Montréal-du-Gers, bastide royale et villa de Séviac

Le plus ancien « Plus Beau Village » du Gers : une bastide royale fondée en 1255 par le frère de Saint Louis, sa place à cornières intacte, et à deux pas la villa gallo-romaine de Séviac aux 625 m² de mosaïques. En plein pays d'Armagnac, à ~2h00 de Bordeaux.

5,0 · 41 avis Google ~149 km · 2h00 de Bordeaux 24 min de lecture
En bref

Montréal-du-Gers en bref

  • Montréal-du-Gers (officiellement « Montréal ») est une bastide du Gers (32250), en Occitanie, distinguée par l'association Les Plus Beaux Villages de France [source].
  • Fondée le 30 mars 1255 par Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis, sur un plan orthogonal autour d'une place à cornières [source].
  • À deux kilomètres du bourg, la villa gallo-romaine de Séviac conserve un vaste ensemble de mosaïques et de thermes [site officiel].
  • Sa collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques, gothique et partiellement fortifiée, est inscrite aux Monuments historiques depuis 1925 [source].
  • Montréal se revendique capitale de la Ténarèze, l'une des trois zones de l'AOC Armagnac, patrie du Floc de Gascogne et des Côtes de Gascogne.
  • Un village de 1 171 habitants en 2023 [source Insee].
  • Depuis Bordeaux : ~149 km, environ 2h00 par la route — dès 259 € en chauffeur privé. Aucune gare (Condom et Eauze à ~15 km).

Avant de partir

Avant de partir : ce que Montréal-du-Gers est vraiment

Fin d'après-midi sur la place à cornières. Le soleil rase les couverts de pierre et de bois, la fontaine murmure, et l'on peine à croire que ce village endormi de mille habitants fut, il y a près de huit siècles, une pièce maîtresse de la stratégie capétienne en Gascogne. À deux pas, sous des abris de verre, s'étendent 625 m² de mosaïques romaines qu'un abbé de campagne a arrachées à l'oubli. Bienvenue à Montréal-du-Gers, la plus ancienne bastide du Gers — un « Plus Beau Village de France » où l'Antiquité, le Moyen Âge et l'Armagnac se donnent rendez-vous sur quelques kilomètres carrés.

Montréal-du-Gers appartient à la Ténarèze, ce cœur de la Gascogne gersoise entre Bas et Haut Armagnac. On y vient pour trois choses, rarement réunies ailleurs : une bastide médiévale intacte dans son plan, une villa gallo-romaine de premier plan, et un terroir (Armagnac, Floc, Côtes de Gascogne) qui prolonge la visite à table. C'est une destination de slow tourisme, à l'écart des foules, entre Condom et Eauze.

Ce guide sépare soigneusement le fait vérifié de ce qui se recopie de fiche en fiche. On lit souvent que Montréal serait « la première bastide de Gascogne » : c'est un raccourci — Cordes-sur-Ciel la précède de trente-trois ans (1222). Disons plutôt, comme la base Mérimée, « la plus ancienne bastide du Gers ». On attribue parfois à l'église le vocable de « Notre-Dame » : la collégiale actuelle est en réalité dédiée à saint Philippe et saint Jacques. Et la villa de Séviac n'a pas été découverte en 1868, mais fortuitement en 1864. Nous rétablissons ces points, sources à l'appui — la précision ne retire rien au charme, elle l'ancre.

Côté accès, Montréal est sans gare : tout le nord-ouest du Gers est privé de train voyageurs. On y vient par la route, à ~2h00 de Bordeaux. Pour enchaîner la bastide, la villa de Séviac et une halte dégustation en Armagnac sans se soucier de conduire ni de l'itinéraire, un chauffeur privé depuis Bordeaux reste la formule la plus simple en porte-à-porte.


Géographie

Un village gersois à la charnière de trois pays

Montréal-du-Gers occupe le nord-ouest du Gers, en région Occitanie, dans l'arrondissement de Condom et la Communauté de communes de la Ténarèze. Le territoire, vaste pour un village — environ 63 km² —, se déploie sur des collines douces entre 73 et 183 mètres d'altitude, drainées par l'Auzoue et quelques ruisseaux (l'Izaute, le Larluzen, le Répassat). C'est un paysage typiquement gascon : longues ondulations de champs, de vignes et de bois, fermes de pierre ocre isolées, grand ciel.

Collines, blé, tournesols et vignes dans la campagne de Montréal-du-Gers
La campagne de la Ténarèze, entre blé, tournesols et vignes d'Armagnac. (Illustration.)

La commune est limitrophe de dix voisines, et sa position de confins n'a rien d'anecdotique : deux d'entre elles — Poudenas et Sainte-Maure-de-Peyriac — sont déjà en Lot-et-Garonne. Montréal marque ainsi la lisière nord-ouest de la Gascogne gersoise, à la charnière du Gers, de l'Armagnac et de l'Agenais. Un point à clarifier, car il prête à confusion : le code postal est 32250, mais le code INSEE est 32290 — et le suffixe « -du-Gers » (nom d'usage, l'INSEE enregistre simplement « Montréal ») sert à distinguer la commune des autres Montréal de France.

Donnée Valeur
Code postal / INSEE 32250 / 32290
Département / Région Gers (32) / Occitanie
Arrondissement Condom
Intercommunalité CC de la Ténarèze
Superficie ~63 km²
Altitude 73 m à 183 m
Population 1 171 habitants (2023) — les Montréalais · source Insee
Labels Plus Beaux Villages de France, Station Verte, Village Fleuri
À voir Bastide et place à cornières, villa de Séviac, collégiale, Armagnac

La Ténarèze, une longue crête sans rivière à franchir

Montréal se proclame volontiers « capitale de la Ténarèze », ce pays de transition qui donne son nom à l'une des trois zones de l'Armagnac. Le terme « Ténarèze » désigne à l'origine une ligne de crête, un ancien chemin de hauteur qui permettait de traverser la Gascogne du nord au sud sans jamais avoir à franchir de rivière — un atout considérable avant les ponts. Cette route de faîte, empruntée depuis la Préhistoire, structure encore le pays. Trois labels y cohabitent — Plus Beaux Villages de France, Station Verte et Village Fleuri —, et la commune ne compte pas moins de sept églises, disséminées dans les hameaux : un chiffre qui dit la profondeur du peuplement rural d'autrefois.


Démographie

De 3 400 habitants à 1 170 : deux siècles d'exode

La démographie de Montréal raconte, en miniature, toute l'histoire de la Gascogne rurale. On imagine ces villages comme ayant toujours compté quelques centaines d'âmes : c'est faux. Au premier recensement révolutionnaire, en 1793, Montréal comptait 3 407 habitants — près de trois fois sa population actuelle. C'était alors un gros bourg agricole, vivant de la polyculture et de la vigne.

Collines cultivées de la Ténarèze avec un village à l'horizon
Les collines de la Ténarèze, un pays de peuplement dispersé. (Illustration.)
Année Population
1793 3 407 habitants (pic historique)
1901 ~2 300
1962 ~1 600
1999 ~1 200
2023 1 171 habitants

S'ensuit un long déclin, régulier, sur près de deux siècles : mécanisation agricole, disparition des petites exploitations, attraction des villes. La commune perd près des deux tiers de sa population entre 1793 et la fin du XXe siècle. Puis la courbe se stabilise : depuis 2017, la population est quasiment étale (variation nulle), autour de 1 170-1 180 habitants. Ni renaissance spectaculaire, ni effondrement — un plateau.

Avec une densité d'environ 18,6 habitants au km² — l'une des plus faibles de tout le corpus rural du Sud-Ouest —, Montréal reste une commune à l'habitat très dispersé : le bourg-bastide concentre les services, mais l'essentiel du territoire se compose de hameaux et de fermes isolées, chacun jadis pourvu de sa chapelle. C'est le visage d'une Gascogne qui fut bien plus peuplée qu'aujourd'hui.

Cette faible densité, souvent perçue comme une faiblesse, est aussi l'atout maître de la destination. Là où d'autres régions touristiques saturent, le Gers offre de l'espace, du silence et de l'authenticité — un tourisme de qualité plutôt que de masse, porté par la gastronomie, le vignoble et un patrimoine préservé. Montréal, avec sa bastide intacte et sa villa antique, incarne parfaitement cette Gascogne discrète que les guides qualifient volontiers de « Toscane française », sans la foule de la vraie Toscane.


Histoire

1255 : la bastide royale d'Alphonse de Poitiers

Le 30 mars 1255, Alphonse de Poitiers fonde ici une bastide organisée autour d'une place à cornières. Cette origine médiévale et la structure urbaine sont documentées par la présentation de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Ruelle pavée et maisons à colombages dans la bastide de Montréal-du-Gers
Une rue de la bastide, ses maisons à couverts et son tracé médiéval. (Illustration.)

« Mont-Royal » : un nom de propagande

Le choix du nom mérite qu'on s'y arrête. Montréal, c'est le « mont royal » — une affirmation de la présence capétienne sur cette terre gasconne encore disputée avec l'Angleterre. C'était un nom à la mode pour les fondations neuves : on compte plusieurs Montréal en France (dans l'Aude, l'Ardèche, l'Yonne…), et le nom fera plus tard le tour du monde jusqu'au Québec. Pour éviter les confusions, l'usage a accolé « -du-Gers » ; l'INSEE, lui, enregistre sobrement « Montréal ». Sur la colline, le message médiéval était clair : ici règne le roi de France.

Une ville neuve dessinée par des Agenais

Derrière la signature du frère du roi, ce sont des hommes de l'Agenais qui tracent la ville. L'emplacement est choisi, au printemps 1255, par Guillaume de Balneolis (Bagnols), sénéchal de l'Agenais ; le plan et les coutumes sont dressés par un notaire agenais, Pons Maynard. Ce lien vers le nord n'a rien d'étonnant : Alphonse tenait le comté de Toulouse par son mariage avec Jeanne, fille de Raymond VII — ce même comte de Toulouse qui avait fondé, une génération plus tôt, la bastide de Cordes.

Le résultat est un modèle du genre : un plan orthogonal, une place centrale à cornières (les couverts, ces galeries couvertes sur piliers de pierre et de bois, courent sur trois de ses côtés), des lots réguliers, des rues qui se coupent à angle droit. Huit siècles plus tard, cette trame se lit encore parfaitement : c'est elle qui a valu à Montréal son classement parmi les Plus Beaux Villages de France.

La plus ancienne du Gers, pas la première de Gascogne

Un mot de prudence, car le superlatif est tentant. On présente parfois Montréal comme « la première bastide de Gascogne ». En toute rigueur, c'est inexact : Cordes-sur-Ciel, fondée en 1222, la devance de trente-trois ans. Les formulations justes sont celles des sources : « la plus ancienne bastide du Gers » (base Mérimée), « l'une des premières bastides gasconnes », ou « première bastide royale de Gascogne » (label des Plus Beaux Villages). La nuance compte — elle situe Montréal au tout début du grand mouvement des bastides du Sud-Ouest, sans lui prêter un record qu'elle n'a pas.

Une bastide, qu'est-ce que c'est ?

Pour mesurer ce qu'était Montréal, il faut comprendre le phénomène des bastides. Entre le milieu du XIIIe siècle et le début du XIVe, plusieurs centaines de ces villes neuves surgissent dans le Sud-Ouest, du Périgord à la Gascogne. Elles répondent à un triple besoin des grands seigneurs — le roi de France, le roi-duc d'Angleterre, le comte de Toulouse : peupler des terres, développer l'économie et le commerce (par des foires et des marchés sur la grande place), et asseoir un pouvoir sur un territoire mouvant. Pour attirer les habitants, on leur octroie une charte de coutumes — des franchises, des libertés, un cadre juridique avantageux. Montréal, avec son plan dessiné et ses coutumes rédigées dès 1255, est un exemplaire précoce et abouti de ce modèle.

La place à cornières en est le cœur battant. Bordée de couverts — ces galeries voûtées ou charpentées, portées par des piliers de pierre et de bois, sous lesquelles on circule à l'abri —, elle accueillait le marché, les échanges, la vie publique. À Montréal, ces couverts courent encore sur trois côtés de la place, et l'on y déambule aujourd'hui comme il y a sept siècles. C'est cette permanence, cette lisibilité intacte du plan médiéval, qui fait la valeur patrimoniale du village bien plus qu'un monument isolé.

Ballottée entre France et Angleterre

Bastide de confins, Montréal est un enjeu disputé pendant la guerre de Cent Ans : elle passe sous contrôle anglais en 1279, revient à la France en 1324, retombe aux Anglais en 1360. Ces changements de mains ne relèvent pas d'une frontière figée : la Gascogne médiévale est une mosaïque de fidélités où chaque ville, chaque seigneur, peut basculer d'un camp à l'autre au gré des traités et des rapports de force. Pour une bastide, dont la prospérité reposait sur le commerce et la paix des marchés, cette instabilité chronique fut une épreuve constante — mais elle explique aussi son rôle stratégique et l'attention que lui portaient les grands.

Deux siècles plus tard, Montréal connaît un bref moment de faste : le roi Charles IX y fait une entrée solennelle le 26 juillet 1565, lors du grand tour de France qu'il accomplit avec sa mère Catherine de Médicis pour pacifier un royaume au bord de la guerre civile. La tentative échoue : la Gascogne bascule vite dans les guerres de Religion. Vers 1569-1570, la ville est incendiée lors de la campagne dévastatrice de Montgommery, lieutenant de la reine protestante Jeanne d'Albret — la même campagne qui lui vaut sa victoire d'Orthez. Coïncidence cruelle : à peine cinq ans après l'entrée triomphale d'un roi, Montréal brûle. De cette violence, la collégiale porte encore les cicatrices, on va le voir.


Patrimoine

La collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques

Au bord de la place se dresse le monument majeur du bourg : la collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques. Attention au vocable — on lui prête parfois celui de « Notre-Dame », qui était en réalité celui de la première église du site, antérieure à 1300. L'édifice actuel, lui, honore les deux apôtres, dont saint Jacques : un patronage cohérent pour une étape des chemins de Compostelle.

Collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques sur la place de Montréal-du-Gers
La collégiale, gothique méridional partiellement fortifié. (Illustration.)

Un chantier étalé sur trois siècles

La construction de la collégiale commence vers 1300 et se poursuit sur plusieurs siècles. La base Mérimée retient les XIVe, XVe et XVIIe siècles. De plan à trois nefs, partiellement fortifiée, elle est inscrite aux Monuments historiques depuis le 16 juillet 1925 [notice officielle].

Une église-refuge marquée par les guerres

Comme beaucoup d'églises du Sud-Ouest médiéval, la collégiale était partiellement fortifiée : dans un pays régulièrement traversé par les armées, l'édifice religieux servait aussi de dernier refuge à la population. Les guerres de Religion ont laissé leur marque durable : le portail gothique nord a été privé de ses sculptures, martelées par les iconoclastes. Détail savoureux, qui fait le lien avec le passé antique du lieu : la collégiale abrite une mosaïque gallo-romaine réemployée — un écho direct de la villa de Séviac voisine, comme si les pierres du site antique avaient migré jusque dans l'église. Et contre son mur sud subsiste une ancienne porte de ville fortifiée, elle aussi protégée au titre des Monuments historiques, vestige des remparts de la bastide.

Sept églises, et deux joyaux cachés

La collégiale n'est que la partie visible d'un patrimoine religieux étonnamment dense : la commune compte sept églises, héritées de l'époque où chaque hameau avait sa paroisse. Deux d'entre elles surpassent même la collégiale par leur statut : les églises de Genens (classée MH en 1979) et de Luzanet (classée en 1984) bénéficient d'un classement — protection plus élevée que la simple inscription de la collégiale du bourg. Un paradoxe patrimonial qui récompense l'amateur curieux, prêt à sortir du village pour explorer la campagne.


Antiquité

La villa gallo-romaine de Séviac et ses mosaïques

C'est le trésor inattendu de Montréal, et sans doute sa plus grande surprise. À environ deux kilomètres du bourg, la villa gallo-romaine de Séviac déploie les vestiges d'une immense résidence aristocratique antique — « l'une des plus vastes résidences du sud-ouest de la Gaule », selon les archéologues, sans céder au superlatif absolu.

Mosaïques et thermes de la villa gallo-romaine de Séviac
Séviac : 625 m² de mosaïques polychromes conservées in situ. (Illustration.)

625 m² de mosaïques sous verre

Ce qui fait la célébrité de Séviac, ce sont ses mosaïques : quelque 625 m² conservés in situ (sur une surface d'origine estimée à ~1 500 m²), parmi les plus grands ensembles préservés sur place en France. Œuvres de l'école d'Aquitaine, ce foyer artistique qui rayonna sur tout le sud-ouest de la Gaule à l'Antiquité tardive, elles déroulent des entrelacs, rosaces, nœuds de Salomon et motifs floraux polychromes d'une finesse remarquable — un art abstrait et géométrique, tout en rythme et en couleur.

À cela s'ajoutent de vastes thermes privés (plus de 500 m²) : la villa disposait de son propre complexe de bains, avec ses salles chaudes, tièdes et froides, marque de luxe absolu de l'aristocratie gallo-romaine tardive. On imagine un grand domaine agricole et résidentiel, tenu par une famille puissante, mêlant exploitation des terres et raffinement de cour. La phase de prestige du site se situe entre le dernier tiers du IVe siècle et la première moitié du Ve siècle — le moment même où l'Empire romain d'Occident vacille, mais où ses élites provinciales déploient encore un train de vie somptueux.

Un palimpseste de mille ans

Séviac n'est pas qu'une villa : c'est un palimpseste, occupé sans interruption pendant près d'un millénaire. Sur les ruines de la demeure antique s'est installé, au début du VIe siècle, un baptistère paléochrétien ; puis, du VIIIe au XIe siècle, un cimetière. De la villa romaine à la nécropole médiévale, le sol de Séviac raconte la lente mutation de la Gaule à l'Occident chrétien.

Le site est rattaché à la cité antique d'Elusa, l'actuelle Eauze, à une douzaine de kilomètres. Or Elusa ne fut pas une bourgade ordinaire : elle était la capitale de la Novempopulanie, cette « province des neuf peuples » créée au IVe siècle, qui correspond à peu près à la Gascogne d'aujourd'hui. Séviac s'inscrit donc dans un réseau de grandes propriétés rurales gravitant autour d'une métropole régionale — ce qui explique le luxe de ses mosaïques et de ses thermes. La visite de Séviac et celle du « Trésor d'Eauze » (un dépôt de 28 000 monnaies et bijoux gallo-romains, à voir au musée d'Eauze) se complètent idéalement pour saisir la richesse de la Gascogne antique.

Un abbé, un empereur et une archéologue

La villa est mise au jour au XIXe siècle, puis étudiée par plusieurs générations de chercheurs. Séviac est classée Monument historique le 28 mars 1978 [notice officielle]. Pour les horaires et conditions de visite actuels, consultez directement Elusa Capitale antique.

Visiter Séviac aujourd'hui

Longtemps exposées aux intempéries, les mosaïques ont bénéficié d'un vaste programme de conservation. Le site, entièrement réaménagé, a rouvert au public le 4 juin 2018 sous d'élégants abris contemporains qui protègent les sols tout en ménageant des passerelles de visite au-dessus des mosaïques — un dispositif muséographique moderne qui a transformé l'expérience. Séviac est désormais géré au sein de l'ensemble « Elusa, capitale antique », qui réunit la villa et le musée archéologique d'Eauze (le fameux Trésor) : un billet, deux sites, pour embrasser toute la Gascogne romaine. C'est, avec la bastide, la raison principale de venir à Montréal — et un incontournable pour qui s'intéresse à l'Antiquité tardive.


Terroir

Le pays d'Armagnac : Ténarèze, Floc et Côtes de Gascogne

Impossible de comprendre Montréal sans son terroir. Le village se situe au cœur de la Ténarèze, l'une des trois zones de l'AOC Armagnac — avec le Bas-Armagnac (plus à l'ouest, réputé pour la finesse de ses eaux-de-vie) et le Haut-Armagnac.

Armagnac-Ténarèze : appellation et terroir

Montréal-du-Gers se situe dans le secteur de l'Armagnac-Ténarèze. Le profil d'une eau-de-vie varie selon les cépages, la distillation, le contenant et la durée d'élevage : comparez les indications de chaque domaine plutôt que d'attribuer un style unique à toute la zone. Les règles de production et les dénominations doivent être vérifiées dans le cahier des charges en vigueur avant publication.

Rangs de vigne en automne dans le vignoble d'Armagnac près de Montréal-du-Gers
Le vignoble de la Ténarèze, terroir de l'Armagnac et du Floc de Gascogne. (Illustration.)

À l'Armagnac s'ajoutent deux autres fiertés locales : le Floc de Gascogne et les Côtes de Gascogne. La viticulture est d'ailleurs l'orientation agricole dominante de la commune.

Concrètement, pour le visiteur, cela signifie des domaines et des chais ouverts à la dégustation tout autour du village, où l'on peut goûter et rapporter un Armagnac millésimé, un Floc ou un Côtes de Gascogne. Beaucoup proposent des visites de chai avec explication de la distillation et du vieillissement en fûts. En fin d'année, la « Flamme de l'Armagnac » — un cycle de portes ouvertes chez les producteurs au moment de la distillation — permet d'assister à l'alambic en fonctionnement, entre vapeurs, chaleur et parfums de raisin chauffé.

C'est le prolongement naturel de la visite : après la bastide et la villa, la table et le verre. Le Gers est d'ailleurs l'un des hauts lieux de la gastronomie du Sud-Ouest — foie gras, canard, garbure, croustade —, et l'Armagnac en est le digestif emblématique. Un chauffeur privé prend ici tout son sens : il permet de déguster sans conduire et de rentrer sereinement à Bordeaux.


Village

Un Plus Beau Village de France sur le chemin de Compostelle

L'association Les Plus Beaux Villages de France inclut Montréal-du-Gers dans son réseau [fiche officielle]. La valeur du village tient notamment à la trame orthogonale de la bastide, à la place à cornières et à ses couverts.

Sur la voie du Puy vers Compostelle

Montréal est aussi une étape des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : le village se trouve sur la Via Podiensis (GR 65), la voie du Puy-en-Velay, la plus fréquentée des routes jacquaires françaises. Le vocable même de la collégiale — Saint-Jacques — le rappelle. Pèlerins et randonneurs traversent ainsi le village au fil des saisons, dans la continuité d'un passage millénaire. Cette position sur le GR 65 explique aussi la vitalité du village : hébergements, gîtes d'étape et petite restauration jalonnent le parcours, entretenant une activité que bien des communes rurales de cette taille ont perdue.

L'expérience se vit à pied et sans hâte : faire le tour de la place sous les couverts, s'attarder à une terrasse, pousser jusqu'à la collégiale, puis rejoindre Séviac à deux kilomètres. Comptez une demi-journée pour le village et la villa, une journée entière si l'on ajoute une dégustation et un détour vers les villages voisins. Montréal cumule d'ailleurs trois distinctions — Plus Beaux Villages de France, Station Verte et Village Fleuri —, gage d'un cadre soigné.


Activités

Que faire à Montréal-du-Gers ?

Les périodes d'ouverture, jours de fermeture, horaires de marché et conditions d'accès changent selon la saison ; vérifiez-les auprès de chaque gestionnaire avant le départ.

À Montréal-du-Gers, on peut visiter la villa gallo-romaine de Séviac et ses 625 m² de mosaïques (ouverture saisonnière à vérifier auprès d'Elusa), flâner au marché (jour et horaires à confirmer auprès de la mairie) sous les arcades de la bastide, marcher sur le sentier PR n°19 « Sur les traces des Romains » (tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme), pédaler sur la voie verte de l'Armagnac (tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme), pousser jusqu'à Fourcès la ronde (5 km) et Larressingle (9 km), et déguster l'armagnac de la Ténarèze dans les domaines voisins. Voici, concrètement, les activités réelles et vérifiées d'une halte montréalaise — la première bastide du Gers se révèle une base d'activités étonnamment complète, entre archéologie, villages classés et terroir. l'hiver, la Flamme de l'Armagnac réchauffe les chais du pays.

  • Visiter la villa de Séviac — à 2 km du bourg : 625 m² de mosaïques d'une résidence du IVe siècle, dans l'ensemble « Elusa Capitale antique » ; ouverture saisonnière à vérifier auprès d'Elusa
  • Flâner au marché — jour et horaires à confirmer auprès de la mairie
  • Marcher « Sur les traces des Romains » — sentier PR n°19 ; tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme
  • Pédaler sur la voie verte de l'Armagnac — tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme
  • La ronde des villages — Fourcès, la bastide circulaire (5 km, marché aux fleurs le dernier week-end d'avril), et Larressingle, la cité fortifiée (9 km)
  • Déguster l'armagnac de la Ténarèze — comme au domaine de Magnaut, à Fourcès : parcours « Art & Vin » dans les vignes, dégustation à l'arrivée
  • Se baigner à Gondrin — parc de loisirs (été)

Séviac et les traces des Romains

L'activité-phare reste bien sûr Séviac, à deux kilomètres du bourg : la somptueuse villa du IVe siècle et ses 625 m² de mosaïques se visitent en saison au sein de l'ensemble « Elusa Capitale antique » ; ouverture saisonnière à vérifier auprès d'Elusa. Les marcheurs peuvent se renseigner sur le sentier PR n°19 « Sur les traces des Romains » ; tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme. Pépite pour les curieux : la commune abrite aussi le gisement paléontologique de Béon, découvert en 1987 — un site du Miocène vieux d'environ 17 millions d'années, l'un des plus riches d'Europe, dont la « Fabrique à Souvenirs » de l'office de tourisme présente les trouvailles dans quatre salles ludiques.

Marché, villages et armagnac

Le marché anime la place à cornières ; jour et horaires à confirmer auprès de la mairie. Autour, la ronde des villages s'impose : Fourcès, l'unique bastide circulaire du Gers, à cinq kilomètres, avec son fameux marché aux fleurs, et Larressingle, la minuscule cité fortifiée, à neuf kilomètres. Côté terroir, les domaines de la Ténarèze ouvrent leurs chais : au domaine de Magnaut, à Fourcès, le parcours « Art & Vin » serpente dans les vignes avant la dégustation d'armagnac et de floc. En été, le parc de loisirs de Gondrin est une halte possible ; en hiver, la Flamme de l'Armagnac (d'octobre à février) ouvre les chais au pied de l'alambic — les dates varient chaque année selon les domaines, à vérifier sur le programme officiel.

Activité Où / Quand Bon à savoir
Villa de Séviac à 2 km ouverture saisonnière à vérifier auprès d'Elusa
Marché place à cornières jour et horaires à confirmer auprès de la mairie
PR n°19 « Sur les traces des Romains » tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme
Voie verte de l'Armagnac tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme
Fourcès / Larressingle 5 km / 9 km marché aux fleurs de Fourcès
Baignade parc de loisirs de Gondrin (été) conditions d'accès à vérifier

Conseils

Quand venir à Montréal-du-Gers

Le Gers se visite en toute saison, mais chaque période a sa couleur. Le printemps (avril-juin) offre une campagne verdoyante et des villages fleuris avant l'affluence ; l'été déroule les champs de tournesols et les longues soirées, mais c'est aussi la haute saison touristique et l'époque des marchés nocturnes gascons. L'automne (septembre-octobre) est sans doute le plus beau moment : vendanges, lumière dorée sur les vignes, et le début de la distillation de l'Armagnac dans les chais.

Saison Atouts À savoir
Printemps Campagne verte, villages fleuris, calme Idéal pour la randonnée et Compostelle
Été Tournesols, marchés nocturnes, terrasses Haute saison — Séviac et villages plus fréquentés
Automne Vendanges, distillation, lumière dorée Le meilleur moment pour les chais d'Armagnac
Hiver Sérénité, tarifs doux, brumes de causse Vérifier les horaires de Séviac (saisonniers)

Un point pratique : la villa de Séviac ferme une partie de l'hiver et fonctionne à horaires saisonniers — mieux vaut vérifier avant de s'y rendre. La Flamme de l'Armagnac, en fin d'automne et en hiver, ouvre par ailleurs les portes des chais pour assister à la distillation, un spectacle et une odeur inoubliables. Pour caler la journée au bon moment et enchaîner village, villa et dégustation sans stress, le porte-à-porte en chauffeur privé permet de s'adapter aux horaires d'ouverture.


Alentours

Aux alentours : le meilleur de la Ténarèze

Montréal fait une base idéale pour rayonner dans la Ténarèze, l'un des secteurs les plus riches du Gers en villages et en patrimoine. Tout se trouve à moins d'une demi-heure, sur des routes de campagne tranquilles.

Destination Distance Pourquoi s'y arrêter
Fourcès ~6 km Bastide à plan circulaire, rare, place ronde à couverts (Plus Beau Village)
Larressingle ~12 km « La plus petite cité fortifiée de France », village-château médiéval
Condom ~16 km Cathédrale Saint-Pierre, quais de la Baïse, musée de l'Armagnac
Eauze ~15 km Ancienne Elusa, « Trésor d'Eauze » (28 000 monnaies gallo-romaines)
Abbaye de Flaran ~25 km Abbaye cistercienne du XIIe siècle, l'une des mieux conservées de Gascogne

Le rapprochement avec Fourcès est particulièrement parlant : à six kilomètres de Montréal la carrée se trouve Montréal… la ronde, pourrait-on dire — Fourcès étant l'une des très rares bastides à plan circulaire de France, avec sa place ronde bordée de couverts et son château. Voir les deux dans la même journée, c'est saisir toute la variété du modèle des villes neuves médiévales : le même principe, deux géométries opposées. Ajoutez-y Eauze et son fabuleux « Trésor » gallo-romain, en écho direct à Séviac, et Larressingle, minuscule village entièrement cerné de remparts, et vous tenez un itinéraire antique-et-médiéval d'une densité peu commune — le tout dans un rayon de quinze kilomètres.


Accès

Venir de Bordeaux : distances et accès

Montréal-du-Gers est une commune rurale et sans gare : tout le nord-ouest du Gers est privé de train voyageurs (l'ancienne ligne Eauze-Auch est fermée). Depuis Bordeaux, comptez environ 149 km et 2h00 par la route, via le Lot-et-Garonne et l'Agenais. Les deux villes proches, Condom et Eauze, sont à ~15 km (une quinzaine de minutes) et concentrent commerces et services.

Depuis / vers Distance Temps
Bordeaux → Montréal-du-Gers ~149 km ~2h00
Condom ~16 km ~18 min
Eauze (ancienne Elusa) ~15 km ~18 min
Agen (gare TGV la plus pratique) ~56 km ~1h00
Auch (préfecture) ~56 km ~1h00

Pour rejoindre une gare, deux options à distance équivalente : Auch (55,7 km) est la plus proche à vol de route, mais c'est une gare en cul-de-sac (seule ligne active vers Toulouse) ; Agen (56,4 km), sur l'axe TGV Bordeaux-Toulouse, est en pratique la porte d'entrée ferroviaire la plus commode. Autrement dit, quelle que soit l'approche, la voiture est indispensable pour atteindre Montréal et surtout pour rayonner dans la Ténarèze.

C'est tout l'intérêt du porte-à-porte depuis Bordeaux : pour une journée réunissant la bastide, la villa de Séviac, un chai d'Armagnac et un ou deux villages voisins (Fourcès, Larressingle), sans se soucier de l'itinéraire, du stationnement ni de la conduite après dégustation, un chauffeur privé au départ de Bordeaux permet d'enchaîner les étapes à son rythme. Un devis fixe et écrit est fourni avant le départ.


FAQ

Questions fréquentes

Où se trouve Montréal-du-Gers ?

Dans le nord-ouest du Gers (32), en Occitanie, dans l'arrondissement de Condom et la Communauté de communes de la Ténarèze. Officiellement nommée « Montréal », la commune porte le code postal 32250 et le code INSEE 32290. C'est un village d'environ 1 171 habitants, à quelque 149 km (2h00) de Bordeaux, entre Condom et Eauze (~15 km chacune).

Pourquoi Montréal-du-Gers est-elle une bastide célèbre ?

Parce qu'elle est la plus ancienne bastide du Gers, fondée le 30 mars 1255 par Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis. Son nom signifie « Mont-Royal ». Elle conserve son plan orthogonal médiéval et sa place centrale à cornières, entourée de couverts sur trois côtés — ce qui lui vaut son classement parmi les Plus Beaux Villages de France.

Montréal-du-Gers est-elle la première bastide de Gascogne ?

C'est un raccourci fréquent, mais inexact. Cordes-sur-Ciel, fondée en 1222, la précède de trente-trois ans. Les formulations justes sont « la plus ancienne bastide du Gers » (base Mérimée), « l'une des premières bastides gasconnes », ou « première bastide royale de Gascogne ». Montréal se situe au tout début du mouvement des bastides, sans en détenir le record absolu.

Qu'est-ce que la villa gallo-romaine de Séviac ?

C'est une immense résidence aristocratique antique, à environ 2 km du bourg de Montréal, célèbre pour ses 625 m² de mosaïques polychromes conservées in situ et ses vastes thermes privés (plus de 500 m²). Sa phase de prestige se situe aux IVe-Ve siècles. Découverte fortuitement en 1864, classée Monument historique en 1978, elle a rouvert au public en 2018 sous des abris contemporains.

Comment s'appelle l'église de Montréal-du-Gers ?

La collégiale du bourg est dédiée à saint Philippe et saint Jacques (et non à Notre-Dame, vocable de l'église antérieure). Gothique méridional, commencée vers 1300 et poursuivie aux XIVe-XVe siècles, partiellement fortifiée, elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1925. Fait notable, deux églises de hameaux — Genens et Luzanet — sont, elles, classées MH, statut plus élevé.

Combien coûte un trajet Bordeaux → Montréal-du-Gers en chauffeur privé ?

À partir de 259 € pour le trajet aller, en porte-à-porte, pour 1 à 3 passagers (berline) — tarif indicatif pour ~149 km et environ 2h00 de route. Le prix exact dépend de l'horaire, du véhicule (berline ou van jusqu'à 8 places) et des arrêts souhaités. Un devis fixe et écrit est fourni avant le départ ; c'est la formule idéale pour visiter les chais sans conduire.

Qu'est-ce que la Ténarèze et l'Armagnac ?

Montréal-du-Gers se situe dans le secteur de l'Armagnac-Ténarèze. Le profil d'une eau-de-vie varie selon les cépages, la distillation, le contenant et la durée d'élevage : comparez les indications de chaque domaine plutôt que d'attribuer un style unique à toute la zone. Les règles de production et les dénominations doivent être vérifiées dans le cahier des charges en vigueur avant publication.

Montréal-du-Gers est-elle sur le chemin de Compostelle ?

Oui. Le village est une étape de la Via Podiensis (GR 65), la voie du Puy-en-Velay, la plus fréquentée des routes françaises vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Le vocable même de la collégiale (Saint-Jacques) rappelle ce passage jacquaire. Pèlerins et randonneurs traversent le village au fil des saisons.

Y a-t-il une gare à Montréal-du-Gers ?

Non. Tout le nord-ouest du Gers est privé de train voyageurs (l'ancienne ligne Eauze-Auch est fermée). Les gares les plus proches sont Auch (~56 km, en cul-de-sac vers Toulouse) et Agen (~56 km, sur l'axe TGV Bordeaux-Toulouse, la plus pratique). L'accès se fait donc en voiture ou en chauffeur privé depuis Bordeaux (~2h00).

Que voir autour de Montréal-du-Gers ?

Fourcès (~6 km), rare bastide à plan circulaire ; Larressingle (~12 km), « la plus petite cité fortifiée de France » ; Condom (~16 km) et son musée de l'Armagnac ; Eauze (~15 km), l'ancienne Elusa et son Trésor gallo-romain de 28 000 monnaies ; et l'abbaye cistercienne de Flaran (~25 km). Un concentré de bastides, de villages fortifiés et de patrimoine antique.

Combien de temps faut-il pour visiter Montréal-du-Gers ?

Comptez une demi-journée pour la bastide (place à cornières, collégiale) et la villa de Séviac, à deux kilomètres. Une journée entière si vous ajoutez une dégustation d'Armagnac ou de Floc dans un chai, et un détour vers Fourcès ou Larressingle. C'est une destination de slow tourisme, qui se savoure sans hâte.

Que faire à Montréal-du-Gers ?

Concrètement : visiter la villa gallo-romaine de Séviac, à 2 km, et ses 625 m² de mosaïques (ouverture saisonnière à vérifier auprès d'Elusa) ; flâner au marché (jour et horaires à confirmer auprès de la mairie) ; marcher sur le sentier PR n°19 « Sur les traces des Romains » et pédaler sur la voie verte de l'Armagnac (tracé et accessibilité à confirmer auprès de l'office de tourisme) ; pousser jusqu'à Fourcès et Larressingle ; découvrir le parcours « Art & Vin » du domaine de Magnaut ; et se rendre au parc de loisirs de Gondrin. Les conditions d'accès changent selon la saison ; vérifiez-les auprès de chaque gestionnaire avant le départ.

Pourquoi la population de Montréal-du-Gers a-t-elle autant baissé ?

Montréal comptait 3 407 habitants en 1793, son pic historique. Comme toute la Gascogne rurale, elle a perdu près des deux tiers de sa population en deux siècles, sous l'effet de la mécanisation agricole et de l'exode vers les villes. Depuis 2017, la courbe s'est stabilisée autour de 1 170-1 180 habitants, avec une densité très faible d'environ 18,6 habitants au km².

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Sources

Sources et références

Article mis à jour en juillet 2026.

Réservation 24h/24

En route pour la Ténarèze et l'Armagnac

Trajet direct depuis Bordeaux (~2h00) vers Montréal-du-Gers et la Ténarèze, arrêts libres en chemin — la villa de Séviac, Fourcès, Larressingle, un chai d'Armagnac. Devis fixe par écrit sous 30 minutes, berline ou van 8 places, chauffeur anglophone.

Place à cornières de Montréal-du-Gers, maisons ocre, arcades et puits central
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