Villenave-de-Rions et ses vignes

Une micro-commune de coteaux calcaires sur la rive droite de la Garonne, au pays des Cadillac Côtes de Bordeaux. Une église à l'abside romane, un château bio, la cité fortifiée de Rions à cinq minutes et la dernière zone humide alluviale de Gironde tout près — à environ cinquante minutes de Bordeaux.

5,0 · 40 avis Google~31 km · 50 min de Bordeaux24 min de lecture
Repères

Villenave-de-Rions en un coup d'œil

Villenave-de-Rions est une micro-commune viticole de 374 habitants, posée sur les coteaux calcaires de la rive droite de la Garonne, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux. Ne la confondez pas avec Villenave-d'Ornon, la grande banlieue bordelaise : ce sont deux communes distinctes, aux codes INSEE voisins mais au destin opposé. Ici, tout tient en 2,56 km² de vignes et de bois : une église, Saint-Martin, dont l'abside romane a traversé huit siècles ; un château néo-gothique devenu domaine bio ; et, tout autour, un feuilletage rare d'appellations dominé par le Cadillac Côtes de Bordeaux — et non, contrairement à une idée reçue, par l'AOC Entre-deux-Mers, dont la commune est exclue. À cinq minutes, Rions déroule ses remparts médiévaux classés ; tout près, l'Île de Raymond abrite un espace naturel sensible de la vallée de la Garonne. Ce guide sépare le vérifié du répété : chiffres INSEE, faits sourcés et confusions courantes corrigées.

RepèreDétail
LocalisationGironde (33), Nouvelle-Aquitaine · rive droite de la Garonne
StatutVillage viticole · arr. Langon · canton de l'Entre-Deux-Mers · CC du Créonnais
Population374 habitants (INSEE 2023), les Villenavais
IncontournablesL'église Saint-Martin, les vignes, Rions à cinq minutes
Depuis Bordeaux~31 km · ~50 min · dès 76

Ce guide suit un fil simple : d'abord situer précisément Villenave-de-Rions et lever la confusion la plus tenace, celle qui l'assimile à Villenave-d'Ornon ; puis compter ses habitants, remonter à l'origine de son nom et parcourir son unique patrimoine bâti, l'église Saint-Martin et le château Fauchey. Vient ensuite le cœur du sujet pour un village de coteaux : son vignoble et ses appellations, souvent mal nommées. On s'aventure alors vers la nature — l'Île de Raymond, espace naturel sensible de la vallée de la Garonne — et vers Rions, la cité fortifiée voisine, avant de dresser la liste concrète de ce que l'on peut y faire, de parcourir les environs et d'expliquer, enfin, comment s'y rendre depuis Bordeaux. À chaque étape, les faits sont rattachés à une source et les idées reçues sont signalées, car ce petit territoire en collectionne un nombre étonnant.


Situer

Où se trouve Villenave-de-Rions ?

Villenave-de-Rions est une commune de la Gironde (33), en Nouvelle-Aquitaine. Elle porte le code INSEE 33549 et le code postal 33550, et couvre à peine 2,56 kilomètres carrés — l'une des plus petites communes du secteur. Administrativement, elle relève de l'arrondissement de Langon, du canton de l'Entre-Deux-Mers et de la communauté de communes du Créonnais. Attention à un piège fréquent : de nombreuses bases de données la rattachent encore au « canton de Cadillac », un découpage supprimé lors du redécoupage de 2015. Cadillac n'est plus qu'un repère de proximité, à moins de dix kilomètres. Le village s'étire sur les coteaux calcaires de la rive droite de la Garonne, dans l'Entre-deux-Mers géographique, ce vaste plateau posé entre la Garonne et la Dordogne.

Campagne vallonnée des coteaux de la rive droite de la Garonne près de Villenave-de-Rions au coucher du soleil
Villenave-de-Rions s'étage sur les coteaux calcaires de la rive droite de la Garonne.

Le paysage tient en quelques traits : des coteaux calcaires vallonnés, un habitat très dispersé, des vignes qui couvrent plus de la moitié du territoire et des bois qui coiffent les hauteurs. Il n'y a pas de bourg dense à Villenave-de-Rions, mais une constellation de fermes, de domaines et de hameaux reliés par de petites routes. La commune est bordée par Capian au nord, Cardan au sud-est, Rions au sud et Paillet à l'ouest ; une seule route départementale, la D237, traverse réellement le village. On est ici sur la ligne de coteaux qui domine la vallée de la Garonne, face aux Graves de la rive gauche — une position qui explique à la fois la qualité du terroir viticole et l'absence de tout développement urbain.

Villenave-de-Rions ou Villenave-d'Ornon ?

C'est la confusion numéro un, et elle est presque inévitable. Villenave-de-Rions (INSEE 33549) et Villenave-d'Ornon (INSEE 33550) portent des codes consécutifs, le même gentilé — les Villenavais — et possèdent chacune une église Saint-Martin. Tout, pourtant, les oppose. Villenave-d'Ornon est une grande commune de la banlieue sud de Bordeaux, membre de Bordeaux Métropole, peuplée d'environ 35 000 habitants sur plus de 21 kilomètres carrés. Villenave-de-Rions, elle, est un village rural de 374 âmes, à une trentaine de kilomètres de là, dans l'arrondissement de Langon. Les moteurs de recherche, mais aussi certains outils automatisés, mélangent régulièrement les deux : la règle est simple, on écrit toujours le nom en entier et l'on vérifie le code INSEE en cas de doute.

À quelle distance de Bordeaux ?

Depuis le centre de Bordeaux, comptez environ 31 kilomètres et à peu près 50 minutes de route. Le trajet emprunte la rive droite de la Garonne et ses routes de coteaux, plus sinueuses et plus lentes que l'autoroute : un itinéraire plus direct par l'A62 et l'échangeur de Podensac descend autour de 30 kilomètres et 42 minutes, mais oblige à franchir le fleuve. L'échangeur n°2 « Podensac » de l'autoroute A62 se trouve à une dizaine de kilomètres, sur la rive gauche, tout comme les gares TER de Podensac et de Cérons, à huit ou neuf kilomètres, sur la ligne Bordeaux-Sète. Cette distance modeste fait de Villenave-de-Rions une escapade facile, à combiner avec Rions, Cadillac et les liquoreux voisins.

Depuis Villenave-de-RionsDistance approx.Note
Rions~5 km · 7 minCité fortifiée classée MH
Cadillac~9 km · 12 minBastide et château ducal
Loupiac~11 km · 14 minLiquoreux de la rive droite
Bordeaux~31 km · ~50 minRive droite, routes de coteaux

Démographie

Combien d'habitants à Villenave-de-Rions ?

Villenave-de-Rions comptait 374 habitants au recensement de 2023, chiffre entré en vigueur comme population légale au 1er janvier 2026 (INSEE, population légale consultée le 24 juillet 2026). C'est peu — mais c'est nettement plus que ce que l'on lit souvent. Le site de la mairie annonce encore « environ 330 habitants », un arrondi calé sur des millésimes plus anciens (332 en 2018, 348 en 2019), et de nombreuses fiches recopient ces chiffres périmés. La donnée à retenir est celle de l'INSEE : 374 habitants. Rapportée à une superficie de 2,56 kilomètres carrés, cette population donne une densité d'environ 146 habitants au kilomètre carré, honorable pour une commune aussi rurale, mais qui recouvre en réalité un habitat très éclaté entre les vignes.

L'histoire démographique de Villenave-de-Rions raconte, en miniature, celle de beaucoup de villages girondins : un creux, puis un rebond. La commune est tombée à 216 habitants en 1975, son plancher du siècle, avant de remonter régulièrement — 261 en 1982, 286 en 1990, 331 en 2012 — pour atteindre 374 en 2023, soit une hausse de plus de 70 % en un demi-siècle. La densité, elle, a quasi doublé, passant de 84 à 146 habitants au kilomètre carré. L'essentiel du gain s'est joué entre 2007 et 2012, période où la commune a gagné une soixantaine d'habitants d'un coup. Villenave-de-Rions appartient désormais à la couronne de l'aire d'attraction de Bordeaux : on y vient chercher le calme des coteaux tout en travaillant dans l'agglomération.

Qui sont les Villenavais ?

Les habitants de Villenave-de-Rions se nomment les Villenavais et les Villenavaises. Le gentilé dérive de « Villenave » (la ville neuve), et non de « Rions » : on ne dit donc pas « les Rionnais », qui désignent les habitants du village voisin. Le point prête d'autant plus à confusion que le même gentilé, « Villenavais », s'applique aussi aux habitants de Villenave-d'Ornon. Comme partout dans ce secteur de coteaux, une part des Villenavais vit au rythme de la vigne — propriétaires de domaines, ouvriers viticoles, saisonniers des vendanges — tandis qu'une autre part, plus récente, a rejoint la commune pour son cadre rural à portée de Bordeaux. Le village conjugue ainsi tradition agricole et desserrement résidentiel.

DonnéeValeur
Population municipale374 hab. (INSEE 2023)
Superficie2,56 km²
Densité~146 hab./km²
GentiléVillenavais, Villenavaises
Code postal33550
Code INSEE33549

Le nom

D'où vient le nom Villenave-de-Rions ?

Le nom de Villenave-de-Rions se lit en deux temps. « Villenave » est la francisation de villa nova, la « ville neuve » — un toponyme de fondation médiévale que l'on retrouve partout dans le Sud-Ouest, souvent pour désigner un habitat créé ou refondé au Moyen Âge. En gascon, la commune se nomme d'ailleurs Vilanava de Rions, où l'on reconnaît sans peine la même racine. Cette part du nom est solidement établie : Villenave, c'est bien la « ville neuve », posée au fil des siècles sur son coteau viticole.

Le déterminant « de Rions » est plus délicat. La lecture la plus répandue y voit la trace d'une ancienne dépendance envers la seigneurie de Rions, la commune voisine au sud, qui aurait donné son nom à ce village satellite. L'explication est plausible et cohérente avec la géographie — Rions était une place forte, un centre de pouvoir médiéval —, mais elle relève de l'hypothèse plus que de la démonstration : aucune référence savante de premier plan ne vient la trancher définitivement. Prudence, donc : on présente ce lien au conditionnel, en distinguant ce qui est sûr (la « ville neuve ») de ce qui ne l'est pas (le rattachement précis au seigneur de Rions).

Un lien avec la seigneurie de Rions ?

Probablement, mais sans certitude absolue. Villenave-de-Rions est née, comme commune, à la Révolution française, par érection en municipalité de l'ancienne paroisse Saint-Martin. Avant cela, le village gravitait dans l'orbite de Rions, dont les remparts et l'église témoignent encore de l'importance passée. Le suffixe « de Rions » exprimerait cette ancienne subordination, à la manière de tant de communes françaises dont le nom accole un déterminant seigneurial ou géographique. Mais faute de source primaire explicite, mieux vaut s'en tenir à la prudence des toponymistes : l'hypothèse est belle et vraisemblable, elle n'a pas valeur de preuve. Ce qui est certain, c'est le voisinage étroit, ancien et durable entre les deux villages.


L'église

L'église Saint-Martin et le château Fauchey

Villenave-de-Rions ne compte aucun monument historique protégé — un fait à énoncer clairement, tant les confusions abondent. Son patrimoine bâti tient en deux édifices, tous deux dignes d'intérêt mais dépourvus de classement : l'église paroissiale Saint-Martin, au cœur de l'ancienne paroisse, et le château Fauchey, perché au point le plus haut de la commune. Ni l'un ni l'autre ne figure sur la liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques : la recherche officielle pour le code INSEE 33549 ne renvoie tout simplement aucune notice. Les monuments classés du secteur, on le verra, sont chez les voisines — à commencer par Rions.

Petite église romane en pierre claire à clocher carré et contreforts près de Villenave-de-Rions, vieux arbres, lumière chaude
L'église Saint-Martin de Villenave-de-Rions a conservé son abside romane en cul-de-four.

L'église Saint-Martin est la plus ancienne trace du village. Son origine remonte au XIIe siècle, en plein art roman, mais l'édifice que l'on voit aujourd'hui est un feuilleté d'époques. Ruinée à la Révolution, elle a été largement reconstruite et rénovée dans la seconde moitié du XIXe siècle ; la flèche du clocher-porche, notamment, est un ajout de cette période et n'a donc rien de médiéval. C'est un cas d'école du patrimoine rural girondin : un noyau ancien précieux, enveloppé de reprises plus tardives, qu'il faut savoir distinguer pour ne pas prendre le XIXe siècle pour le XIIe.

Une abside romane

Le vrai trésor de Saint-Martin, c'est son abside. Seule cette partie, en cul-de-four — cette voûte en quart de sphère caractéristique de l'art roman —, subsiste réellement du XIIe siècle ; le chœur, lui, date du XIVe (mairie de Villenave-de-Rions, notice consultée le 24 juillet 2026). C'est là, à l'arrière de l'église, qu'il faut porter le regard pour approcher le vrai Moyen Âge villageois, sous les strates du XIXe. Rappelons-le nettement : cette abside romane n'est ni classée ni inscrite. La belle église romane classée du secteur est Saint-Seurin, à Rions, à cinq minutes de là — une homonymie de style qui explique bien des méprises. À Villenave-de-Rions, l'abside se visite de l'extérieur, comme un vestige modeste mais authentique.

Une tradition locale, rapportée par la mairie, ajoute une note romanesque à ce lieu paisible. Un officier de cavalerie, tué dans une chute lors des persécutions anti-protestantes qui précédèrent la Révocation de l'édit de Nantes, en 1685, aurait été enterré sous le dallage de l'église « pour cinq sous ». L'anecdote est savoureuse, mais aucune archive primaire ne vient l'étayer : on la donne pour ce qu'elle est, une légende de village transmise oralement, à recevoir au conditionnel. Elle dit toutefois quelque chose de vrai sur ces terres : la rive droite de la Garonne a connu, aux XVIe et XVIIe siècles, une forte présence protestante et son lot de troubles religieux.

Le château Fauchey

Au point culminant de la commune se dresse le château Fauchey — ou castel Fauchey. Contrairement à ce que sa silhouette laisse croire, ce n'est pas un édifice médiéval : c'est une construction néo-gothique élevée à partir de 1864, sur les plans de l'architecte Vignaux (mairie, notice consultée le 24 juillet 2026), avec des décors sculptés d'inspiration médiévale qui pastichent le Moyen Âge sans en dater. Il a remplacé une maison noble du XVe siècle, elle-même appelée « castel Fauchey ». Aujourd'hui, le château est le cœur d'un domaine viticole conduit en agriculture biologique, un signal qualitatif rare pour une commune aussi petite. Dans ses dépendances subsiste une belle grange du XVIIIe siècle, avec des chais et cuviers restaurés au XIXe : le domaine mêle ainsi plusieurs siècles d'architecture agricole.

Deux récits entourent le château, qu'il faut manier avec des pincettes. Le premier veut que la maison noble du XVe siècle ait été brûlée à l'époque de la Révocation de l'édit de Nantes, la propriété ayant été un fief protestant ; le second prétend que le château néo-gothique de 1864 aurait été bâti « sur les plans d'une abbaye écossaise ». Le premier relève de la tradition orale, le second d'un détail répété par des sites de tourisme sans confirmation par une notice d'inventaire officielle. Ni l'un ni l'autre n'est établi : on les cite au conditionnel, sans leur donner le statut de fait. Le château Fauchey, lui, n'est pas protégé au titre des monuments historiques.


Le vin

Le vignoble : les Cadillac Côtes de Bordeaux

Sur les coteaux calcaires de la rive droite, Villenave-de-Rions est avant tout un terroir de vignes : elles couvrent plus de la moitié de son territoire. Mais quels vins produit-elle exactement ? La réponse défait d'emblée une idée reçue tenace. Bien que la commune se trouve dans l'Entre-deux-Mers géographique, elle ne produit pas d'AOC Entre-deux-Mers. Les communes riveraines de la Garonne — Villenave-de-Rions, mais aussi Rions, Cardan, Capian ou Paillet — sont exclues de l'aire de production de cette appellation ; le cahier des charges ne les retient que dans son « aire de proximité immédiate », c'est-à-dire pour la seule vinification. La formule juste est donc la suivante : sur les coteaux de la rive droite, dans l'Entre-deux-Mers géographique, la commune produit surtout des Cadillac Côtes de Bordeaux.

Rangs de vignes sur des coteaux calcaires près de Villenave-de-Rions au soleil couchant, chartreuse en pierre au loin
Sur les coteaux calcaires, Villenave-de-Rions produit surtout des Cadillac Côtes de Bordeaux.

L'appellation phare des rouges de la commune est en effet l'AOC Cadillac Côtes de Bordeaux. Là encore, une précision s'impose, car la dénomination a changé. Jusqu'au millésime 2008, les rouges du secteur s'appelaient « Premières Côtes de Bordeaux » ; depuis le décret « Côtes de Bordeaux » de 2009, ils relèvent de l'AOC Cadillac Côtes de Bordeaux, portée par le merlot. La mention « Premières Côtes de Bordeaux » subsiste, mais elle est désormais réservée aux blancs moelleux. Écrire aujourd'hui que les rouges de Villenave-de-Rions sont des « Premières Côtes de Bordeaux » serait donc un anachronisme.

Villenave-de-Rions relève notamment de l’AOC Cadillac Côtes de Bordeaux pour ses rouges (INAO, fiche officielle consultée le 24 juillet 2026). Pour la liste exhaustive des appellations et des aires de proximité immédiate, consultez les cahiers des charges officiels de l’INAO.

Château Fauchey et Château Lezongars

Deux domaines portent la réputation viticole de la commune. Le premier est le Château Fauchey, déjà évoqué, conduit en agriculture biologique — une singularité pour un si petit village. Le second est le Château Lezongars, installé route de Roques, perché sur un escarpement calcaire qui domine la Garonne, face aux Graves de la rive opposée ; ses Cadillac Côtes de Bordeaux sont référencés au Guide Hachette. Le site officiel de la mairie cite aussi le Domaine de Cazères, le Château La Rose Mathiot, les Vignobles Guindeuil, le Château Haut Floranne et le Château de Guillorit. Un détail pour finir : le Château Mont-Pérat, souvent associé au secteur, n'est pas à Villenave-de-Rions mais à Capian, la commune voisine — une attribution erronée qu'il vaut mieux corriger.


Nature

L'Île de Raymond et les coteaux

Au-delà des vignes, Villenave-de-Rions ouvre sur un paysage plus secret, fait de vallons boisés, de ruisseaux et de zones humides. La commune n'a pas de site naturel protégé en propre, mais elle donne accès, à quelques kilomètres, à l'un des espaces les plus remarquables de la vallée : l'Île de Raymond, en contrebas, le long de la Garonne. C'est là, entre le fleuve et les coteaux, que se joue la vraie richesse écologique du secteur.

Petit ruisseau boisé serpentant dans un vallon vert des coteaux de la Garonne près de Villenave-de-Rions, saules et roseaux
Entre coteaux et Garonne, l'Île de Raymond est un espace naturel sensible de la vallée de la Garonne.

L'Île de Raymond, dernière zone humide de Gironde

L'Île de Raymond est un ancien bras mort de la Garonne, aujourd'hui séparé du fleuve, qui court sur les communes voisines de Rions, Paillet et Lestiac-sur-Garonne, à environ cinq kilomètres de Villenave-de-Rions. Classée Espace Naturel Sensible, elle s'étend sur plus de 45 hectares (Communauté de communes Convergence Garonne, consultée le 24 juillet 2026) — un vestige des milieux qui bordaient jadis tout le cours du fleuve. Deux sentiers balisés, l'un au nord, l'autre au sud, de 1,9 kilomètre chacun, permettent de la parcourir à pied, gratuitement. Les ornithologues y viennent pour une avifaune riche : passereaux, rapaces, milans noirs et cigognes fréquentent ces prairies inondables et ces boisements humides. C'est la promenade nature à ne pas manquer aux abords de Villenave-de-Rions.

Un terroir agricole et fragile

Le reste de la commune est un pur pays agricole. D'après l'inventaire européen d'occupation des sols, les vignes et cultures permanentes couvrent 53,5 % du territoire, et les terres agricoles au sens large 78,5 % : Villenave-de-Rions est cultivée bien plus qu'elle n'est bâtie. Ce sol de coteaux a toutefois une fragilité. La totalité des bâtiments recensés — 159 en 2019 — se trouve en zone d'aléa moyen ou fort de retrait-gonflement des argiles, contre 84 % à l'échelle du département : les sols argileux se rétractent en période de sécheresse et gonflent au retour des pluies, ce qui fragilise les fondations. C'est un trait discret mais réel de la vie sur ces coteaux calcaires, où le même terroir qui fait la finesse du vin impose ses contraintes au bâti.


Rions

Rions, la cité fortifiée voisine

À cinq minutes et cinq kilomètres au sud, Rions concentre tout le patrimoine monumental que Villenave-de-Rions n'a pas. C'est le complément naturel d'une visite : là où le village voisin reste discret, Rions déploie remparts, portes, tours et une église romane classée. Beaucoup la présentent, à tort, comme une « bastide ». C'est une erreur qu'il faut corriger, car elle dit exactement le contraire de son histoire.

Ruelle déserte d'un hameau de pierre claire aux toits de tuiles près de Villenave-de-Rions, volets de bois, lumière chaude
À cinq minutes, Rions déroule ses remparts médiévaux classés Monuments historiques.

Une cité fortifiée, pas une bastide

Rions n'est pas une bastide — ces villes neuves médiévales au plan en damier, fondées d'un seul tenant, comme l'est Cadillac. C'est une cité fortifiée, un ancien fortin anglais de la Guyenne. Ses remparts ont été autorisés par le roi d'Angleterre Édouard III en 1313, puis bâtis par Guillaume Seguin vers 1330, à l'époque où la Guyenne était terre du roi-duc anglo-gascon. L'enceinte fortifiée du XIVe siècle est classée au titre des monuments historiques depuis la toute première liste de 1862. On y voit encore la Porte du Lhyan, au sud, la Citadelle — une tour carrée tournée vers la Garonne —, la tour du Guet et les fossés parallèles qui protégeaient la ville. C'est l'un des ensembles fortifiés médiévaux les mieux conservés de la rive droite.

L'église Saint-Seurin et les pépites de Rions

Rions possède aussi son église romane classée, Saint-Seurin, édifiée au XIIe siècle et remaniée au XIVe. Classée monument historique par arrêté du 1er décembre 1908, elle conserve une abside en cul-de-four et des chapiteaux historiés — c'est elle, la fameuse « église romane classée » du secteur, à ne pas confondre avec la Saint-Martin de Villenave-de-Rions, qui ne l'est pas. Le village recèle d'autres curiosités : une halle du XVIIIe siècle surnommée « halle aux petits pois », et surtout une épitaphe romaine gravée dans le marbre, datée du 26 mai 466, aujourd'hui conservée au Musée d'Aquitaine de Bordeaux — un témoignage rare de l'Antiquité tardive girondine. Non loin, le monastère du Broussey fut, le 9 avril 1841, le lieu de la toute première refondation de l'ordre des Carmes déchaux en France après la Révolution.

Une dernière histoire, à prendre pour ce qu'elle est : une grotte, au pied des remparts de Rions, porte le nom de « grotte Charles VII ». La tradition veut que le roi de France y soit venu se reposer et se désaltérer après la bataille de Castillon, en 1453, qui mit fin à la guerre de Cent Ans et rendit la Guyenne au royaume de France. L'anecdote est jolie et colle bien à l'histoire de cette frontière disputée, mais elle relève de la légende locale, sans fondement historique établi. On la raconte au conditionnel — comme tant de récits qui, sur cette rive droite, mêlent la grande histoire et la mémoire des villages.


Que faire

Que faire à Villenave-de-Rions et autour ?

À Villenave-de-Rions et tout autour, on peut passer une journée entière sans jamais s'ennuyer, à condition d'assumer une évidence : avec 374 habitants, aucun monument protégé et pas de marché, le village vit surtout par ses voisines. Sur place, on vient voir l'abside romane de l'église Saint-Martin et pousser la porte d'un domaine pour déguster un Cadillac Côtes de Bordeaux. Puis on rayonne : Rions et ses remparts classés sont à cinq minutes, l'Île de Raymond et ses sentiers nature à peine plus loin, Cadillac et son château ducal à un quart d'heure, Loupiac et ses liquoreux dans la foulée. C'est cette organisation en étoile qui fait tout l'intérêt d'un séjour ici — Villenave-de-Rions comme base tranquille, et les villages alentour comme autant d'étapes. Voici, concrètement, ce que l'on peut y faire.

Bois de chênes et de châtaigniers près de Villenave-de-Rions dans une lumière chaude, tapis de fougères et sentier
Autour de Villenave-de-Rions, bois et sentiers ponctuent les coteaux viticoles.
  • Voir l'église Saint-Martin de Villenave-de-Rions et son abside romane en cul-de-four, vestige du XIIe siècle — visite extérieure, l'édifice n'étant pas classé.
  • Déguster sur place au Château Fauchey, conduit en agriculture biologique, ou au Château Lezongars, perché face aux Graves — le plus souvent sur rendez-vous.
  • Explorer la cité fortifiée de Rions (~5 km) : enceinte médiévale et église Saint-Seurin classées Monument historique, halle « aux petits pois », circuit d'interprétation ; visites guidées via l'office de tourisme de l'Entre-deux-Mers.
  • Marcher sur l'Île de Raymond (~5 km) : deux sentiers balisés de 1,9 km, accès libre et gratuit, observation des oiseaux dans un espace naturel sensible de la vallée de la Garonne.
  • Rejoindre Cadillac (~9 km) : bastide de 1280, château des ducs d'Épernon ouvert à la visite (Centre des monuments nationaux), église Saint-Martin classée et ses tombeaux ducaux.
  • Faire le marché de Cadillac le samedi matin, place de la République, avec sa centaine d'exposants — le grand rendez-vous hebdomadaire du secteur.
  • Pousser jusqu'à Loupiac (~11 km) : vin blanc liquoreux, villa gallo-romaine à mosaïques et thermes, église romane et Château du Cros dominant la Garonne.

À faire sur place

Sur le territoire même de Villenave-de-Rions, deux gestes s'imposent. Le premier est patrimonial : faire le tour de l'église Saint-Martin, en s'attardant sur son abside romane, la seule partie vraiment médiévale de l'édifice. Comme elle n'est pas classée et sert d'église paroissiale, on la découvre surtout de l'extérieur, au gré des horaires. Le second est œnologique : réserver une dégustation dans l'un des domaines de la commune. Le Château Fauchey, en bio, et le Château Lezongars, référencé au Guide Hachette, sont les deux adresses les plus connues, mais la mairie recense aussi le Domaine de Cazères, le Château La Rose Mathiot, les Vignobles Guindeuil, le Château Haut Floranne et le Château de Guillorit. Dans tous les cas, un appel préalable évite de trouver porte close : les petits domaines reçoivent rarement en continu.

Le rayon des voisines

L'essentiel du programme se joue toutefois dans un rayon de quelques kilomètres. Rions, à cinq minutes, est l'étape incontournable : on y parcourt les remparts du XIVe siècle, la Porte du Lhyan, l'église Saint-Seurin, avant de flâner sous la halle aux petits pois ; l'office de tourisme de l'Entre-deux-Mers propose des visites guidées et un circuit d'interprétation. L'Île de Raymond, tout près, offre le versant nature. Cadillac, à un quart d'heure, ajoute la dimension monumentale avec son château ducal géré par le Centre des monuments nationaux, ses remparts et son marché du samedi matin. Loupiac, enfin, complète par le vin doux et l'archéologie, avec sa villa gallo-romaine inscrite en 2024. En une seule journée, on embrasse ainsi patrimoine médiéval, nature et vignoble sans jamais rouler bien loin.

ActivitéOù / QuandBon à savoir
Église Saint-MartinVillenave-de-RionsAbside romane · visite extérieure · non classée
Dégustation en domaineChâteau Fauchey (bio), Château LezongarsCadillac Côtes de Bordeaux · sur RDV
Cité fortifiée de Rions~5 kmRemparts et église classés MH · office de tourisme
Île de Raymond~5 km2 sentiers de 1,9 km · gratuit · ornithologie
Marché de Cadillac~9 km · samedi matinPlace de la République · ~100 exposants
Loupiac~11 kmLiquoreux · villa gallo-romaine · Château du Cros

Autour

Autour de Villenave-de-Rions

Villenave-de-Rions occupe une position idéale pour rayonner sur la rive droite de la Garonne, ce chapelet de villages viticoles et de sites patrimoniaux qui font face aux Graves. Au sud, tout proche, Rions déroule sa cité fortifiée. Un peu plus loin, Cadillac aligne sa bastide de 1280 et son château des ducs d'Épernon, longtemps prison pour femmes avant de devenir monument national. Au nord, en remontant le fleuve, Langoiran garde les ruines de son puissant château fort médiéval, dominant la vallée de la Garonne. Toutes ces étapes tiennent dans un rayon d'une dizaine de kilomètres.

Vers le sud-est, la rive droite se fait terre de vins doux. Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont et Cadillac composent la fameuse trilogie des liquoreux de la rive droite, en vis-à-vis des grands liquoreux de la rive gauche — Sauternes, Barsac, Cérons. Sainte-Croix-du-Mont réserve une curiosité géologique unique : une falaise d'huîtres fossiles, vieille de plusieurs millions d'années, que l'on peut approcher sous l'église du village. Loupiac, elle, cumule le liquoreux, une villa gallo-romaine à mosaïques inscrite en 2024, une église romane inscrite dès la première liste des monuments historiques de 1840, et le Château du Cros, forteresse médiévale devenue domaine viticole.

La trilogie des liquoreux de la rive droite

Ce trio — Cadillac, Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont — mérite une mention particulière, car il constitue le pendant, sur la rive droite, des célèbres liquoreux de Sauternes. Mêmes cépages (le sémillon en tête), même principe de vendanges tardives et de raisins concentrés, mais dans un registre souvent plus accessible et plus confidentiel. Depuis Villenave-de-Rions, on peut aisément relier ces villages à ceux de la rive gauche en franchissant la Garonne, et composer une journée œnologique complète. Pour prolonger la découverte, nos guides détaillent Rions et sa cité fortifiée, Cadillac, sa bastide et son château ducal, Langoiran et son château fort, ou encore Cérons, le liquoreux confidentiel des Graves sur l'autre rive. Toutes figurent parmi nos itinéraires au départ de Bordeaux.

DestinationDistance approx.Intérêt
Rions~5 kmCité fortifiée, remparts classés MH
Cadillac~9 kmBastide de 1280, château ducal (CMN)
Langoiran~10 kmChâteau fort, vallée de la Garonne
Loupiac~11 kmLiquoreux, villa gallo-romaine, Château du Cros
Sainte-Croix-du-Mont~15 kmLiquoreux, falaise d'huîtres fossiles

Accès

Rejoindre Villenave-de-Rions depuis Bordeaux

Rejoindre Villenave-de-Rions depuis Bordeaux demande environ 31 kilomètres et une cinquantaine de minutes de route. Le trajet suit la rive droite de la Garonne, par des routes de coteaux — la D10 puis la D237 — plus lentes mais plus jolies que l'autoroute. On peut aussi descendre par la rive gauche et l'A62 jusqu'à l'échangeur de Podensac, puis franchir le fleuve : l'itinéraire est un peu plus court en kilomètres, mais impose la traversée. Les gares TER les plus proches, Podensac et Cérons, se trouvent sur l'autre rive, à huit ou neuf kilomètres. Autant dire que, sans voiture, Villenave-de-Rions se mérite : c'est une commune de coteaux, à l'écart des grands axes, ce qui fait aussi tout son charme.

Combien coûte le trajet ?

Le trajet Bordeaux → Villenave-de-Rions est proposé dès 76 € en journée, pour une berline accueillant de 1 à 3 passagers. Ce tarif est fixe et confirmé par écrit avant le départ : pas de compteur, pas de surprise à l'arrivée. Des suppléments s'appliquent la nuit, le week-end et les jours fériés, et, à partir de 4 passagers, un van jusqu’à 7 places remplace la berline. Les extensions vers les villages voisins — Rions, Cadillac, Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont — ou depuis l'aéroport de Bordeaux-Mérignac sont établies sur devis, selon l'itinéraire et le programme de la journée. Le principe reste le même partout : un prix connu à l'avance, adapté au nombre de voyageurs et au déroulé de la sortie.

TrajetDistance / duréeTarif
Bordeaux → Villenave-de-Rions~31 km · ~50 mindès 76
Villages voisins (Rions, Cadillac, Loupiac…)variablesur devis
Aéroport de Bordeaux → Villenave-de-Rionsvariablesur devis

Pourquoi un chauffeur privé ?

Parce que le vin et les coteaux ne font pas bon ménage avec le volant. À Villenave-de-Rions et alentour, on enchaîne les dégustations — Cadillac Côtes de Bordeaux sur place, liquoreux à Loupiac ou Sainte-Croix-du-Mont — et l'on emprunte de petites routes sinueuses entre les vignes. Confier la conduite à un chauffeur privé permet de déguster avec modération sans reprendre le volant, de passer d’un domaine à l’autre sans stress et de rentrer sereinement en soirée. C'est aussi la liberté d'un vrai porte-à-porte : on part de son adresse à Bordeaux et l'on revient de même, au rythme de la journée, sans horaire imposé ni stationnement à chercher au fond d'un village. Pour une escapade œnologique et patrimoniale sur la rive droite, c'est la formule la plus sereine qui soit.


FAQ

Questions fréquentes

Où se trouve Villenave-de-Rions ?

Villenave-de-Rions est une commune rurale de la Gironde (33), en Nouvelle-Aquitaine, sur les coteaux calcaires de la rive droite de la Garonne, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux. Elle porte le code INSEE 33549 et relève de l'arrondissement de Langon, du canton de l'Entre-Deux-Mers et de la communauté de communes du Créonnais — et non du « canton de Cadillac », un découpage supprimé en 2015. Ses communes limitrophes sont Capian, Cardan, Rions et Paillet. C'est un tout petit territoire viticole de 2,56 kilomètres carrés, à ne pas confondre avec Villenave-d'Ornon, en banlieue de Bordeaux.

Villenave-de-Rions ou Villenave-d'Ornon ?

Ce sont deux communes girondines bien distinctes, souvent confondues parce que leurs codes INSEE se suivent (33549 et 33550) et qu'elles partagent le même gentilé, les Villenavais, ainsi qu'une église Saint-Martin. Villenave-d'Ornon est une grande commune de la banlieue sud de Bordeaux, dans Bordeaux Métropole, avec environ 35 000 habitants sur plus de 21 km². Villenave-de-Rions est un village rural de 374 habitants, à une trentaine de kilomètres, dans l'arrondissement de Langon. Quand on parle du vignoble, des coteaux et de Rions, c'est toujours de Villenave-de-Rions qu'il s'agit. En cas de doute, le code INSEE tranche.

Que faire à Villenave-de-Rions ?

Sur place, on visite l'abside romane de l'église Saint-Martin (de l'extérieur, l'édifice n'étant pas classé) et l'on déguste dans un domaine, comme le Château Fauchey, en bio, ou le Château Lezongars. L'essentiel se joue toutefois autour : la cité fortifiée de Rions et ses remparts classés à cinq minutes, l'Île de Raymond et ses sentiers nature tout près, Cadillac et son château ducal à un quart d'heure, le marché de Cadillac le samedi matin, et les liquoreux de Loupiac un peu plus loin. Villenave-de-Rions se vit comme une base tranquille pour rayonner sur la rive droite.

L'église de Villenave-de-Rions est-elle classée ?

Non. L'église Saint-Martin de Villenave-de-Rions n'est ni classée ni inscrite au titre des monuments historiques : la commune ne compte aucun monument protégé. Elle conserve pourtant un vrai élément d'intérêt, son abside romane en cul-de-four, vestige du XIIe siècle ; le chœur date du XIVe et l'essentiel a été reconstruit au XIXe après les ruines de la Révolution. La confusion vient de la voisine : l'église romane classée du secteur est Saint-Seurin de Rions, classée en 1908. À Villenave-de-Rions, l'abside se découvre de l'extérieur, comme un vestige modeste mais authentique.

Quel vin produit Villenave-de-Rions ?

Principalement des rouges en AOC Cadillac Côtes de Bordeaux, l'appellation qui a remplacé les « Premières Côtes de Bordeaux » rouges depuis 2009. Villenave-de-Rions relève notamment de l’AOC Cadillac Côtes de Bordeaux pour ses rouges (INAO, fiche officielle consultée le 24 juillet 2026). Pour la liste exhaustive des appellations et des aires de proximité immédiate, consultez les cahiers des charges officiels de l’INAO. En revanche, malgré sa situation dans l'Entre-deux-Mers géographique, elle ne produit pas d'AOC Entre-deux-Mers : les communes riveraines de la Garonne sont exclues de cette appellation. Les domaines phares sont le Château Fauchey (bio) et le Château Lezongars.

Combien coûte un trajet Bordeaux–Villenave-de-Rions en chauffeur privé ?

Le trajet Bordeaux → Villenave-de-Rions est proposé dès 76 € en journée, pour une berline de 1 à 3 passagers. Ce tarif est fixe et confirmé par écrit avant le départ, sans compteur ni surprise à l'arrivée. Des suppléments s'appliquent la nuit, le week-end et les jours fériés ; à partir de 4 passagers, un van jusqu’à 7 places remplace la berline. Les extensions vers les villages voisins — Rions, Cadillac, Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont — ou depuis l'aéroport de Bordeaux-Mérignac sont chiffrées sur devis, selon l'itinéraire et le programme de la journée.

Combien d'habitants compte Villenave-de-Rions ?

Villenave-de-Rions comptait 374 habitants au recensement de 2023, chiffre en vigueur comme population légale au 1er janvier 2026. On lit souvent « environ 330 habitants », y compris sur le site de la mairie : ce nombre correspond à des millésimes plus anciens (332 en 2018, 348 en 2019) et doit être écarté au profit de la donnée INSEE. Rapportée à 2,56 kilomètres carrés, la population donne une densité d'environ 146 habitants au kilomètre carré. Le village a connu un net rebond depuis son plancher de 216 habitants en 1975. Ses habitants sont les Villenavais.

D'où vient le nom de Villenave-de-Rions ?

« Villenave » vient de villa nova, la « ville neuve » — un toponyme de fondation médiévale fréquent dans le Sud-Ouest ; en gascon, le nom est Vilanava de Rions. Cette partie est sûre. Le déterminant « de Rions » évoquerait une ancienne dépendance envers la seigneurie de Rions, la commune voisine au sud, mais ce lien précis reste une hypothèse, faute de source savante décisive : on le présente au conditionnel. La commune elle-même est née à la Révolution, par érection en municipalité de l'ancienne paroisse Saint-Martin.

Villenave-de-Rions produit-elle de l'AOC Entre-deux-Mers ?

Non, et c'est une idée reçue tenace. Villenave-de-Rions se trouve bien dans l'Entre-deux-Mers géographique, ce plateau entre Garonne et Dordogne, mais elle est exclue de l'aire de production de l'AOC Entre-deux-Mers. Le cahier des charges ne retient les communes riveraines de la Garonne — dont Villenave-de-Rions, Rions ou Paillet — que dans son « aire de proximité immédiate », c'est-à-dire pour la seule vinification. Les vins de la commune relèvent donc d'autres appellations, au premier rang desquelles le Cadillac Côtes de Bordeaux pour les rouges.

Qu'est-ce que le château Fauchey ?

Le château Fauchey est l'édifice le plus visible de Villenave-de-Rions, dressé au point le plus haut de la commune. Malgré ses allures médiévales, c'est une construction néo-gothique élevée à partir de 1864 par l'architecte Vignaux, sur l'emplacement d'une maison noble du XVe siècle. Il n'est pas protégé au titre des monuments historiques. C'est aujourd'hui le cœur d'un domaine viticole conduit en agriculture biologique, avec une grange remarquable du XVIIIe siècle dans ses dépendances. On raconte, au conditionnel, que la maison noble d'origine aurait été brûlée à l'époque de la Révocation de l'édit de Nantes.

Rions est-elle une bastide ?

Non. Rions, la commune voisine, n'est pas une bastide — ces villes neuves médiévales au plan en damier — mais une cité fortifiée, un ancien fortin anglais de la Guyenne. Ses remparts furent autorisés par Édouard III en 1313 et bâtis par Guillaume Seguin vers 1330. L'enceinte du XIVe siècle est classée Monument historique depuis 1862, tout comme l'église romane Saint-Seurin depuis 1908. La bastide du secteur, la vraie, c'est Cadillac, fondée en 1280 par Jean Ier de Grailly. Mieux vaut donc parler, pour Rions, de « village fortifié » ou de « cité fortifiée ».

Qu'est-ce que l'Île de Raymond ?

L'Île de Raymond est un ancien bras mort de la Garonne, à environ cinq kilomètres de Villenave-de-Rions, le long des communes de Rions, Paillet et Lestiac-sur-Garonne. Classée Espace Naturel Sensible, elle s'étend sur plus de 45 hectares et passe pour un espace naturel sensible de la vallée de la Garonne. Deux sentiers balisés de 1,9 kilomètre, au nord et au sud, permettent de la parcourir à pied gratuitement. C'est un site d'observation privilégié pour les oiseaux — passereaux, rapaces, milans noirs et cigognes fréquentent ses prairies inondables. C'est la plus belle promenade nature des environs.

À quelle distance Villenave-de-Rions est-elle de Bordeaux ?

Villenave-de-Rions se trouve à environ 31 kilomètres au sud-est de Bordeaux, soit une cinquantaine de minutes de route par la rive droite de la Garonne et ses routes de coteaux. Un itinéraire plus direct par l'autoroute A62 et l'échangeur de Podensac descend autour de 30 kilomètres et 42 minutes, mais impose de traverser le fleuve. Les gares TER les plus proches, Podensac et Cérons, sont sur la rive gauche, à huit ou neuf kilomètres. C'est une escapade facile depuis Bordeaux, idéale à combiner avec Rions et Cadillac.

Que voir à Rions, près de Villenave-de-Rions ?

À cinq minutes de Villenave-de-Rions, Rions concentre le patrimoine monumental du secteur. On y parcourt une enceinte fortifiée du XIVe siècle classée Monument historique — avec la Porte du Lhyan, la Citadelle et la tour du Guet —, ainsi que l'église romane Saint-Seurin, également classée. Le village conserve une halle du XVIIIe siècle dite « halle aux petits pois » et a livré une épitaphe romaine de 466 aujourd'hui au Musée d'Aquitaine. Une grotte au pied des remparts, dite « grotte Charles VII », alimente une jolie légende locale, à recevoir au conditionnel.

Aller plus loin

Pour aller plus loin

Sources

Sources et références

Article mis à jour le .

Réservation 24h/24

En route pour les coteaux de la rive droite

Transfert direct depuis Bordeaux (~50 min) vers Villenave-de-Rions, Rions et le vignoble des Cadillac Côtes de Bordeaux. Devis fixe par écrit, sans engagement.

Coteaux viticoles de la rive droite de la Garonne près de Villenave-de-Rions au soleil couchant, vignes et ferme au loin
Réserver sur WhatsApp