Saintes, la Rome de l'Aquitaine sur la Charente

Un amphithéâtre du Ier siècle, un arc romain déplacé pierre par pierre et deux sanctuaires romans classés à l'UNESCO. Capitale de la Gaule aquitaine avant Bordeaux, Saintes aligne vingt siècles d'histoire sur les deux rives de la Charente — à 1 h 24 de Bordeaux.

5,0 · 40 avis Google~118 km · 1h24 de Bordeaux29 min de lecture
Repères

Saintes en un coup d'œil

Saintes (Charente-Maritime), l'antique Mediolanum Santonum, fut au Ier siècle la capitale de la province de Gaule aquitaine — avant que Bordeaux ne prenne le relais. On y visite le plus grand amphithéâtre romain de l'ouest de la Gaule, un arc dédié à Tibère, deux joyaux de l'art roman saintongeais et de longs quais où glissent des bateaux électro-solaires. Comptez ~118 km depuis Bordeaux, environ 1 h 24 par l'A10, soit dès 200 € en VTC, porte-à-porte.

RepèreDétail
DépartementCharente-Maritime (17) · Nouvelle-Aquitaine
StatutSous-préfecture · capitale historique de la Saintonge
Population≈ 25 400 habitants (Saintais)
Surnom« la Rome de l'Aquitaine » · Ville d'art et d'histoire
IncontournablesAmphithéâtre · arc de Germanicus · Abbaye aux Dames · basilique Saint-Eutrope
Depuis Bordeaux≈ 118 km · ~1 h 24 par l'A10 · dès 200 € en voiture privée

Beaucoup de voyageurs traversent Saintes sans s'arrêter, croyant à une simple étape sur la route de La Rochelle. C'est une erreur. Peu de villes françaises concentrent, dans un mouchoir de poche, un amphithéâtre romain, un arc antique, une abbaye bénédictine et une crypte inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. La ville tient tout entière entre les deux rives d'un fleuve paisible, la Charente, et se parcourt à pied en une journée.

Ce guide vous donne tout ce qu'il faut savoir avant de venir : ce que fut Mediolanum Santonum et pourquoi elle mérite son surnom de « Rome de l'Aquitaine », quels monuments voir en priorité, comment organiser une journée entre les deux rives, ce que l'on peut faire aux alentours — et comment arriver reposé depuis Bordeaux, sans souci de parking ni de correspondance. Chaque fait cité ici a été vérifié auprès des sources officielles listées en fin d'article.


Situer

Où se trouve Saintes ?

Saintes s'étire sur les deux rives de la Charente, à mi-chemin entre Cognac et l'océan Atlantique, au cœur d'un pays de calcaire blanc et de vignes que l'on appelle la Saintonge. La ville en fut la capitale historique et elle reste aujourd'hui le deuxième pôle urbain de la Charente-Maritime, derrière La Rochelle, avec environ 25 400 habitants (25 363 au dernier recensement). Ses habitants sont les Saintais. Sous-préfecture du département, elle porte fièrement le double label de Ville d'art et d'histoire, reconnaissance venue par étapes : d'abord distinguée « ville d'art » en 1967, elle a obtenu le label plus exigeant de Ville d'art et d'histoire en 1986, qui l'engage à valoriser et faire vivre son patrimoine auprès des visiteurs comme des habitants.

La géographie de Saintes tient en une image : un fleuve tranquille et deux rives qui se répondent. Sur la rive gauche s'accroche la vieille ville, la cathédrale Saint-Pierre, la basilique Saint-Eutrope et l'amphithéâtre ; sur la rive droite s'ouvrent la place Bassompierre, l'arc de Germanicus et l'Abbaye aux Dames. Entre les deux, la Charente et ses quais réaménagés servent de fil conducteur : on passe d'un monument à l'autre en franchissant un pont, sans jamais perdre le fleuve de vue. C'est cette compacité, rare pour une ville qui aligne autant de siècles, qui rend la visite si agréable à pied et permet de tout voir en une seule journée.

À quelle distance de Bordeaux ?

Depuis Bordeaux, comptez environ 118 km et 1 h 24 de route par l'autoroute A10 en direction du nord. C'est l'une des grandes villes d'histoire les plus faciles à atteindre depuis la métropole girondine : l'axe est direct, sans détour ni changement de route, et vous dépose au pied de l'amphithéâtre ou sur les quais en un peu plus d'une heure. La sortie autoroutière débouche directement sur la ville, sans traversée pénible ni goulet d'étranglement, ce qui rend l'excursion d'une journée particulièrement confortable au départ de Bordeaux.

Depuis SaintesDistance routièreDurée
Cognac≈ 28 km~35 min
Royan (océan)≈ 41 km~40 min
Rochefort≈ 45 km~35 min
La Rochelle≈ 75 km~1 h
Bordeaux≈ 118 km~1 h 24

Cette centralité n'a rien de nouveau. Sous Rome, Mediolanum Santonum était un nœud de la Via Agrippa, la grande voie impériale qui reliait la façade atlantique à Lugdunum — Lyon, capitale des Gaules. La ville commandait le franchissement de la Charente et le contrôle des routes vers le sud-ouest. Deux mille ans plus tard, elle reste un point de passage naturel entre le Bordelais, l'estuaire de la Gironde et les ports de l'Atlantique, au croisement des routes vers Cognac, Royan, Rochefort et La Rochelle. C'est ce qui en fait une base d'excursion si commode : une journée suffit à en saisir l'essentiel, et elle ouvre la porte à toute la Charente-Maritime.

Les quais de la Charente à Saintes, maisons de pierre claire reflétées dans l'eau calme et pont en arc
La Charente traverse Saintes en son cœur : les quais relient la vieille ville rive gauche à l'Abbaye aux Dames rive droite.

Rome

Mediolanum Santonum, capitale avant Bordeaux

Au Ier siècle de notre ère, Saintes n'est pas une bourgade : c'est la capitale de la province de Gaule aquitaine, et le chef-lieu de la cité des Santons, le peuple gaulois qui a donné son nom à la Saintonge. À son apogée, entre la fin du Ier siècle avant J.-C. et le début du IIe siècle, la ville compte plus de 15 000 habitants répartis sur une centaine d'hectares — une métropole à l'échelle de la Gaule romaine, dotée de monuments dignes de son rang.

Mediolanum Santonum domina l'Aquitaine romaine bien avant que Burdigala — Bordeaux — ne lui ravisse ce rang, au IIIe siècle.

Ce déclassement fut progressif : d'abord concurrencée par Poitiers, la ville céda définitivement la prééminence provinciale à Bordeaux à partir du IIIe siècle. Mais elle n'oublia jamais son passé impérial, et c'est cet héritage antique, unique dans l'ouest de la France, qui fait aujourd'hui son originalité et lui a valu son surnom de « Rome de l'Aquitaine ».

Le plus grand amphithéâtre de l'ouest de la Gaule

L'amphithéâtre est le monument-phare de la ville. Ses gradins épousent un vallon naturel — une astuce d'ingénieur qui économisait la maçonnerie en s'appuyant sur le relief — et dessinent une ellipse de 126 mètres sur 102, pour une arène d'environ 66 mètres sur 39. Commencé sous Auguste et Tibère, il fut achevé sous l'empereur Claude (41-54 apr. J.-C.), datation confirmée par une inscription retrouvée sur place. Il figure sur la toute première liste des Monuments historiques, celle de 1840 — protection parmi les plus anciennes de France.

Sa capacité fait toujours débat : les estimations vont de 12 000 à 20 000 spectateurs, la valeur communément retenue tournant autour de 15 000 places. Coïncidence troublante : c'est à peu près la population de la ville à son apogée. En théorie, Mediolanum tout entière pouvait s'asseoir dans son amphithéâtre. Aujourd'hui engazonné, le monument se visite librement une grande partie de l'année ; on descend au niveau de l'arène pour mesurer l'échelle des gradins, et l'acoustique du vallon rappelle qu'on foule l'un des plus anciens édifices de spectacle antiques de la Gaule.

L'amphithéâtre est l'un des plus précoces de toute la Gaule et le mieux conservé de l'Ouest de la Gaule (source : Ville de Saintes, consultée le 24 juillet 2026). Le choix du vallon n'est pas un détail : plutôt que d'élever d'imposantes substructions maçonnées pour porter les gradins, comme à Nîmes ou à Arles, les bâtisseurs ont creusé et remblayé la pente d'un talweg naturel, laissant le relief faire l'essentiel du travail. Cette économie de moyens explique en partie l'ancienneté du monument : on savait construire vite et grand, dès le règne de Claude, en composant avec le terrain plutôt que contre lui. C'est aussi ce qui donne aujourd'hui à l'arène sa silhouette si particulière, à demi fondue dans le paysage, très différente des arènes monumentales que l'on imagine spontanément.

Détail que peu de visiteurs connaissent : le peuple des Santons a laissé son empreinte jusque dans la science. Le Santonien, un étage du Crétacé supérieur daté d'environ 84 millions d'années, tire son nom de Saintes. Autrement dit, la ville a donné son nom à une unité du temps géologique reconnue dans le monde entier — une postérité que peu de cités peuvent revendiquer, et un joli sujet de conversation face aux falaises calcaires de la région.


Histoire

Saintes au fil des siècles

Comprendre Saintes, c'est suivre le fil d'une ville qui n'a cessé de se réinventer. De la capitale gauloise des Santons à la Ville d'art et d'histoire d'aujourd'hui, chaque époque a laissé sa strate — et c'est cette superposition, plus qu'un monument isolé, qui fait le charme de la cité.

De la cité gauloise à la capitale romaine

Avant Rome, le site est déjà celui de la cité des Santons, l'un des peuples gaulois les plus puissants de la façade atlantique. Sous l'Empire, il devient Mediolanum Santonum, capitale de la vaste province de Gaule aquitaine, dotée d'un forum, de thermes, d'un aqueduc et de son grand amphithéâtre. Le déclin s'amorce à partir du IIIe siècle, quand les invasions poussent la ville à se replier derrière un rempart bâti en hâte — un rempart dans lequel furent réemployés quantité de blocs sculptés, aujourd'hui exposés au musée archéologique.

Ce rempart de l'Antiquité tardive raconte à lui seul le basculement d'une époque. Pour l'élever vite, on démonta monuments et tombeaux pour en récupérer les pierres : stèles funéraires, corniches, blocs d'architecture ornés partirent grossir une muraille défensive, élevée à la hâte au Bas-Empire. Ce sont ces éléments, exhumés au fil des fouilles, qui forment aujourd'hui le remarquable lapidaire gallo-romain du musée archéologique. Paradoxe de l'histoire : la ville qui se barricadait par peur des invasions nous a ainsi légué, pris dans son mur de fortune, l'un des plus riches ensembles de sculpture romaine du grand Ouest. Ce qui fut sauvé par accident se lit désormais comme une archive de pierre de la première Saintes.

Du Moyen Âge roman aux guerres de Religion

Le Moyen Âge fait de Saintes un grand foyer religieux : l'Abbaye aux Dames et la basilique Saint-Eutrope s'élèvent au XIe siècle, sur la route de Compostelle, et la Saintonge se couvre d'églises romanes. La ville prospère au fil des rivalités entre rois de France et d'Angleterre, avant de payer un lourd tribut aux guerres de Religion du XVIe siècle, qui ravagent sa cathédrale. À la Révolution, Saintes connaît une revanche administrative : elle est préfecture de la Charente-Inférieure de 1790 à 1810, avant que ce rang ne passe définitivement à La Rochelle. Reléguée sous-préfecture, elle garde son tribunal et son rôle de capitale de la Saintonge — un statut culturel qu'elle cultive aujourd'hui à travers son label de Ville d'art et d'histoire et sa vie musicale.


L'arc

L'arc de Germanicus, sauvé par Victor Hugo

L'arc romain de Saintes en pierre claire sur un quai, deux arches et sculptures altérées
L'arc dit « de Germanicus » se dresse aujourd'hui sur la rive droite de la Charente, place Bassompierre.

Sur la rive droite, face à la vieille ville, se dresse un arc romain à deux baies que l'on appelle arc de Germanicus. Le nom est trompeur, et vaut la peine d'être corrigé — car cet arc concentre à lui seul plusieurs idées reçues qu'il est bon de démêler avant de l'admirer.

Ni triomphal, ni dédié à Germanicus

Ce n'est pas un arc de triomphe : c'est un arc votif et honorifique, financé à titre privé, vers 18-19 apr. J.-C., par un riche notable santon, Caius Julius Rufus. Il ne célèbre aucune victoire militaire. Sa dédicace grave trois générations de la famille impériale — Tibère, Drusus et Germanicus — et c'est Tibère, l'empereur régnant, qui en est le dédicataire principal. Germanicus, mort en l'an 19, n'a jamais régné : le nom populaire de l'arc est donc doublement réducteur. L'inscription rappelle même la filiation prestigieuse du prince, « petit-fils du divin Auguste, arrière-petit-fils du divin Jules » — un condensé de propagande dynastique gravé dans la pierre.

Déplacé pierre par pierre en 1843

L'arc ne se trouve pas à son emplacement d'origine. Il marquait jadis l'entrée de la ville, à la tête du pont romain qui franchissait la Charente. Quand ce pont menacé fut démoli au XIXe siècle, l'arc fut démonté pierre par pierre et remonté 28 mètres plus loin, sur la place Bassompierre, entre 1843 et 1851, sous la conduite des architectes J.-J. Clerget et V. Fontorbe. L'opération, l'un des premiers grands sauvetages-déplacements de monument antique en France, doit beaucoup à Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques, et à Victor Hugo, qui qualifia sa destruction programmée d'idée « barbare et dérisoire ».

Prenez le temps d'en jauger les proportions : l'arc mesure environ 15,80 mètres de large pour 14,71 mètres de haut et 3,90 mètres d'épaisseur, ses deux baies s'ouvrant sous une voûte de près de 9,70 mètres. Ce n'est donc pas un modeste portique, mais un ouvrage monumental, conçu pour être vu de loin par quiconque abordait la ville par le pont. L'inscription qui court sur l'entablement fait de la pierre un support de propagande dynastique : en gravant côte à côte Tibère, son fils Drusus et Germanicus, le donateur Caius Julius Rufus affichait sa loyauté à la maison régnante en même temps que sa propre fortune — car offrir un tel monument à sa cité était, pour un notable provincial, la manière la plus visible de marquer son rang.

Un mot de prudence pour le visiteur curieux : plusieurs des pilastres et chapiteaux que l'on admire aujourd'hui ne sont pas antiques, mais des restitutions du XIXe siècle, réalisées lors du remontage de 1851. L'arc n'est officiellement classé Monument historique que depuis 1905 (arrêté du 5 juillet), soit bien après l'amphithéâtre inscrit dès la liste fondatrice de 1840 — un décalage qui surprend souvent, tant l'arc semble incarner à lui seul l'antiquité de la ville. Éclairé le soir, reflété dans la Charente, il reste l'une des images les plus photographiées de la ville, et le meilleur point de départ pour comprendre, avant même d'entrer dans Saintes, ce que fut sa grandeur romaine.


Vestiges

Thermes, aqueduc et galeries souterraines

L'amphithéâtre et l'arc ne sont que la partie émergée de la ville romaine. Saintes conserve un chapelet de vestiges moins spectaculaires mais tout aussi parlants, pour qui aime marcher sur les traces de Mediolanum et sortir des circuits balisés.

Les thermes de Saint-Saloine

Au nord de la ville subsiste le grand mur sud du caldarium, la salle chaude des thermes de Saint-Saloine, un ensemble bâti dans le dernier quart du Ier siècle. Le pan de mur conservé dépasse trois mètres d'épaisseur et court sur près de 80 mètres du nord au sud, pour une emprise au sol de l'ordre de 199 mètres carrés : de quoi imaginer l'échelle des bains publics d'une capitale de province, où l'on venait autant se laver que discuter des affaires de la cité. Ces thermes sont classés Monument historique depuis 1904. Dans le monde romain, les thermes n'étaient pas de simples équipements d'hygiène : on y passait des heures, entre salles froide, tiède et chaude, on y traitait des affaires et on y nouait des alliances. Qu'il en subsiste à Saintes un mur de cette épaisseur, debout après vingt siècles, dit assez la solidité de la construction impériale.

Un aqueduc de 17 kilomètres

L'aqueduc de Saintes fut développé en plusieurs phases et alimenté par des captages situés à Fontcouverte, au Douhet et à Vénérand. Les capacités publiées varient selon le tronçon et la phase considérés ; elles ne doivent pas être additionnées sans préciser la configuration du réseau.

Le plus spectaculaire de ces ouvrages est le pont-canal des Arcs, à Fontcouverte : long d'environ 160 mètres pour une vingtaine de mètres de hauteur, il portait la conduite d'eau au-dessus d'un vallon. Une ville qui s'offrait un tel confort hydraulique n'était pas une bourgade de province : c'était une capitale qui tenait à en avoir les attributs.

À Fontcouverte, curiosité savoureuse : les piles du pont-aqueduc ont été intégrées au golf de Saintes, aménagé par Louis Rouyer-Guillet. On y joue littéralement entre les arches romaines — une superposition d'époques comme il en existe peu.

Vestige romainCe qu'on voitStatut
AmphithéâtreArène ellipsoïdale 126 × 102 m, gradins engazonnésClassé MH 1840
Arc de GermanicusArc votif à deux baies, place BassompierreClassé MH 1905
Thermes de Saint-SaloineMur sud du caldarium, > 3 m d'épaisseurClassé MH 1904
Aqueduc (Fontcouverte, Le Douhet…)Piles, pont-canal des Arcs, galeriesProtégé (communes voisines)

Aux amateurs de curiosités souterraines, la ville réserve enfin la galerie du Plantis, dite « des Neuf Puits » : près de 500 mètres de canal voûté qui plongent à plus de 17 mètres sous le sol. Cet ouvrage hydraulique, méconnu, rappelle que la maîtrise romaine de l'eau ne s'arrêtait pas aux monuments visibles : toute une ville invisible court sous les rues actuelles.


Abbaye

L'Abbaye aux Dames, cité musicale

L'abbatiale romane de l'Abbaye aux Dames de Saintes, pierre dorée, portail sculpté et clocher
L'abbatiale Sainte-Marie de l'Abbaye aux Dames, chef-d'œuvre du roman saintongeais et cœur battant de la vie musicale de la ville.

Sur la rive droite, l'Abbaye aux Dames ouvre le versant médiéval de Saintes. Fondée en 1047 par Geoffroy Martel, comte d'Anjou, et son épouse Agnès de Bourgogne, ce fut la première abbaye de femmes de Saintonge — une puissante communauté bénédictine dirigée par des abbesses souvent issues de la haute noblesse, qui géraient un vaste domaine et éduquaient les filles de l'aristocratie régionale.

Un chef-d'œuvre du roman saintongeais

L'abbatiale Sainte-Marie fut reconstruite au XIIe siècle sous l'abbesse Agnès de Barbezieux, entre 1134 et 1174. Sa façade richement sculptée et son étonnant clocher « en pomme de pin », coiffé d'écailles de pierre, comptent parmi les images les plus reconnaissables de l'art roman de la région. L'église est classée Monument historique depuis 1846 ; les bâtiments conventuels, eux, sont inscrits depuis 1948. On y admire des portails aux voussures foisonnantes, typiques de la sculpture romane saintongeaise.

Un conservatoire et un grand festival

L'abbaye n'est pas un monument figé : c'est aujourd'hui une cité musicale vivante, qui abrite un conservatoire d'environ 600 élèves et accueille chaque été le Festival de Saintes. Héritier des Académies musicales fondées dans les années 1980 — l'âge d'or de Philippe Herreweghe et de la musique baroque —, il propose près de 30 concerts sur huit jours et attire chaque année entre 10 000 et 12 000 spectateurs. La 55e édition du Festival de Saintes s'est tenue du 11 au 18 juillet 2026. Pour une prochaine visite, consultez la programmation datée publiée par l'Abbaye aux Dames avant de réserver. Assister à un concert dans l'abbatiale romane, à la nuit tombée, est l'une des plus belles expériences que la ville puisse offrir.

Ce statut de « cité musicale » n'est pas une formule pour dépliant touristique : il désigne une réalité qui vit toute l'année. Les bâtiments conventuels, longtemps désaffectés, ont été réhabilités pour accueillir le conservatoire et la cité musicale, si bien que la musique y résonne bien au-delà de la semaine de festival. C'est cette continuité — un conservatoire au quotidien, un grand rendez-vous l'été — qui distingue l'Abbaye aux Dames de tant de monuments réduits au rôle de décor. Le festival lui-même s'est bâti une réputation internationale dans le répertoire ancien et baroque à l'époque où Philippe Herreweghe y dirigeait les Académies musicales ; il continue d'attirer des interprètes de premier plan et un public fidèle qui vient de toute la France. Réserver son transfert pour rentrer après un concert du soir évite de reprendre la route de nuit après une journée entière de visite.


Cathédrale

La cathédrale et la basilique classée UNESCO

Rive gauche, deux autres géants de pierre dominent la vieille ville : la cathédrale Saint-Pierre et la basilique Saint-Eutrope. Toutes deux racontent, à leur manière, les grandeurs et les fractures de l'histoire religieuse de la Saintonge — et la seconde, surtout, mérite le détour pour sa crypte exceptionnelle.

Saint-Pierre, la flèche inachevée

La cathédrale Saint-Pierre, reconstruite en gothique flamboyant à partir de 1420 sur des bases romanes héritées de l'évêque Pierre de Confolens (début du XIIe siècle), devait culminer à près de 96 mètres. Les guerres de Religion en décidèrent autrement : en 1568, les troupes huguenotes de Coligny d'Andelot la saccagèrent, brisèrent la statue de Charlemagne et sapèrent les piliers. La flèche fut stoppée net ; reconstruite aux deux tiers à partir de 1585, le clocher-porche est aujourd'hui coiffé d'un simple dôme de cuivre et reste inachevé à environ 58 mètres, laissant des arcs-boutants qui « donnent sur le vide ». Un cloître, classé en 1937, complète l'ensemble.

Saint-Eutrope, consacrée par un pape

Le haut clocher de pierre de la basilique Saint-Eutrope de Saintes émergeant au-dessus des toits et des arbres
Le clocher flamboyant de Saint-Eutrope, financé au XVe siècle par Louis XI, domine les toits de la vieille ville.

La basilique Saint-Eutrope a une histoire prestigieuse : sa première pierre fut posée en 1081, à l'initiative de Guillaume VIII d'Aquitaine, et elle fut consacrée par le pape Urbain II en personne, le 20 avril 1096 — quelques mois seulement après qu'il eut lancé la première croisade à Clermont, en novembre 1095. La translation des reliques du saint dans la crypte suivit, le 14 octobre de la même année. Que le pape appelant l'Europe à la croisade se soit détourné de sa route pour venir consacrer lui-même l'église de Saintes en dit long sur le rayonnement du sanctuaire au XIe siècle, sur la grande voie de pèlerinage vers Compostelle. Sa flèche flamboyante fut financée au XVe siècle par le roi Louis XI. Le 11 mai 1886, le pape Léon XIII l'éleva au rang de basilique mineure, distinction qui consacre son importance dans la chrétienté.

Une crypte parmi les plus vastes d'Europe

Le trésor se cache sous l'église. La crypte du XIe siècle, longue d'environ 35 mètres et riche de 53 chapiteaux romans, abrite le tombeau de saint Eutrope — présenté par la tradition comme le premier évêque de la ville. Il faut prendre ce récit pour ce qu'il est : une tradition hagiographique. Les historiens situent plutôt l'épiscopat et le martyre d'Eutrope au IIIe siècle, et non au Ier comme le voudrait la légende du premier évêque. C'est l'une des plus vastes cryptes romanes d'Europe, à demi enterrée, aux voûtes basses et aux colonnes trapues. À ce titre, Saint-Eutrope est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » (source : Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, consulté le 24 juillet 2026) : les pèlerins de la voie de Tours y font halte depuis le Moyen Âge, sur la route de Compostelle.

Descendre dans cette crypte, c'est changer d'atmosphère en quelques marches : la lumière tombe, les voûtes s'abaissent, les colonnes s'épaississent, et l'on comprend d'un coup pourquoi les pèlerins la tenaient pour un lieu sacré. Contrairement à bien des cryptes réduites à un caveau, celle de Saint-Eutrope est une véritable église basse, presque aussi vaste que le sanctuaire du dessus. Ses chapiteaux sculptés — feuillages, entrelacs, figures — offrent un condensé du répertoire roman saintongeais à hauteur de regard. C'est, avec l'amphithéâtre, l'un des deux endroits de Saintes où le passé se touche du doigt plutôt qu'il ne se raconte.


Flâner

Flâner dans la vieille ville et sur les quais

Ruelle pavée de la vieille ville de Saintes, maisons de pierre claire et quelques façades à colombages
Les ruelles de la vieille ville, entre maisons de pierre blonde et façades à pans de bois, se parcourent à pied en une matinée.

Au-delà de ses monuments majeurs, Saintes se savoure à pied. La vieille ville rive gauche déroule des ruelles pavées, des maisons de pierre calcaire et quelques belles façades à colombages, entre la cathédrale et les quais. Tout se fait à pied : la ville est compacte, plate le long du fleuve, et parfaitement adaptée à une flânerie d'une demi-journée, de terrasse en librairie et de place en jardin. Les quais réaménagés offrent une promenade continue le long de la Charente, avec vue sur l'Abbaye aux Dames en face.

Les musées de la ville

Trois musées méritent le détour selon vos goûts. Le musée archéologique présente un remarquable lapidaire gallo-romain — sarcophages, stèles et blocs sculptés issus des remparts de l'Antiquité tardive. Le musée de l'Échevinage est installé dans un hôtel du XVe siècle. Le musée Dupuy-Mestreau, fondé en 1920 et racheté par la ville en 1992, est dédié aux arts et traditions de la Saintonge : coiffes, meubles, faïences. La ville conserve aussi un haras national, témoin de sa longue vocation équestre.

Descendre la Charente à bord d'un bateau solaire

Pour changer d'angle, embarquez sur le « Bernard Palissy III », un bateau-promenade électro-solaire, à zéro émission de CO₂ et d'une capacité d'environ 149 places — l'un des rares de ce type en Europe. Il porte le nom du grand céramiste saintongeais Bernard Palissy, célèbre pour ses « rustiques figulines ». Au départ de la place Bassompierre, d'avril à octobre, il descend paisiblement la Charente vers Chaniers ou Port-d'Envaux, offrant la plus belle vue sur les monuments depuis l'eau. C'est une pause reposante et silencieuse, très appréciée en fin de journée, quand la lumière rasante dore la pierre des quais et que l'on découvre l'arc de Germanicus et l'Abbaye aux Dames sous l'angle qui fut celui des voyageurs d'autrefois : depuis le fleuve, seule vraie porte d'entrée de la ville pendant des siècles.


Que faire

Que faire à Saintes : marchés, festival, pratique

À Saintes, on peut enchaîner en une journée les grands monuments antiques et romans, flâner dans la vieille ville, faire son marché sur la place de la Cathédrale et embarquer sur la Charente. La ville est d'abord une ville de marchés et de foires, animée toute l'année, où il fait bon prendre le temps. Voici les rendez-vous à connaître pour caler votre visite.

Marchés et grande foire mensuelle

Le grand rendez-vous est le marché Saint-Pierre, sur la place de la Cathédrale, les mercredi et samedi matin (grosso modo de 7 h à 13 h) — c'est là que bat le cœur commerçant de la ville, avec les produits de la Saintonge. D'autres marchés de quartier animent la semaine : cours Reverseaux les mardi et vendredi, Saint-Pallais les jeudi et dimanche, Bellevue le jeudi. De quoi trouver un étal ouvert presque chaque matin, selon le quartier où l'on se trouve. Surtout, chaque premier lundi du mois, la ville accueille une foire tentaculaire qui draine jusqu'à 40 000 personnes — l'une des plus grandes de France. Si votre visite tombe ce jour-là, attendez-vous à une ambiance de fête et à une circulation dense : une raison de plus de vous faire déposer et reprendre par un chauffeur plutôt que de chercher à vous garer.

Rendez-vousQuand
Marché Saint-PierreMercredi & samedi matinPlace de la Cathédrale
Grande foire mensuelle1er lundi du moisCentre-ville
Festival de Saintes 202611–18 juilletAbbaye aux Dames
Croisière Bernard Palissy IIIAvril → octobrePlace Bassompierre

Combien de temps rester ?

Une journée complète permet d'enchaîner l'amphithéâtre, l'arc, l'Abbaye aux Dames et la basilique Saint-Eutrope, avec une pause déjeuner sur les quais. Pour ajouter une croisière fluviale, les musées ou un concert du festival, prévoyez une nuit sur place. En excursion depuis Bordeaux, une journée suffit largement pour l'essentiel, en partant tôt le matin et en rentrant en fin d'après-midi — l'itinéraire idéal pour un dimanche ou une escapade culturelle.


Alentours

Autour de Saintes : la Saintonge romane et le vignoble

Campagne vallonnée de Saintonge, vignes et champs de terre claire, bosquets et ferme de pierre
La campagne de Saintonge, terre de calcaire blanc et de vignes, s'étend jusqu'aux crus de cognac voisins.

Saintes est une base idéale pour rayonner. La Saintonge qui l'entoure est un pays de calcaire blanc, d'églises romanes à foison — c'est l'un des plus riches ensembles d'art roman de France — et de vignobles, car on est ici aux portes de l'aire d'appellation du cognac. En une demi-heure de route, on passe des monuments antiques aux chais où vieillit l'eau-de-vie.

À moins d'une heure

À une demi-heure à peine, Cognac et ses chais vous plongent dans l'univers de l'eau-de-vie ; on peut consulter notre guide de Cognac pour préparer la visite des maisons. Vers l'ouest, Royan et sa côte de Beauté ouvrent sur l'océan et les plages. Vers le nord, Rochefort et son arsenal royal — la Corderie Royale, la frégate Hermione, le pont transbordeur — puis La Rochelle et ses tours médiévales complètent un itinéraire de découverte des Charentes maritimes. Toutes ces villes se relient facilement en voiture, et beaucoup de nos clients en combinent deux dans la même journée.

DestinationDistanceÀ voir
Cognac≈ 28 kmChais, maisons d'eau-de-vie, Château
Royan≈ 41 kmPlages, architecture 1950, côte de Beauté
Rochefort≈ 45 kmCorderie Royale, Hermione, pont transbordeur
La Rochelle≈ 75 kmVieux-Port, trois tours, aquarium

Accès

Rejoindre Saintes depuis Bordeaux

La façon la plus simple de découvrir Saintes depuis Bordeaux est le trajet direct par l'A10. Avec un chauffeur privé, vous partez de votre adresse ou de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac et arrivez au pied des monuments, sans souci de parking en centre-ville ni de correspondance de train. C'est particulièrement appréciable un jour de foire ou de festival, quand le stationnement devient un casse-tête.

Combien coûte le trajet ?

Le trajet Bordeaux → Saintes couvre environ 118 km en 1 h 24 par l'A10. Notre tarif débute à 200 € en journée, pour une berline jusqu'à 3 passagers, prix fixe confirmé par écrit avant le départ — aucun compteur, aucune surprise à l'arrivée. Le devis exact dépend de l'adresse précise de prise en charge, de l'horaire (un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés) et du véhicule choisi ; demandez-le en ligne, réponse sous 30 minutes.

TrajetDistanceDuréeDès
Bordeaux → Saintes≈ 118 km~1 h 24200 €
Aéroport Bordeaux-Mérignac → Saintes≈ 120 km~1 h 15sur devis
Saintes → Cognac (extension)≈ 28 km~35 minsur devis

Pourquoi choisir un chauffeur privé ?

Un chauffeur privé transforme la journée : vous lisez, vous vous reposez ou vous préparez votre visite pendant le trajet, on vous dépose au plus près de l'amphithéâtre, et l'on vient vous rechercher où vous le souhaitez — sur les quais, à la sortie d'un concert de l'Abbaye aux Dames ou après une dégustation à Cognac. La formule est idéale pour une excursion en famille ou entre amis, sans conducteur désigné, comme pour un trajet professionnel. Le véhicule est propre, climatisé, avec de l'eau à bord et un chauffeur en tenue, et vous voyagez à votre rythme, sans contrainte d'horaires de train.


FAQ

Questions fréquentes

Combien coûte un VTC de Bordeaux à Saintes ?

Le trajet Bordeaux → Saintes (environ 118 km, 1 h 24 par l'A10) débute à 200 € en journée pour une berline jusqu'à 3 passagers. Le prix est fixe, confirmé par écrit avant le départ, sans compteur. Le montant exact dépend de l'adresse de prise en charge, de l'horaire et du véhicule choisi.

Combien de temps faut-il pour aller de Bordeaux à Saintes ?

Comptez environ 1 h 24 de route, soit 118 km par l'autoroute A10 vers le nord. L'axe est direct, sans détour, ce qui fait de Saintes l'une des grandes villes d'histoire les plus accessibles depuis Bordeaux pour une excursion à la journée.

Pourquoi appelle-t-on Saintes « la Rome de l'Aquitaine » ?

Parce que la ville, l'antique Mediolanum Santonum, fut au Ier siècle la capitale de la province de Gaule aquitaine — avant Bordeaux. Elle conserve un amphithéâtre romain de 126 mètres de long, un arc dédié à Tibère, des thermes et un aqueduc, un ensemble antique exceptionnel pour l'ouest de la France.

L'arc de Germanicus est-il vraiment dédié à Germanicus ?

Pas seulement. C'est un arc votif financé vers 18-19 apr. J.-C. par un notable, Caius Julius Rufus, et dédié à Tibère, Drusus et Germanicus. Le dédicataire principal est Tibère, l'empereur régnant. Ce n'est pas un arc de triomphe et il ne célèbre aucune victoire militaire.

L'amphithéâtre de Saintes se visite-t-il ?

Oui, l'amphithéâtre gallo-romain se visite. Adossé à un vallon naturel, il mesure 126 mètres sur 102 et pouvait accueillir environ 15 000 spectateurs. Classé Monument historique dès 1840, c'est le plus grand édifice de spectacle antique conservé dans l'ouest de la Gaule.

Qu'est-ce qui est classé à l'UNESCO à Saintes ?

La basilique Saint-Eutrope et sa crypte du XIe siècle sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ». La crypte, longue d'environ 35 mètres avec 53 chapiteaux romans, est l'une des plus vastes d'Europe.

Combien de temps faut-il pour visiter Saintes ?

Une journée complète suffit pour l'essentiel : amphithéâtre, arc de Germanicus, Abbaye aux Dames et basilique Saint-Eutrope, avec une pause sur les quais. Pour ajouter une croisière sur la Charente et les musées, prévoyez une nuit sur place.

Quand a lieu le marché à Saintes ?

Le grand marché Saint-Pierre se tient les mercredi et samedi matin sur la place de la Cathédrale. La ville accueille aussi une immense foire mensuelle chaque premier lundi du mois, qui attire jusqu'à 40 000 personnes et anime tout le centre-ville.

Peut-on faire une croisière sur la Charente à Saintes ?

Oui. Le bateau « Bernard Palissy III », électro-solaire et sans émission de CO₂, part de la place Bassompierre d'avril à octobre pour des promenades vers Chaniers ou Port-d'Envaux. C'est la plus belle façon de voir les monuments depuis l'eau, au calme.

Que voir autour de Saintes ?

Cognac et ses chais sont à ~28 km, Royan et l'océan à ~41 km, Rochefort et son arsenal à ~45 km, La Rochelle à ~75 km. Saintes est une base idéale pour rayonner dans les Charentes, en Saintonge romane comme sur la côte atlantique.

Quand se tient le Festival de Saintes ?

La 55e édition du Festival de Saintes s'est tenue du 11 au 18 juillet 2026. Pour une prochaine visite, consultez la programmation datée publiée par l'Abbaye aux Dames avant de réserver.

Le chauffeur peut-il combiner Saintes et Cognac dans la journée ?

Absolument. Cognac n'est qu'à une trentaine de kilomètres de Saintes (~35 min). Beaucoup de clients associent la matinée à Saintes et l'après-midi à une dégustation dans les maisons de Cognac, avec le même chauffeur qui gère les trajets et les horaires.

Le prix change-t-il la nuit ou le week-end ?

Un supplément peut s'appliquer la nuit (19 h-6 h), le week-end et les jours fériés, comme sur l'ensemble de nos trajets. Le tarif reste toujours communiqué et confirmé par écrit avant le départ : vous connaissez le prix exact au moment de réserver, sans mauvaise surprise.

Aller plus loin

Pour aller plus loin

Sources

Sources et références

Article mis à jour en juillet 2026.

Réservation 24h/24

En route pour la capitale de la Saintonge

Transfert direct depuis Bordeaux (~1 h 24 par l'A10) vers l'amphithéâtre, l'Abbaye aux Dames et les quais de la Charente. Devis fixe par écrit, sans engagement.

L'amphithéâtre gallo-romain de Saintes, grande arène herbeuse dans un vallon verdoyant
Réserver sur WhatsApp