Pillac, un village de la Charente viticole

Un village de 243 habitants dans le Sud Charente, aux portes d'Aubeterre-sur-Dronne : un nom gallo-romain en « -ac », une viguerie médiévale attestée dès 1015, un terroir de Cognac « Bons Bois » — et, au lieu-dit Longeveau, un ancien domaine viticole ranimé par une famille anglaise, aujourd'hui un golf 9 trous. À ~1h30 de Bordeaux.

5,0 · 28 avis Google~110 km · 1h30 de Bordeaux23 min de lecture
En bref

Pillac en bref

  • Pillac (les Pillacois) est un village rural du Sud Charente (16390), en Nouvelle-Aquitaine, à ~8 km au nord d'Aubeterre-sur-Dronne — code INSEE 16260, arrondissement d'Angoulême.
  • Un territoire de 19,64 km² entre les vallées de l'Auzonne et de la Tude, culminant à 165 m (Pechbrie) ; 243 habitants en 2023, une densité de 12,4 hab/km².
  • Un nom en « -ac » : le domaine gallo-romain d'un « Pilius ». Le site est documenté très tôt — une viguerie attestée dès 1015 (« Vicaria Piliacensis »).
  • Une singularité : bien qu'en Charente, Pillac relevait de l'ancien diocèse de Périgueux — d'où son appartenance, aujourd'hui encore, à l'AOP Noix du Périgord.
  • Le village est un terroir de Cognac, dans le cru « Bons Bois » — la ceinture périphérique, la moins calcaire des six crus charentais.
  • Au lieu-dit Longeveau : un ancien domaine viticole et de Cognac, ranimé à partir de 1992 par une famille anglaise, aujourd'hui un golf 9 trous (le « golf d'Aubeterre »).
  • Sa voisine Aubeterre-sur-Dronne est classée « Plus Beaux Villages de France », célèbre pour son église monolithe, la plus grande église souterraine d'Europe.
  • Depuis Bordeaux : ~110 km, environ 1h30 — dès 193 € en chauffeur privé, porte-à-porte. Pas de gare à Pillac.

Avant de partir

Avant de partir : ce que Pillac est vraiment

Un matin de septembre, sur les coteaux du Sud Charente. La brume s'accroche aux bois de châtaigniers et de pins ; en contrebas, les vignes du Cognac descendent vers la vallée. On n'arrive pas à Pillac par hasard : ce petit village de 243 âmes se tient à l'écart des routes, sur la crête qui sépare l'Auzonne de la Tude, à un jet de pierre d'Aubeterre-sur-Dronne. Et pourtant, sur son territoire, un ancien domaine de Cognac tombé à l'abandon a retrouvé une seconde vie — devenu golf au milieu des vignes. Double histoire, celle d'un village rural discret et celle d'un domaine renaissant.

Pillac est un village de la Charente viticole, à la frontière de la Dordogne. Son nom dit un domaine gallo-romain ; son passé, une viguerie médiévale et un archiprêtré ; son terroir, le Cognac « Bons Bois » et la noix du Périgord. Sur son sol, le lieu-dit de Longeveau abrite l'histoire la plus singulière : celle d'un ancien domaine viticole ranimé, à la fin du XXe siècle, par des Britanniques venus s'installer dans le Sud-Ouest.

Ce guide sépare le vérifié du raconté. Sur un lieu doté d'un domaine touristique, le storytelling abonde : un manoir « du XVIIe siècle », un « style Louis XIII », une charpente « d'origine »… Aucune de ces précisions sur le bâti n'est solidement sourcée — nous les présentons pour ce qu'elles sont. Nous nous appuyons en revanche sur le solide : la viguerie de 1015, le cru de Cognac, le classement d'Aubeterre, et une géographie de frontière entre Charente et Périgord.

Côté accès, Pillac est un village à l'écart : pas de gare (les plus proches, Montmoreau et Chalais, sont à ~12-15 km), et aucune ligne de car régulière. Pour venir de Bordeaux — à environ 1h30 — visiter Aubeterre, parcourir le vignoble ou rejoindre un événement au domaine de Longeveau, un chauffeur privé depuis Bordeaux reste la solution la plus simple en porte-à-porte.


Géographie

Un village de crête entre Auzonne et Tude

Pillac appartient au Sud Charente, cette frange du département qui touche la Dordogne et où le paysage bascule doucement du calcaire crayeux charentais aux collines périgourdines. La commune s'étend sur 19,64 km², entre les vallées de l'Auzonne et de la Tude, séparées par une crête boisée orientée nord-sud qui culmine à 165 mètres au lieu-dit Pechbrie. Le bourg se tient vers 94 m, et le point le plus bas (53 m) se trouve dans la vallée de l'Auzonne.

Landes, bois et rivières

Ce relief de creux et de crête façonne un territoire de landes, de bois de châtaigniers et de pins maritimes, hérité d'une géologie particulière — coteaux du calcaire crétacé surmontés, au centre, de dépôts d'argile et de sable peu fertiles. L'eau y est structurante : outre l'Auzonne et la Tude (deux affluents de la Dronne, elle-même affluent de la Dordogne), un petit cours d'eau, l'Écrevansou, naît au sud et rejoint la Dronne à Laprade. Le tout relève du grand bassin Adour-Garonne.

DonnéeValeur
Code postal / INSEE16390 / 16260
Département / RégionCharente / Nouvelle-Aquitaine
ArrondissementAngoulême
Superficie19,64 km²
Altitude53 m (Auzonne) à 165 m (Pechbrie)
Cours d'eauAuzonne, Tude, Écrevansou (bassin de la Dordogne)
Population243 habitants (2023) — les Pillacois
Densité12,4 hab/km²
TerroirAOC Cognac « Bons Bois » · AOP Noix du Périgord

Huit communes pour voisines

Le village est entouré de huit communes : Juignac (nord), Bors (nord-ouest), Montignac-le-Coq (nord-est), Saint-Séverin (est), Nabinaud (sud-est), Laprade (sud), Saint-Romain (sud-ouest) et Bellon (ouest) — un voisinage resserré, typique du Sud Charente rural.

Un effondrement démographique spectaculaire

La démographie de Pillac raconte, à elle seule, le drame du vignoble charentais. Au tournant du XIXe siècle, le village était populeux : 1 027 habitants en 1793, et jusqu'à 1 298 en 1800, son maximum historique. Puis vint le phylloxéra : ce puceron venu d'Amérique détruisit le vignoble entre 1863 et la fin du siècle, et avec lui la ressource de la commune. La chute est nette dans les recensements — 853 habitants en 1881, 630 en 1891, 598 en 1896 — et l'exode rural du XXe siècle a fait le reste.

Au total, Pillac est passé de près de 1 300 habitants à 243 en 2023 : une perte d'environ 81 % en deux siècles. Le village est aujourd'hui très âgé — 43 % de ses habitants ont 60 ans ou plus (2022) — et poursuit un lent déclin (−8,65 % sur 2017-2023). C'est le visage, sans fard, de la Charente rurale profonde après la crise viticole.

Deux siècles de recensements

La série des recensements, tenue depuis la Révolution, permet de suivre cette érosion pas à pas. On y lit d'abord l'apogée du village viticole, puis la cassure du phylloxéra — 793 habitants en 1886, 630 en 1891, 598 en 1896 —, enfin la longue glissade du XXe siècle : la commune reste entre 433 et 504 habitants dans l'entre-deux-guerres (504 en 1921, 433 en 1936), et ne passe sous la barre des 400 qu'après-guerre, en 1962 (357 habitants).

AnnéePopulationRepère
17931 027Premiers recensements révolutionnaires
18001 298Maximum historique de la série
1881853Le phylloxéra ravage le vignoble charentais
1896598Passage sous les 600 habitants
1936433Fin de l'entre-deux-guerres
1962357Premier passage sous les 400
2017266Recensement Insee
2023243Population légale la plus récente

Un village très âgé

Le profil des habitants confirme la tendance : d'après l'Insee (millésime 2022), 43,4 % des Pillacois ont 60 ans ou plus — 29,8 % ont entre 60 et 74 ans, et 13,6 % ont 75 ans ou davantage. Sur la période 2017-2023, la population a reculé d'environ −1,5 % par an en moyenne. Ces chiffres placent Pillac parmi les communes très âgées de la Charente rurale — un contexte qui explique aussi la rareté des commerces et des services sur place, et l'importance des bourgs voisins (Aubeterre, Montmoreau, Chalais) dans la vie quotidienne.

Un terroir de vigne… et de noix AOP

Si la vigne de cognac domine le paysage, Pillac partage aussi, avec une vingtaine de communes charentaises voisines, un héritage venu du Périgord : la commune figure nommément dans l'aire de l'AOP Noix du Périgord. C'est un vestige de l'ancien rattachement au diocèse de Périgueux — la noyeraie périgourdine déborde ici sur la Charente, et l'on croise, entre les rangs de vigne et les bois, de vieux noyers et des séchoirs. Le sol lui-même raconte cette position de carrefour : des coteaux calcaires à l'ouest, hérités des mers du Crétacé, des sables et argiles à l'est, venus du Massif central — une frontière géologique qui double la frontière des langues d'oïl et d'oc courant sur la crête entre l'Auzonne et la Tude.

Auzonne, Tude et Dronne : un pays d'eaux discrètes

Pillac ne borde aucun grand cours d'eau, mais il est ceinturé de rivières modestes qui dessinent son relief. À l'ouest coule l'Auzonne, au sud la Tude ; l'Écrevansou, ruisseau né sur la commune, descend rejoindre la Dronne à Laprade, quelques kilomètres plus bas. C'est cette même Dronne — la belle rivière d'Aubeterre et de Brantôme — qui recueille finalement les eaux du secteur avant de filer vers la Dordogne. Le bourg, lui, se perche sur une crête vers 94 mètres, entre le point bas de la vallée de l'Auzonne (53 m) et le sommet de Pechbrie (165 m) : un village de hauteur, comme son nom de « crête » l'annonce, d'où le regard porte loin sur les bois et les vignes. Cette position dominante, sèche et saine, explique l'implantation ancienne du site et sa vocation de point de guet aux confins de l'Angoumois et du Périgord.


Le nom

« Pillac » : le domaine de Pilius, sur une frontière de langues

Comme des centaines de communes du Sud-Ouest, Pillac porte un nom en « -ac » — la signature d'un domaine gallo-romain. L'hypothèse la plus retenue le fait remonter au nom d'homme romain « Pilius », accolé au suffixe latin -acum (« domaine de »), soit Piliacum : « le domaine de Pilius ». C'est plausible et cohérent avec l'ancienneté de l'occupation agricole, mais cela reste une hypothèse, à énoncer au conditionnel. Les formes anciennes datées sont Pillaco (1110) et Pilhac (1299).

Détail savoureux : sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), le village est noté sous sa forme occitane, Pilhac. Car Pillac se situe exactement sur une frontière linguistique : la crête qui sépare l'Auzonne de la Tude marque la limite entre le domaine de la langue d'oïl (le saintongeais, à l'ouest) et celui de la langue d'oc (le limousin, à l'est) — le bourg lui-même étant côté occitan. Ces frontières dialectales, invisibles aujourd'hui, rappellent que le Sud Charente fut longtemps un territoire de contact entre deux grandes aires culturelles françaises.

Sur la ligne de partage des langues

Pillac occupe une position linguistique remarquable : le village se dresse sur la frontière historique entre la langue d'oïl et la langue d'oc, qui court à peu près sur la crête séparant les vallées de l'Auzonne et de la Tude. À l'ouest et au nord dominait le saintongeais (parler d'oïl) ; à l'est et au sud commençait le domaine occitan (limousin, périgourdin) — et le bourg de Pillac se trouve, lui, du côté oc. Cette ligne invisible n'est pas qu'une curiosité de linguiste : elle recoupe la vieille appartenance de Pillac au diocèse de Périgueux et à la Noix du Périgord, comme si le village avait toujours regardé autant vers le Périgord que vers la Charente. Un lieu de confins, jusque dans les mots qu'on y parlait.


L'histoire

Une viguerie attestée dès 1015, un archiprêtré périgourdin

Malgré sa petite taille, Pillac dispose d'un ancrage historique solide. Le site fut le siège d'une viguerie — cette circonscription héritée de l'administration carolingienne — du Xe au XVIIIe siècle. Elle est mentionnée en latin dès 1015 (« Vicaria Piliacensis »), puis en 1117 (« Piliacum ») : un poids documentaire réel, bien au-delà du simple village d'aujourd'hui. Cette viguerie était l'une des sept, puis d'une vingtaine, que comptait le comté d'Angoulême.

Un archiprêtré du « Périgord charentais »

Sur le plan religieux, Pillac occupait une place plus grande encore. Son église était le chef-lieu d'un archiprêtré de l'ancien diocèse de Périgueux — une circonscription ecclésiastique qui regroupait de nombreuses paroisses, y compris au-delà de la Lisonne, dans ce qui est aujourd'hui la Charente. C'est là une clé de lecture essentielle : Pillac relevait, séculièrement, du comté d'Angoulême, mais dépendait, ecclésiastiquement, du diocèse de Périgueux. Cette double appartenance de frontière explique une curiosité bien vivante : Pillac, commune charentaise, figure aujourd'hui encore dans l'aire de l'AOP Noix du Périgord.

La vallée de la Dronne à la frontière de la Charente et de la Dordogne
La vallée de la Dronne, fil conducteur entre Charente et Périgord, aux portes de Pillac. (Illustration.)

Cette géographie religieuse a laissé des traces documentaires précises. Une carte d'archives dressée vers 1317, conservée aux Archives départementales de la Dordogne, figure encore les archiprêtrés charentais de Pillac et de Peyrat — témoignage cartographique rare de ce « Périgord charentais » médiéval. Quant à l'étendue exacte de l'archiprêtré de Pillac, un chiffre de 26 paroisses circule, mais il n'est recoupé par aucune source primaire indépendante : l'existence de la circonscription est solidement attestée, son périmètre précis reste, lui, une donnée à confirmer.

Hospitaliers, phylloxéra et déclin

Un détail médiéval mérite d'être noté : les archives mentionnent un « Espital de Pilhac » au XIIe siècle, dans un terrier de l'Ordre de Saint-Jean — trace d'une présence hospitalière sur ce territoire de passage. La commune se dépeuplera surtout à partir de la fin du XIXe siècle, sous le double coup du phylloxéra et de l'exode rural, comme on l'a vu.

Sept vigueries et un régicide pour voisin

La viguerie de Pillac n'était pas une administration anodine : le comté d'Angoulême n'en comptait à l'origine que sept (une vingtaine après son extension au XIe siècle), et Pillac était de celles-là — un centre de justice et de perception qui a fait du village, du Xe au XVIIIe siècle, un point de repère du sud de l'Angoumois. Rattaché à l'ancien diocèse de Périgueux et chef-lieu d'un archiprêtré (une vingtaine de paroisses selon les sources), Pillac appartient à ce « Périgord charentais » où les frontières administratives n'ont jamais tout à fait coïncidé avec les limites de la langue et de la foi. Curiosité de voisinage : à quelques kilomètres, la commune de Nabinaud a vu naître Jean de Poltrot de Méré, l'assassin du duc François de Guise en 1563 — de quoi rappeler que ces confins si tranquilles ont eu, eux aussi, leur part dans les grands drames de l'Histoire.

De 1 000 habitants à 243 : l'ombre du phylloxéra

Le destin de Pillac se lit dans ses recensements comme dans un livre ouvert. À la Révolution, le village était populeux — 1 027 habitants en 1793, et jusqu'à près de 1 300 vers 1800 —, porté par une agriculture de polyculture et une vigne florissante. Puis vint la catastrophe qui a marqué toute la Charente : le phylloxéra, ce puceron venu d'Amérique qui, à partir des années 1870, ravagea le vignoble de cognac et ruina l'économie rurale. La chute est nette : 853 habitants en 1881, 630 en 1891, 598 en 1896… La commune n'a jamais retrouvé son niveau d'antan, et compte aujourd'hui 243 habitants. Ce déclin, partagé par une multitude de villages du Sud-Ouest, explique le calme profond de Pillac — et, paradoxalement, la conservation de son patrimoine : faute de démolitions et de reconstructions, l'église, les logis et les fermes ont traversé les siècles à peu près intacts.


Le patrimoine

L'église Saint-Aignan et la fontaine guérisseuse

Le cœur patrimonial du bourg est son église paroissiale, dédiée à saint Aignan. Les sources divergent sur sa datation — la commune la donne pour la fin du XIe siècle, d'autres pour le XIIe — mais s'accordent sur son plan roman en croix latine et son remaniement au XVIIe siècle, période qui correspond, en Charente comme ailleurs, à la reconstruction du bâti rural après les guerres de Religion.

Petite église romane de campagne en Charente, murs de calcaire clair, abside semi-circulaire
L'église Saint-Aignan, d'origine romane (XIe-XIIe s.), remaniée au XVIIe. (Illustration.)

Un mobilier protégé, un édifice qui ne l'est pas

L'église abrite un remarquable patrimoine mobilier protégé au titre des objets (base officielle Palissy du ministère de la Culture, consultée le 24 juillet 2026). Le maître-autel (fin XVIIe-début XVIIIe siècle) est classé depuis 1980 ; le retable de l'autel latéral sud et deux tableaux de 1806 sont inscrits depuis 2002, tout comme l'harmonium (inscrit en 2007). Précision importante : c'est le mobilier qui est protégé, non l'édifice lui-même — l'église Saint-Aignan de Pillac ne figure pas parmi les Monuments historiques (à ne pas confondre avec l'église Saint-Aignan d'Orléans, elle classée). Un village de 243 habitants qui conserve quatre objets protégés, du grand siècle à l'Empire, ce n'est pas si courant.

La fontaine guérisseuse et la tuilerie

À proximité se trouve la fontaine Saint-Aignan, une source à laquelle la tradition attribuait des vertus curatives, notamment contre la teigne — ces fontaines guérisseuses associées au saint patron sont un motif classique du patrimoine populaire rural. Le passé artisanal de la commune, lui, se lit dans la tuilerie de l'Argilier, qui exploitait les dépôts d'argile du secteur : chauffée au bois, elle était encore en activité en 1989.

Ancienne fontaine de pierre voûtée et moussue au creux d'un bois de Charente, bassin d'eau claire, fougères et lierre
Une source guérisseuse en sous-bois, comme la fontaine Saint-Aignan. (Illustration.)

Longeveau

Longeveau : un ancien domaine de Cognac

C'est sur le territoire de Pillac, au lieu-dit Longeveau, que se trouve le site le plus intéressant de la commune. Un point d'abord, car le nom prête à confusion : le domaine et son golf portent le nom commercial d'« Aubeterre », mais ils ne sont pas sur la commune d'Aubeterre — ils sont bien à Pillac. Longeveau est un ancien domaine viticole et producteur de Cognac, comme le rappelle le site officiel du domaine (consulté le 24 juillet 2026).

Vignoble de Cognac sur des collines calcaires de Charente, rangs de vigne dorés en automne
Le vignoble charentais autour de Pillac, dans le cru de Cognac « Bons Bois ». (Illustration.)

Le cru « Bons Bois », la ceinture des sables

Pour comprendre Longeveau, il faut le replacer dans la Charente du Cognac. Toute la région vit depuis des siècles au rythme de la vigne : le vin blanc local, acide et peu alcoolisé, difficile à conserver, a trouvé dès le XVIIe siècle une nouvelle vocation grâce à la distillation — c'est la naissance de l'eau-de-vie de Charente, le futur Cognac. Pillac appartient au cru « Bons Bois », la ceinture périphérique, la moins calcaire des six crus du vignoble (fiche officielle INAO « Cognac Bons Bois », consultée le 24 juillet 2026) : ses sols de sables et d'argiles, hérités du Massif central, ceinturent le sud de l'aire de production.

Un manoir au récit à manier avec prudence

Le domaine de Longeveau s'inscrit dans cette histoire — un ensemble bâti autour d'une ancienne activité viticole et d'une distillerie de Cognac. Prudence toutefois sur les détails que l'on lit parfois : le manoir « bâti au XVIIe siècle », son « style Louis XIII », sa « charpente d'origine », ou une activité « remontant au XVIe siècle » relèvent du récit commercial du domaine et ne sont corroborés par aucune source patrimoniale indépendante (le manoir n'a d'ailleurs aucun statut de Monument historique). Ce qui est sûr, c'est le fond : un vieux domaine de Cognac charentais, comme la région en compte des centaines.

Logis viticole charentais en pierre de taille blonde entouré de vignes et de dépendances de ferme, toitures d'ardoise
Un logis viticole charentais parmi les vignes, comme le domaine de Longeveau. (Illustration.)

1992 & le golf

1992 : la renaissance d'un domaine, devenu golf

Ce qui distingue Longeveau de tant d'autres domaines charentais tombés en désuétude, c'est sa reconversion. À partir de 1992, selon le domaine lui-même, une famille anglaise — Lynne et Rick Peacock, accompagnés de Sue et Leo Gammon — fait l'acquisition de l'ensemble et entreprend sa restauration. L'épisode n'a rien d'isolé : dès les années 1980-1990, une partie du patrimoine rural du Sud-Ouest (Dordogne, Charente) a attiré des acheteurs britanniques, séduits par des prix accessibles et un bâti de caractère souvent laissé à l'abandon.

Sur les terres de l'ancien domaine viticole naît un parcours de golf, baptisé « golf d'Aubeterre ». Sa date de création exacte reste incertaine — les annuaires oscillent entre le début et le milieu des années 1990 —, mais le parcours, crédité aux architectes Gamon & Peacock, est bien réel : 9 trous, un par 32, environ 2 011 mètres, dans un cadre vallonné proche de la vallée de la Dronne, ponctué de nombreux bunkers et obstacles. Les anciens bâtiments de ferme du domaine ont été convertis en gîtes.

Parcours de golf champêtre en Charente près de la vallée de la Dronne, fairway verdoyant entre chênes et châtaigniers
Le golf d'Aubeterre, aménagé sur les anciennes terres viticoles de Longeveau — à Pillac. (Illustration.)

Une reprise familiale depuis 2007

L'exploitation se poursuit aujourd'hui en famille : depuis 2007, Olivia et Richard Peacock (avec leur fils Thomas) ont pris le relais des fondateurs. C'est un bel exemple de reconversion patrimoniale : un domaine de Cognac charentais, au lieu de sombrer dans l'oubli comme tant d'autres après la crise du phylloxéra, a retrouvé une seconde vie — sportive et touristique — sans effacer sa mémoire viticole, que le nom du lieu et les vignes alentour continuent de raconter.

Pour les visiteurs venus de loin, les ordres de grandeur sont simples : le golf de Longeveau se trouve à environ 4,5 km du bourg de Pillac (une dizaine de minutes par les petites routes), à ~44 km d'Angoulême (environ 47 minutes) et à ~104 km de Bordeaux, soit à peu près 1h30 de route, le domaine étant situé au sud de la commune, vers la vallée de la Dronne. C'est ce qui en fait une étape naturelle pour une journée golf-et-patrimoine combinant le parcours, Aubeterre-sur-Dronne et le vignoble du « Bons Bois ».

Le domaine et son parcours méritent à eux seuls un guide : nous leur consacrons un article dédié — voir notre guide du golf de Longeveau, avec le détail du 9 trous, des gîtes et des visites aux alentours (Aubeterre, la Dronne, la base de loisirs de Poltrot).


Que faire

Que faire à Pillac et alentours ?

Pillac est un tout petit village : on y visite l'église Saint-Aignan et sa fontaine guérisseuse, on joue au golf de Longeveau, mais l'essentiel se déroule aux alentours immédiats — l'église souterraine d'Aubeterre à quelques kilomètres, la vallée de la Dronne pour la baignade et le canoë, la base de loisirs de Poltrot pour les familles, et la route du cognac tout autour. Voici le programme réel, à moins d'un quart d'heure de route pour l'essentiel.

  • L'église Saint-Aignan et la fontaine — l'édifice roman, ses quatre objets protégés (1980-2007) et la source réputée contre la teigne, au bourg
  • Le golf de Longeveau — 9 trous (par 32) au lieu-dit Longeveau, sur réservation ; voir notre guide dédié
  • L'église monolithe d'Aubeterre (~8 km) — la plus grande église souterraine d'Europe, nef haute d'environ 20 m creusée dans la falaise, classée monument historique
  • La base de loisirs de Poltrot (Nabinaud) — labyrinthe végétal géant, accrobranche et moulin au bord de la Dronne
  • La Dronne — baignade, canoë et pêche sur une rivière classée Natura 2000
  • La route du cognac et du pineau — dégustations chez les producteurs des Bons Bois, tout autour du village

Un village comme camp de base

Il faut prendre Pillac pour ce qu'il est : non pas une destination en soi, mais un point d'ancrage tranquille au cœur d'un pays d'une densité patrimoniale surprenante. En rayonnant sur une vingtaine de kilomètres, on enchaîne sans peine un des Plus Beaux Villages de France (Aubeterre), une église taillée dans le roc, une rivière classée, un golf et des chais de cognac — de quoi remplir plusieurs jours. Les amateurs de marche trouveront des sentiers balisés dans les bois et le long de l'Auzonne ; les gourmands, les marchés des bourgs voisins (Aubeterre, Chalais) ; les curieux, une multitude d'églises romanes et de vieux logis disséminés dans la campagne. Le charme de Pillac tient précisément à cette discrétion : on y dort au calme absolu, et l'on part chaque matin à la découverte d'un patrimoine que les foules ignorent.

ActivitéOù / QuandBon à savoir
Église Saint-AignanBourg de Pillacédifice roman, 4 objets mobiliers protégés, fontaine guérisseuse
Golf de LongeveauLieu-dit Longeveau9 trous (par 32), réservation obligatoire
Église monolitheAubeterre-sur-Dronne (~8 km)classée MH, nef ~20 m, la plus grande d'Europe
Base de loisirs de PoltrotNabinaud, bord de Dronnelabyrinthe, accrobranche, ouvert en saison
Dégustations cognac/pineauProducteurs des Bons Boisvente directe, souvent sur rendez-vous

Aubeterre

Aux portes d'Aubeterre-sur-Dronne

On ne peut parler de Pillac sans évoquer son illustre voisine, Aubeterre-sur-Dronne, à seulement ~8 km au sud. Nichée dans la vallée de la Dronne, à la frontière de la Charente et de la Dordogne, elle fait partie du cercle très fermé des communes classées « Les Plus Beaux Villages de France ». Ses maisons blanches étagées à flanc de coteau, ses ruelles et ses points de vue en font l'une des étapes les plus courues du secteur.

Son trésor est souterrain : l'église monolithe Saint-Jean, entièrement creusée dans la falaise calcaire, est la plus grande église souterraine d'Europe — une nef d'environ 27 mètres de long sur 16 de large, sous une voûte culminant à une vingtaine de mètres. Agrandie au XIIe siècle par Pierre de Castillon au retour de croisade, elle devait accueillir des reliques rapportées de Terre sainte. Un lieu spectaculaire, à quelques minutes de Pillac.

Cette proximité situe Pillac dans un territoire à la charnière de deux identités : la Charente du Cognac d'un côté, le Périgord de l'autre — Pillac partageant les deux, par son terroir « Bons Bois » et son appartenance à la Noix du Périgord. Assez proche d'Aubeterre pour profiter de son attractivité, mais assez à l'écart pour garder le calme d'un village de 243 habitants.

Une nécropole et deux « sœurs » en pierre

Le lieu a servi de nécropole jusqu'en 1865 : une centaine de fosses ont été fouillées et quatre-vingts sarcophages exhumés entre 1958 et 1961, sous les yeux d'un reliquaire monolithe hexagonal de six mètres, taillé d'un seul bloc à l'imitation du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Classée monument historique dès 1912, l'église d'Aubeterre appartient à une famille rarissime : la France ne compte que trois grandes églises monolithes, ses deux « sœurs » étant celles de Saint-Émilion, dans le vignoble girondin, et de Mortagne-sur-Gironde, sur l'estuaire. Depuis Pillac, on rejoint Aubeterre en une dizaine de minutes de route — mais les plus vaillants s'y rendent à pied ou à vélo par les chemins de la vallée, pour arriver au village par le bas, du côté de la Dronne.


Les environs

Que voir autour de Pillac

Pillac est une base discrète pour explorer le Sud Charente et la vallée de la Dronne. Voici les distances routières réelles depuis le village :

DestinationDistance / temps depuis PillacIntérêt
Aubeterre-sur-Dronne~8 km · ~9 minPlus Beaux Villages de France, église monolithe souterraine
Golf d'Aubeterre (Longeveau)~4,5 km · ~10 minParcours 9 trous sur les terres de l'ancien domaine, à Pillac
Montmoreau~12 km · ~15 minChâteau, bourg et gare TER (ligne Angoulême–Bordeaux)
Chalais~15 km · ~18 minChâteau des Talleyrand-Périgord, gare TER
Angoulême~42 km · ~45 minCité de la BD, remparts, cathédrale Saint-Pierre
Périgueux~58 km · ~1 hVesunna gallo-romaine, cathédrale Saint-Front

La vallée de la Dronne, qui serpente entre falaises calcaires et méandres boisés, est le fil conducteur du secteur : c'est elle qui recueille les eaux de l'Auzonne et de la Tude bordant Pillac, avant de poursuivre vers la Dordogne. Un territoire de nature et de villages de pierre, à l'écart des grands flux touristiques.

Le cognac à portée de dégustation

Pillac étant en plein vignoble, la route du cognac commence à la porte du village : les bouilleurs de cru et petits producteurs des Bons Bois ouvrent volontiers leur chai à la visite et à la vente directe, souvent sur rendez-vous, pour une dégustation de cognac et de Pineau des Charentes bien plus intime — et abordable — que dans les grandes maisons. Pour la version prestige, la ville de Cognac et ses chais centenaires (Hennessy, Martell, Rémy Martin…) se visitent à une heure de route : notre guide de Cognac en détaille les incontournables. Entre une partie de golf, une église taillée dans le roc et un verre de pineau au soleil couchant, le pays de Pillac se savoure sans se presser.


Venir de Bordeaux

Venir à Pillac depuis Bordeaux

Pillac est à environ 110 km de Bordeaux, soit près de 1h30 de route — bien loin des « 80 km » que l'on lit parfois, qui ne valent qu'à vol d'oiseau. Le village étant sans gare et sans desserte régulière en car, l'accès se fait presque exclusivement par la route.

ModeDuréeCoût indicatifDétail
Chauffeur privé (VTC)~1h30dès 193 € · aller simplePorte-à-porte depuis Bordeaux, arrêts libres (Aubeterre, vignoble)
Voiture personnelle~1h30Variable selon itinéraire, péage, véhicule et carburantPar la N10/A10 puis les départementales du Sud Charente
Train + relais2h-3h+Tarif TER + relais routier à vérifier pour le voyage choisiTER jusqu'à Montmoreau ou Chalais, puis ~12-15 km sans transport public
Car régionalAucune ligne régulière ne dessert Pillac

Comparez le devis VTC fixe de 193 € au tarif TER disponible et au coût réel de votre véhicule à la date du départ ; les durées restent indicatives.

En voiture et en train

Depuis Bordeaux, on rejoint le Sud Charente par les grands axes vers Angoulême, puis les départementales (D 458, D 10) qui desservent le secteur d'Aubeterre. Les gares les plus proches sont Montmoreau (~12 km) et Chalais (~15 km), sur la ligne historique Angoulême–Bordeaux — mais il reste ensuite une douzaine de kilomètres sans transport en commun jusqu'à Pillac.

Sur place, le réseau routier est celui d'une commune rurale bien maillée : le bourg est traversé par la D 458, tandis que la D 10 — l'axe Montmoreau ↔ Aubeterre — passe à environ 1 km à l'ouest ; les D 709, D 78 et D 140 traversent également le territoire communal. De quoi circuler aisément… à condition d'avoir un véhicule.

Un mot sur les deux gares qui encadrent la commune, car elles ont leur histoire : Montmoreau et Chalais sont des arrêts de la ligne historique Paris-Austerlitz → Bordeaux-Saint-Jean, ouverte sur ce tronçon en 1852 — Montmoreau au point kilométrique 483, Chalais au PK 500, soit environ 16 km l'une de l'autre, Pillac se trouvant à peu près à mi-chemin entre les deux, en retrait vers l'est. Les TER qui s'y arrêtent relient Angoulême et Bordeaux ; c'est l'option la plus réaliste pour un accès partiel en train, à compléter ensuite par la route.

En chauffeur privé

Pour un village aussi mal desservi — et pour rayonner ensuite vers Aubeterre, le vignoble ou un événement au domaine de Longeveau —, le chauffeur privé depuis Bordeaux est la formule la plus simple : un trajet direct de ~1h30, porte-à-porte, sans dernier kilomètre à improviser, avec arrêts libres et tarif fixe connu d'avance, dès 193 € l'aller simple.


Infos pratiques

Infos pratiques

  • Durée conseillée : une demi-journée, en combinant Pillac avec Aubeterre-sur-Dronne (~9 min) et la vallée de la Dronne.
  • À voir : l'église Saint-Aignan et sa fontaine, le paysage viticole du « Bons Bois », et surtout, à côté, l'église monolithe d'Aubeterre.
  • Golf de Longeveau : parcours 9 trous ouvert au public et gîtes sur place — le « golf d'Aubeterre » est en réalité sur la commune de Pillac.
  • Commerces & services : quasi inexistants sur la commune ; les plus proches sont à Aubeterre, Montmoreau ou Chalais.
  • Transports : pas de gare ni de car. Voiture ou chauffeur privé indispensables. Gares TER les plus proches : Montmoreau et Chalais (~12-15 km).
  • Quand venir : le printemps et l'automne (vendanges, couleurs) pour le vignoble ; la belle saison pour Aubeterre et la Dronne.

Un dernier mot d'ambiance : Pillac ne se « visite » pas au sens touristique — il n'y a ni office de tourisme, ni parking payant, ni file d'attente. C'est un village de 243 âmes où le patrimoine se mérite en poussant la porte d'une église, en cherchant une fontaine dans les herbes, en frappant au chai d'un producteur. Cette authenticité sans apprêt est précisément ce qui séduit ceux qui font le détour : entre le golf de Longeveau, l'église souterraine d'Aubeterre et les coteaux du cognac, Pillac offre le luxe rare d'un pays de caractère resté à l'écart des foules — le genre d'endroit dont on repart en se disant qu'on a découvert un secret.


FAQ

Questions fréquentes

Où se trouve le domaine de Longeveau ?

Au lieu-dit Longeveau, sur la commune de Pillac, en Charente (16390), à environ 8 km au nord d'Aubeterre-sur-Dronne. Malgré son nom commercial de « golf d'Aubeterre », le domaine et son parcours sont bien situés sur Pillac, non sur Aubeterre.

Le golf d'Aubeterre est-il vraiment à Aubeterre ?

Non. Malgré l'appellation commerciale “golf d'Aubeterre”, le parcours se situe au domaine de Longeveau, sur la commune de Pillac, à environ 4,5 km du bourg, et non sur la commune d'Aubeterre-sur-Dronne. Il compte 9 trous, par 32, sur environ 2 011 mètres.

Quelle est l'histoire du domaine de Longeveau ?

Longeveau est un ancien domaine viticole et producteur de Cognac de la Charente. Tombé en désuétude, il a été racheté à partir de 1992, selon le domaine, par une famille anglaise (les Peacock et les Gammon) qui l'a restauré et y a créé un golf. Les datations plus précises du manoir relèvent du récit commercial, non de sources vérifiées.

Pillac est-elle en Charente ou en Périgord ?

En Charente (arrondissement d'Angoulême). Mais historiquement, Pillac dépendait de l'ancien diocèse de Périgueux : c'est un village « à la charnière ». D'où une curiosité toujours vivante : bien que charentaise, la commune appartient à l'aire de l'AOP Noix du Périgord.

Qu'est-ce que le cru de Cognac « Bons Bois » ?

C'est l'un des six crus du vignoble de Cognac, vaste ceinture périphérique la moins calcaire des six crus (près de 9 300 ha) : ses sols de sables et d'argiles ceinturent le sud de l'aire de production. Pillac, comme tout ce secteur du Sud Charente, appartient à ce cru.

Combien d'habitants compte Pillac ?

243 habitants en 2023, pour une densité de 12,4 hab/km². C'est peu au regard de son passé : le village comptait près de 1 300 habitants en 1800, avant que le phylloxéra et l'exode rural ne le vident — une perte d'environ 81 % en deux siècles.

D'où vient le nom « Pillac » ?

Le nom remonterait, au conditionnel, à un domaine gallo-romain : « Pilius » (nom d'homme romain) + le suffixe -acum, soit « le domaine de Pilius ». Les formes anciennes datées sont Pillaco (1110) et Pilhac (1299) — cette dernière étant la forme occitane, celle de la carte de Cassini.

Pillac est-elle proche d'Aubeterre-sur-Dronne ?

Oui, à ~8 km au nord (environ 9 minutes de route). Aubeterre est classée parmi Les Plus Beaux Villages de France et abrite l'église monolithe Saint-Jean, la plus grande église souterraine d'Europe, entièrement creusée dans la falaise.

L'église Saint-Aignan de Pillac est-elle classée ?

L'édifice lui-même n'est ni classé ni inscrit aux Monuments historiques (à ne pas confondre avec l'église Saint-Aignan d'Orléans, elle protégée). En revanche, son mobilier l'est : le maître-autel (classé 1980) ainsi que le retable de l'autel latéral sud et deux tableaux de 1806 (inscrits 2002) sont protégés au titre des objets.

À combien de temps Pillac est-elle de Bordeaux ?

Environ 110 km, soit ~1h30 de route. En chauffeur privé, le trajet porte-à-porte est proposé dès 193 € l'aller simple. Attention aux « 80 km » parfois indiqués : ils ne correspondent qu'au vol d'oiseau, pas à la route réelle.

Comment venir à Pillac sans voiture ?

C'est difficile : Pillac n'a ni gare ni car régulier. Les gares TER les plus proches sont Montmoreau (~12 km) et Chalais (~15 km), sur la ligne Angoulême–Bordeaux, mais il reste ensuite une douzaine de kilomètres sans transport public. Un chauffeur privé reste la solution la plus simple.

Qu'est-ce qu'une viguerie, et pourquoi Pillac en fut-elle le siège ?

La viguerie est une circonscription administrative héritée de l'époque carolingienne, dirigée par un viguier. Pillac fut le siège de l'une d'elles du Xe au XVIIIe siècle — l'une des sept vigueries du comté d'Angoulême, une vingtaine après l'extension du XIe siècle. Elle est mentionnée en latin dès 1015 (« Vicaria Piliacensis »), ce qui donne au village un ancrage documentaire médiéval remarquable pour sa taille.

À quelle distance le golf de Longeveau est-il de Bordeaux et d'Angoulême ?

Le golf se trouve à environ 104 km de Bordeaux, soit ~1h30 de route, et à ~44 km d'Angoulême (environ 47 minutes). Depuis le bourg de Pillac, comptez ~4,5 km, une dizaine de minutes. Le domaine étant sans desserte en transport en commun, l'accès se fait par la route — voiture ou chauffeur privé depuis Bordeaux.

Que voir autour de Pillac ?

Aubeterre-sur-Dronne et son église monolithe (~9 min), le golf de Longeveau, les châteaux de Montmoreau et de Chalais, la vallée de la Dronne, et plus loin Angoulême (~45 min) et Périgueux (~1 h). Un secteur de nature et de villages de pierre, entre Charente et Périgord.

Aller plus loin

Pour aller plus loin

Sources

Sources et références

Article mis à jour en juillet 2026.

Réservation 24h/24

En route pour le Sud Charente

Trajet direct depuis Bordeaux (~1h30) vers le Sud Charente, arrêts libres en chemin — Aubeterre-sur-Dronne, le vignoble de Cognac, la vallée de la Dronne. Devis fixe par écrit sous 30 minutes, berline ou van 8 places, chauffeur anglophone.

Paysage vallonné du Sud Charente autour de Pillac : coteaux de vignes de Cognac, bois de châtaigniers et de pins
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