé.

Pourquoi Capbreton est-il le seul port des Landes ?

Parce que la côte landaise, rectiligne et sableuse, n'offre aucun abri naturel — sauf ici : le gouf casse la houle et limite l'ensablement de la passe, ce qui a maintenu une ouverture navigable après le départ de l'Adour (1390). Le port moderne, creusé à la confluence du Boudigau et du Bourret et relancé par l'estacade de Napoléon III, aligne aujourd'hui environ 950 anneaux en cinq bassins et 19 unités de pêche artisanale — près d'un anneau pour dix habitants.

Combien coûte un trajet Bordeaux → Capbreton en chauffeur privé ?

Un transfert privé Bordeaux → Capbreton coûte 322 € en berline (1 à 3 passagers), prix fixe communiqué avant la course — pas de compteur ni de majoration surprise. Le trajet couvre 167 km en 1 h 58 hors trafic par l'A63, de porte à porte : domicile, aéroport de Mérignac ou gare Saint-Jean jusqu'au port, à la plage ou à votre résidence. Un van 8 places est disponible sur demande pour les familles et les groupes, planches et bagages compris.

Que faire à Capbreton ?

Marcher sur l'estacade jusqu'au phare, acheter le poisson en vente directe au quai de la Capitainerie (le matin, selon arrivage), faire les halles des allées Marines (mardis et samedis toute l'année), surfer au Santocha, choisir parmi 8 plages dont 7 surveillées l'été, partir observer les dauphins au-dessus du gouf, visiter l'Écomusée de la pêche et la MOP (le gouf en lunettes 3D), et pédaler sur la Vélodyssée. À la mi-juin, la fête de la mer anime l'esplanade de la Liberté.

Qu'est-ce que la vente directe au quai ?

C'est la particularité la plus savoureuse du port : il n'y a pas de criée à Capbreton. Les 19 bateaux de pêche artisanale vendent leur poisson en direct au quai de la Capitainerie, chacun à sa table, au prix fixé par le pêcheur — une dérogation héritée d'un décret de Colbert, unique sur la côte atlantique entre Arcachon et Saint-Jean-de-Luz. Merlu du gouf, sole, seiche ou langoustine selon l'arrivage, débarqués la nuit et vendus le matin même, en pratique tous les jours de 9 h à 12 h.

L'estacade date-t-elle vraiment de 1858 ?

Pas exactement. Napoléon III a décidé sa construction en 1858, et l'ouvrage d'origine s'avançait sur environ 400 mètres. La jetée actuelle a été endommagée, reconstruite et restaurée à plusieurs reprises ; MACS indique aujourd’hui une promenade de près de 190 mètres au-dessus de l’océan.

Où surfer à Capbreton ?

Le spot historique est le Santocha — l'ancienne plage de la Savane, officiellement rebaptisée en 2018 en l'honneur du Santocha Surf Club, fondé le 20 octobre 1975 et l'un des plus anciens clubs de la côte landaise (400 membres et plus, école de surf et de bodyboard). La Piste, vers le sud, complète la palette. Précision utile : le Santocha est le berceau du surf capbretonnais, mais le berceau du surf français reste Biarritz (1957). Écoles et locations opèrent sur les plages surveillées l'été.

Quel jour a lieu le marché de Capbreton ?

Les halles des allées Marines se tiennent toute l'année les mardis et samedis de 8 h à 14 h, et s'étendent aux jeudis et dimanches de juin à septembre. L'été s'y ajoutent des marchés nocturnes les lundis, mercredis et vendredis dès 19 h, et des marchés gourmands les mercredis soirs. Sans oublier le marché le plus singulier de la ville : la vente directe des pêcheurs au quai de la Capitainerie, le matin selon l'arrivage, douze mois sur douze.

L'Adour passait-il vraiment par Capbreton ?

Oui, mais la chronologie est plus ancienne qu'on ne le lit souvent. Selon la tradition historiographique, le fleuve se jetait à Capbreton au début de notre ère, fut dérouté vers Vieux-Boucau vers 910, revint en 1164, puis partit définitivement en 1390 vers Port-d'Albret. En octobre 1578, l'ingénieur Louis de Foix — le futur bâtisseur du phare de Cordouan — fixa l'embouchure à Bayonne, enterrant tout espoir de retour. Écrire que « l'Adour a quitté Capbreton en 1578 » est donc inexact de deux siècles.

Quelle est la gare la plus proche de Capbreton ?

Capbreton n'a plus de gare. La plus proche est celle de Labenne, à 5,7 km, sur la ligne TER Bordeaux-Hendaye ; les TGV desservent Dax et Bayonne, d'où un dernier segment routier reste nécessaire. Le transfert privé direct depuis Bordeaux couvre 167 km en 1 h 58 hors trafic, à 322 € en berline, de porte à porte.

Quand partir à Capbreton ?

Toute l'année, c'est sa force de vrai port : la vente au quai et les halles (mardis et samedis) ne s'arrêtent jamais. L'été offre 7 plages surveillées, les marchés nocturnes et les sorties cétacés ; juin et septembre, le meilleur équilibre foule-lumière — avec la fête de la mer à la mi-juin ; l'automne, la houle reine du Santocha ; l'hiver, les grandes marées spectaculaires sur l'estacade. Les photographes viseront le couchant au phare, quand la lanterne s'allume au-dessus des vagues.

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Sources

Sources et références

Article mis à jour en juillet 2026.

Réservation 24h/24

En route pour la ville aux cent capitaines

Transfert direct depuis Bordeaux (167 km · 1 h 58 hors trafic par l'A63) vers Capbreton, son port et son estacade — domicile, aéroport ou gare jusqu'au quai, à la plage ou à votre résidence, planches et bagages compris, puis Hossegor ou Bayonne en option.

L'estacade de Capbreton, longue jetée de bois s'avançant dans l'Atlantique avec son petit phare blanc et rouge
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