Pompignac, les coteaux bordelais

Un village de coteaux à l'est de Bordeaux, aux portes de l'Entre-deux-Mers. Une église romane rebâtie après l'incendie de 1899, des vignes de Bordeaux Supérieur, la vallée de la Laurence, et à quelques minutes la voie verte Roger-Lapébie et la bastide de Créon — à environ 30 minutes de Bordeaux hors perturbations majeures.

5,0 · 40 avis Google~15 km · 30 min de Bordeaux25 min de lecture
Repères

Pompignac en un coup d'œil

Pompignac est un petit village de coteaux posé à l'est de Bordeaux, à une quinzaine de kilomètres, tout au bord de l'Entre-deux-Mers. Autant l'assumer d'emblée : avec quelque 3 577 habitants, Pompignac n'est pas un grand site touristique, mais une commune périurbaine tranquille, faite de vignes, de bois et de vallons. Son intérêt tient à quelques repères sûrs — l'église romane Saint-Martin, rebâtie après l'incendie de 1899, les coteaux viticoles de Bordeaux Supérieur, et la vallée du ruisseau de la Laurence — puis à tout ce que l'on rejoint en quelques minutes : la bastide de Créon, la voie verte Roger-Lapébie, l'abbaye classée à l'UNESCO de La Sauve-Majeure, et Bordeaux à environ 30 minutes hors perturbations majeures. Ce guide sépare le vérifié du répété, et assume franchement une chose : la profondeur d'une escapade à Pompignac vient d'abord de l'Entre-deux-Mers qui l'entoure, cette grande région de vignes, de bastides et d'abbayes toute proche.

Les distances sont recalculées porte-à-porte depuis Bordeaux, et le tarif affiché correspond à un transfert privé à prix fixe, communiqué par écrit à l'avance, sans compteur ni surprise quels que soient le trafic et les arrêts en chemin. Les données s'appuient sur l'INSEE, les notices de Wikipédia, le site de la mairie de Pompignac et les ressources de l'office de tourisme de l'Entre-deux-Mers ; les horaires et tarifs de visite, toujours variables, restent à confirmer auprès de chaque lieu. Nous avons pris soin de corriger au passage trois idées reçues tenaces : Pompignac n'est pas dans Bordeaux Métropole, son église n'est pas un Monument historique protégé, et la fameuse voie verte Roger-Lapébie ne passe pas par la commune. Le détail suit ; commençons par les repères essentiels.

RepèreDétail
CommunePompignac (Gironde, Nouvelle-Aquitaine)
Situationest de Bordeaux, aux portes de l'Entre-deux-Mers, arrondissement de Bordeaux
Intercommunalitécommunauté de communes des Coteaux Bordelais (siège à Tresses, 8 communes)
Populationenviron 3 577 habitants (INSEE 2023) · les Pompignacais
Incontournablesl'église romane Saint-Martin, les coteaux viticoles, l'est bordelais
Depuis Bordeauxenviron 15 km · environ 30 min · dès 46 €

Situer

Où se trouve Pompignac ?

Pompignac se trouve à l'est de Bordeaux, à la charnière entre l'agglomération et l'Entre-deux-Mers — ce vaste plateau vallonné pris entre la Garonne et la Dordogne, qui a donné son nom à la région. Administrativement, la commune porte le code INSEE 33330 et le code postal 33370 ; elle s'étend sur 11,62 km², dans l'arrondissement de Bordeaux et le canton de Créon. C'est un territoire de coteaux, dont l'altitude varie d'environ 17 à 89 mètres : des pentes douces plantées de vigne, des bois de chênes, et un fond de vallon frais que suit un modeste cours d'eau, le ruisseau de la Laurence. On est ici sur la première marche de l'Entre-deux-Mers, là où la campagne bordelaise commence tout juste.

Coteaux de l'est bordelais près de Pompignac au coucher du soleil, pentes de vignes et de champs, ferme de pierre au loin
Pompignac s'étage sur les coteaux viticoles à l'est de Bordeaux.

Un point mérite d'être posé clairement, car il est souvent brouillé : Pompignac n'appartient pas à Bordeaux Métropole. La commune fait partie de la communauté de communes des Coteaux Bordelais, dont le siège est à Tresses et qui rassemble huit communes de ce secteur de collines à l'est de la ville. On la rattache parfois, à tort, à la métropole bordelaise, à laquelle elle est pourtant limitrophe sans en faire partie. Ses voisines directes sont Tresses, Fargues-Saint-Hilaire, Sallebœuf, Bonnetan, Yvrac, Montussan et Beychac-et-Caillau — autant de villages de la même campagne de coteaux, entre vignes, bois et lotissements résidentiels.

Pour bien situer Pompignac, il faut avoir en tête ce qu'est l'Entre-deux-Mers. Le nom désigne le grand triangle de coteaux compris entre deux fleuves — la Garonne au sud-ouest, la Dordogne au nord — qui se rejoignent en aval, vers le Bec d'Ambès. « Deux mers », c'est en réalité deux rivières soumises à la marée, d'où l'appellation. C'est la plus vaste région viticole de la Gironde, un pays de vignes, de villages tranquilles, de bastides médiévales et d'abbayes romanes, longtemps voué à la polyculture avant de se consacrer surtout au vin. Pompignac occupe la frange occidentale de ce territoire, celle qui touche presque l'agglomération : un pied dans la ville, un pied dans la campagne.

À quelle distance de Bordeaux ?

Comptez environ 15 km et 30 minutes de route entre le centre de Bordeaux et Pompignac, selon le point de départ et la circulation.

Depuis PompignacDistance approx.Repère
Fargues-Saint-Hilaire~4 kmvillage voisin, coteaux résidentiels
Tresses~4,5 kmsiège de la CC des Coteaux Bordelais
Bordeaux~15 kmcentre-ville, gare Saint-Jean, aéroport au-delà
Créon~16 kmbastide médiévale et voie verte Roger-Lapébie
La Sauve-Majeure~18 kmabbaye romane classée à l'UNESCO

Un village de coteaux, pas de plaine

Le relief est ce qui donne à Pompignac son caractère. Entre 17 et 89 mètres d'altitude, la commune n'a rien d'un plateau uniforme : elle ondule en pentes douces, séparées par des vallons où l'eau descend vers la Garonne. Les coteaux bien exposés portent la vigne ; les creux, plus frais, gardent les bois et le fil du ruisseau de la Laurence. Cette alternance de crêtes ensoleillées et de fonds ombragés compose un paysage rural typique de l'est bordelais, à la fois habité et tranquille. C'est un décor de campagne sans emphase, qui prend toute sa valeur en fin de journée, quand la lumière rase les rangs de vigne et allonge l'ombre des chênes.

Ce secteur de collines a d'ailleurs donné son nom à l'intercommunalité : les Coteaux Bordelais, ce sont précisément ces reliefs de l'est de la ville, entre Garonne et Dordogne, où les villages se sont accrochés aux crêtes et aux versants ensoleillés. Pompignac en est un maillon, avec Tresses, Fargues-Saint-Hilaire, Sallebœuf ou Bonnetan — un chapelet de communes qui partagent le même paysage et la même histoire viticole. Comprendre cette géographie, c'est déjà comprendre pourquoi Pompignac se visite mieux à l'échelle de son territoire qu'isolément : les coteaux ne s'arrêtent pas aux limites de la commune, et l'intérêt d'une balade tient à ce continuum de vignes, de bois et de vallons qui s'étire vers l'Entre-deux-Mers.


Démographie

Combien d'habitants à Pompignac ?

Au dernier millésime officiel disponible (INSEE, population 2023), Pompignac compte environ 3 577 habitants, pour une densité de l'ordre de 308 habitants au kilomètre carré. C'est plus qu'un simple hameau, mais bien moins qu'une petite ville : un gros village périurbain, où les lotissements récents alternent avec les parcelles de vigne, les bois et quelques fermes anciennes. On voit parfois circuler des estimations plus élevées, autour de 3 900 habitants ; elles anticipent une croissance encore à confirmer, et nous nous en tenons ici au chiffre recensé. Les habitants se nomment les Pompignacais et les Pompignacaises. Cette taille modeste n'est pas un défaut, c'est une caractéristique : elle explique l'atmosphère paisible du lieu, et le fait qu'on le découvre plutôt en le traversant, au fil d'une escapade dans l'est bordelais, qu'en s'y arrêtant une journée entière.

DonnéeValeur
Populationenviron 3 577 habitants (INSEE 2023)
Densitéenviron 308 hab./km²
Superficie11,62 km²
GentiléPompignacais, Pompignacaises
Code INSEE · code postal33330 · 33370
Canton · arrondissementCréon · Bordeaux

Un village périurbain en pleine croissance

Pompignac appartient à cette première couronne rurale de Bordeaux qui s'est fortement peuplée depuis une génération. La population a progressé d'environ 20 % depuis 2017, portée par l'arrivée de ménages venus chercher, à environ 30 minutes de Bordeaux hors perturbations majeures, un cadre de coteaux et de vignes. Comme dans la plupart de ces communes, la grande majorité des actifs travaillent en dehors de Pompignac, le plus souvent dans l'agglomération bordelaise, et rentrent le soir dans un village devenu essentiellement résidentiel. Cette dynamique explique la physionomie actuelle du bourg : de nouveaux quartiers pavillonnaires greffés autour d'un noyau ancien, avec les équipements — école, salle des fêtes, commerces de proximité — d'une commune qui grandit vite tout en restant à taille humaine.

Cette taille a une conséquence pratique pour le visiteur : Pompignac n'est pas une destination de tourisme de masse, et ne prétend pas l'être. On n'y trouve ni gare, ni grand ensemble monumental, ni longue liste de musées. C'est un village à traverser et à contempler, dont les atouts sont patrimoniaux et paysagers, et qui se complète naturellement par les bourgs voisins mieux dotés — Tresses tout près, Créon un peu plus loin. Le reconnaître n'enlève rien à son charme : cela aide simplement à bien préparer sa venue, en pensant l'escapade à l'échelle de l'est bordelais et de l'Entre-deux-Mers plutôt qu'à celle de la seule commune. C'est tout le parti pris de ce guide, qui assume de faire rayonner Pompignac sur ses environs.


Étymologie

D'où vient le nom de Pompignac ?

L'origine du nom « Pompignac » est probable, mais pas absolument certaine : mieux vaut la présenter au conditionnel. Le nom viendrait du gallo-romain « Pompenius », l'anthroponyme d'un propriétaire terrien — peut-être un vétéran de l'armée romaine récompensé par un lot de terres —, complété par le suffixe latin de possession -acum. Pompignac serait donc, à l'origine, « le domaine de Pompenius », la villa gallo-romaine établie sur ces coteaux. L'hypothèse est cohérente avec les traces d'occupation antique retrouvées sur la commune, qui attestent une présence gallo-romaine bien réelle dans le secteur.

Que raconte le suffixe -acum ?

Le suffixe -acum est l'une des clés les plus fiables de la toponymie du Sud-Ouest. D'origine gauloise puis latinisée, il servait à former, à partir d'un nom de personne, le nom d'un domaine rural : « la propriété de Untel ». En Aquitaine, il a donné toute une famille de noms de lieux en -ac — Pompignac, mais aussi Cognac, Jonzac, Cadillac et des dizaines d'autres. Chacun garde ainsi, gravé dans son nom, le souvenir d'un maître antique et de son domaine agricole. Pour Pompignac, la lecture « domaine de Pompenius » relie donc directement le village à l'époque où ces coteaux étaient déjà mis en valeur, sans doute par la vigne, sous l'administration romaine. Faute de document décisif, on la donne comme la piste la plus solide, non comme une certitude gravée dans le marbre.

Cette lecture inscrit Pompignac dans une vaste famille toponymique. Toute la Gironde et le Sud-Ouest sont constellés de villages en -ac nés de la même formation : un nom d'homme gallo-romain suivi du suffixe de domaine. Ce voisinage de noms raconte, à sa manière, le maillage de villae qui quadrillait les coteaux de l'Aquitaine antique, chacune au cœur de ses terres et de ses vignes. Rien d'étonnant, donc, à retrouver ce schéma à Pompignac : le terroir se prêtait à la culture, la Garonne assurait les échanges, et la vigne y était déjà, sans doute, une richesse. Le nom du village est ainsi le plus ancien document qui nous soit parvenu — un mot qui a traversé près de deux mille ans.


L'église

L'église romane Saint-Martin

Le monument le plus attachant de Pompignac est son église, dédiée à saint Martin. C'est un édifice dont les fondations sont romanes, remontant au XIIe siècle, et qui aurait été bâti sur un site déjà occupé à l'époque gallo-romaine, sur un promontoire dominant le nord du bourg. Comme beaucoup d'églises de campagne de l'Entre-deux-Mers, elle a été reprise et agrandie au fil des siècles, mais elle a longtemps conservé son cœur médiéval. L'élément le plus remarquable est son clocher-porche, élevé à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, à l'intérieur duquel a été remonté le portail roman d'origine — un déplacement qui, on va le voir, s'est révélé providentiel.

Église romane de village en pierre claire à clocher-porche carré parmi de vieux arbres à Pompignac, lumière chaude
L'église Saint-Martin, aux fondations romanes, veille sur le bourg de Pompignac.

La silhouette actuelle est dominée par ce clocher-porche carré, coiffé d'une flèche qui culmine à une vingtaine de mètres. À son pied, le porche abrite le portail roman remonté, avec ses voussures et ses colonnettes, seul vestige monumental de l'édifice primitif encore visible aujourd'hui. Le reste de l'église, plus clair et plus régulier, appartient à une phase de reconstruction bien plus récente — non pas un simple remaniement, mais une véritable renaissance après une catastrophe, celle du tout dernier jour du XIXe siècle.

Que reste-t-il de l'église romane ?

De l'église romane du XIIe siècle, il reste surtout deux choses : les fondations, sur lesquelles l'édifice a été rebâti, et le portail roman abrité dans le clocher-porche. Ce portail, avec son arc en plein cintre et son décor sculpté, est le témoin le plus parlant de l'ancienneté du lieu de culte. Le clocher-porche lui-même, de la fin du Moyen Âge, forme une seconde strate, gothique tardive, greffée sur le noyau roman. C'est cette superposition d'époques — fondations du XIIe siècle, tour de la fin du XVe ou du début du XVIe, nef reconstruite au XXe — qui fait tout l'intérêt de l'édifice, à condition de savoir le lire par couches successives plutôt que d'un seul bloc.

L'incendie de 1899 et la reconstruction

L'événement qui a marqué l'église s'est produit le 31 décembre 1899 : un incendie a ravagé l'intérieur du sanctuaire, au dernier jour du siècle. Le feu a détruit l'essentiel de la nef ; seuls le clocher-porche et le portail roman qu'il abritait ont été épargnés — ce qui explique qu'ils soient aujourd'hui les parties les plus anciennes conservées. La reconstruction a été menée sans tarder, en 1901 et 1902, et l'église a alors reçu ses vitraux, dus à l'atelier bordelais Dagrant en 1902 — une maison réputée qui a fourni le verre peint de nombreuses églises du Sud-Ouest à cette époque. L'édifice que l'on voit aujourd'hui est donc, pour l'essentiel, une église du tout début du XXe siècle, greffée sur des vestiges bien plus anciens.

L'église est-elle classée Monument historique ?

Non, et la nuance a son importance. L'église Saint-Martin de Pompignac est recensée à l'Inventaire général du patrimoine culturel — un travail de repérage et de documentation du patrimoine —, mais elle ne bénéficie pas d'une protection au titre des Monuments historiques. Il ne faut donc pas la dire « classée » ni « inscrite MH » : ces termes désignent des mesures de protection juridiques précises, qui ne s'appliquent pas ici. La confusion vient souvent d'un homonyme trompeur : il existe une autre église Saint-Martin, à Poussignac, dans le Lot-et-Garonne, celle-là bien protégée au titre des Monuments historiques. Deux villages aux noms voisins, deux églises Saint-Martin, mais un seul statut patrimonial officiel — et ce n'est pas celui de Pompignac. Le préciser évite bien des approximations recopiées d'un site à l'autre.

Cette absence de label n'enlève rien à l'intérêt de l'édifice, qu'il faut simplement regarder à sa juste échelle. L'Entre-deux-Mers est une terre d'art roman : la présence de grandes abbayes, au premier rang desquelles La Sauve-Majeure, y a essaimé dans les campagnes tout un réseau de prieurés et d'églises de village, bâtis aux XIe et XIIe siècles. Beaucoup ont été repris, remaniés, parfois reconstruits, mais ils gardent souvent un portail, un chevet ou des chapiteaux romans. Saint-Martin de Pompignac appartient à cette famille discrète de sanctuaires ruraux : sans prétention monumentale, mais riche d'un vestige roman et d'une histoire mouvementée, ponctuée par l'incendie de 1899 (histoire et patrimoine sur le site officiel de la commune, consulté le 24 juillet 2026). C'est un monument à découvrir en passant, en levant les yeux vers son clocher-porche, plutôt qu'en le comparant aux grandes abbatiales de la région.


Patrimoine

Lavoirs, moulins et coteaux

En dehors de l'église, le patrimoine bâti de Pompignac est modeste, et il faut le dire franchement : on ne vient pas ici pour une accumulation de monuments, mais pour l'ambiance d'un village de coteaux et quelques témoins discrets de la vie rurale d'autrefois. On repère encore un ancien lavoir, ce bassin couvert où les femmes venaient laver le linge avant l'eau courante ; plusieurs anciens moulins à eau, installés jadis le long du ruisseau de la Laurence, dont il ne reste le plus souvent que des vestiges ; et la mairie-école, édifiée en 1884, bel exemple de l'architecture publique de la Troisième République, quand chaque commune se dotait de son école laïque et de sa maison commune.

Petit ruisseau boisé serpentant dans un vallon vert de l'Entre-deux-Mers près de Pompignac, eau miroitante et saules
La vallée de la Laurence garde ses lavoirs et la mémoire de ses moulins à eau.

On croise aussi, sur la commune, le château Beaulé La Guillaumette : une belle demeure girondine qui sert aujourd'hui de lieu de réception, pour mariages et événements. Il faut le préciser pour éviter toute déception, car son nom de château peut prêter à confusion : ce n'est pas un monument que l'on visite, mais une propriété privée à vocation événementielle, sans ouverture au public façon musée. On l'apercevra depuis les abords, comme un exemple de ces maisons de maître qui ponctuent les coteaux bordelais. Pour le reste, le vrai patrimoine de Pompignac est celui du paysage : les coteaux de vigne, les bois de chênes et le fil discret de la Laurence, qui composent ensemble le cadre du village.

Où voir le vieux Pompignac ?

Le cœur ancien de la commune se lit encore autour de l'église, sur son promontoire au nord du bourg, et le long des chemins qui relient les anciens hameaux. C'est là, plutôt que dans les quartiers pavillonnaires récents, que l'on retrouve la pierre claire, les vieux murs, le tracé des voies rurales d'autrefois. La mairie-école de 1884 fait le lien avec le XIXe siècle finissant, l'ancien lavoir avec la vie quotidienne d'avant l'eau courante. Rien de spectaculaire, mais ces détails, mis bout à bout, racontent l'histoire d'un village qui a grandi lentement, autour de son église et de ses vignes, avant de connaître l'essor résidentiel des dernières décennies. Une courte promenade suffit à en faire le tour, l'appareil photo à portée de main.

La vallée de la Laurence

Le principal décor naturel de Pompignac est celui de la Laurence, ce petit ruisseau qui draine les coteaux et descend vers la Garonne. Son vallon, plus frais et plus ombragé que les crêtes plantées de vigne, garde la mémoire de l'eau-force d'autrefois : c'est là que tournaient les moulins à farine, dont subsistent surtout des traces — anciennes retenues, biefs comblés, murs de pierre envahis par la végétation. Aujourd'hui, cette vallée offre surtout un cadre de promenade, à l'écart des lotissements : un ruban de verdure où l'on marche à l'ombre des feuillus, au bord de l'eau. C'est le contrepoint discret des coteaux ensoleillés, et l'une des raisons pour lesquelles Pompignac, malgré sa proximité avec la ville, garde un vrai visage de campagne.


Viticulture

Les vignes de Pompignac

Pompignac est une commune viticole de l'Entre-deux-Mers, et ses coteaux relèvent des grandes appellations génériques du Bordelais. Les rouges, à base de merlot et de cabernet, sont produits sous les appellations AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur ; les blancs secs, vifs et fruités, relèvent de la zone d'appellation Entre-deux-Mers, réputée pour ce style de vin. C'est le socle de tout ce vignoble de l'entre-deux-fleuves : des vins accessibles, de bonne compagnie, façonnés par des sols argilo-calcaires et des coteaux bien exposés. La vigne, ici, n'est pas un décor : c'est une activité ancienne et bien vivante, qui dessine le paysage et rythme l'année.

Rangs de vignes de Bordeaux sur des coteaux doux près de Pompignac au soleil couchant, manoir de pierre claire au loin
Les coteaux de Pompignac portent les appellations Bordeaux et Entre-deux-Mers.

Quels vins produit Pompignac ?

Sur le terroir de Pompignac, on trouve donc les deux registres. Les blancs secs d'Entre-deux-Mers, nerveux et parfumés, se prêtent à l'apéritif et aux fruits de mer ; les rouges de Bordeaux et de Bordeaux Supérieur accompagnent les tables de tous les jours. Il faut le dire nettement pour couper court à une confusion fréquente : Pompignac ne produit pas de grands crus de la rive droite, et aucun Saint-Émilion ne sort de son sol. On est ici dans les appellations régionales, celles des vins de plaisir et de partage, qui font le quotidien du vignoble girondin — un registre honnête et sans prétention, qu'il vaut mieux apprécier pour ce qu'il est que de confondre avec les prestigieux terroirs voisins de la Dordogne.

Ces appellations occupent une place centrale dans le Bordelais. L'Entre-deux-Mers est l'un des grands vignobles de blancs secs de la région, et son nom est passé dans le langage courant des amateurs ; les rouges de Bordeaux et de Bordeaux Supérieur, eux, forment les appellations les plus répandues du vignoble girondin, celles que l'on retrouve sur le plus grand nombre de tables. À Pompignac comme dans les communes voisines, blanc et rouge cohabitent souvent au sein des mêmes domaines, qui vinifient les deux couleurs. C'est un vignoble de tradition familiale, où l'accueil des visiteurs, la dégustation et la vente directe tiennent une place croissante — une manière conviviale et sans façon de comprendre l'Entre-deux-Mers, verre en main.

Le Château Queyssard

Le domaine identifié de la commune est le Château Queyssard, siège des Vignobles Massé, installé au 17 avenue du Périgord à Pompignac. La propriété décline la palette locale des appellations : Bordeaux, Bordeaux Clairet et Bordeaux Rosé, Bordeaux Supérieur, et Entre-deux-Mers en blanc sec (fiche officielle Gironde Tourisme, consultée le 24 juillet 2026). C'est un bon point d'ancrage pour qui veut mettre un visage et une cave sur les vins de Pompignac, plutôt que de s'en tenir aux étiquettes. La dégustation et la vente directe se font généralement sur rendez-vous : mieux vaut donc contacter le domaine à l'avance pour organiser sa venue, d'autant que les petites propriétés adaptent souvent leurs horaires à la saison et aux travaux de la vigne. C'est l'occasion idéale de goûter, sur place, ce que produisent réellement ces coteaux de l'est bordelais.


Histoire

De la villa gallo-romaine au village résidentiel

L'histoire de Pompignac commence bien avant le village actuel. Les coteaux qui le portent étaient déjà occupés à l'époque gallo-romaine, comme en témoignent les découvertes faites sur la commune. C'est de cette présence antique que dériverait le nom même du lieu, « le domaine de Pompenius ». On tient là le premier fil d'une continuité longue : un terroir de coteaux mis en valeur sous l'Empire romain, sans doute déjà planté de vigne, puis christianisé et structuré autour d'une paroisse au Moyen Âge, avant de devenir la commune que l'on connaît.

Que reste-t-il de l'époque gallo-romaine ?

L'occupation gallo-romaine de Pompignac est attestée par plusieurs sites et découvertes, notamment aux lieux-dits Le Castéra et La Romaningue, ainsi qu'aux abords de l'église. Ces vestiges — traces d'habitat, de mobilier, de fondations — confirment que le secteur était habité et exploité dès l'Antiquité, et donnent tout son sens à l'étymologie du nom. Le toponyme n'est donc pas une pure hypothèse de linguiste : il s'accorde avec les indices archéologiques du terrain. Rien de monumental n'est visible aujourd'hui — il ne faut pas s'attendre à un site antique aménagé —, mais ces découvertes situent Pompignac dans la longue histoire de la mise en valeur des coteaux bordelais, où l'implantation romaine a souvent précédé les villages médiévaux.

Du Moyen Âge au XIXe siècle

Au Moyen Âge, Pompignac s'organise autour de son église, dont les fondations romanes remontent au XIIe siècle, sur son promontoire au nord du bourg. La fin du Moyen Âge lui ajoute son clocher-porche, élevé à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, qui devient l'élément dominant de la silhouette. Les siècles suivants sont ceux d'un village rural discret, vivant de la vigne et de la polyculture. Le XIXe siècle laisse deux marques bien datées : la mairie-école, construite en 1884 dans l'esprit de la Troisième République naissante, et l'incendie de l'église, survenu le 31 décembre 1899, qui impose la reconstruction du sanctuaire au tout début du siècle suivant. Ces jalons résument assez bien la trajectoire d'un bourg de coteaux ordinaire, sans grand événement mais non sans histoire.

Comment Pompignac est-il devenu résidentiel ?

Le grand tournant est celui du XXe siècle, et particulièrement des années 1980. La commune aménage alors une esplanade dotée d'une salle des fêtes et d'une galerie marchande, puis développe un nouveau bourg pour accompagner l'arrivée de nouveaux habitants. De village agricole, Pompignac devient peu à peu une commune résidentielle périurbaine, tirant parti de sa proximité avec Bordeaux. Cette mutation, achevée par la forte croissance des dernières années, a doublé le visage du lieu : d'un côté le noyau ancien autour de l'église et des vignes, de l'autre les quartiers pavillonnaires et les équipements d'une commune dynamique de la couronne bordelaise.

C'est cette double identité qui définit le mieux Pompignac aujourd'hui. Le village n'a pas figé son histoire dans un centre monumental ; il a grandi, changé d'échelle, accueilli de nouvelles familles, tout en gardant les repères de son passé rural — l'église romane reconstruite, l'ancien lavoir, la mairie-école, les coteaux plantés de vigne. Comprendre cette trajectoire aide à visiter juste : on ne cherchera pas ici une cité médiévale intacte, mais un village vivant de l'est bordelais, dont le charme tient à son cadre de coteaux et à sa position idéale, aux portes de l'Entre-deux-Mers et à environ 30 minutes de Bordeaux hors perturbations majeures.


Que faire

Que faire à Pompignac et autour ?

Soyons honnêtes : Pompignac est un village périurbain, et l'on en fait vite le tour. Le plaisir d'une escapade ici tient autant à la commune elle-même qu'à tout ce qui l'entoure, dans un rayon de quelques kilomètres — d'où le « et autour » assumé de ce chapitre. Sur place, on peut voir l'église romane Saint-Martin et son clocher-porche, flâner dans les coteaux et la vallée de la Laurence, s'arrêter au marché du mardi matin ou pousser jusqu'au Château Queyssard pour une dégustation. Puis il faut élargir le cercle, car c'est là que l'Entre-deux-Mers déploie ses vrais atouts : la bastide médiévale de Créon, la voie verte cyclable Roger-Lapébie (Gironde Tourisme, consulté le 24 juillet 2026), l'abbaye classée à l'UNESCO de La Sauve-Majeure, et Bordeaux à environ 30 minutes hors perturbations majeures. Voici de quoi composer une vraie journée au départ de Pompignac.

Bois de chênes et de châtaigniers près de Pompignac dans une lumière chaude, tapis de fougères et sentier entre les troncs
Autour de Pompignac, les bois de chênes ponctuent les coteaux de l'est bordelais.
  • Le marché hebdomadaire — chaque mardi de 8 h à 12 h, place de l'Entre-deux-Mers, pour prendre le pouls du village et faire le plein de produits locaux
  • L'église Saint-Martin — l'édifice aux fondations romanes, reconstruit après l'incendie de 1899, avec son clocher-porche et son portail roman remonté
  • « Le Huit de Pompignac » — une boucle cyclable balisée d'environ 38 km au départ de la commune, à travers les coteaux de l'est bordelais
  • La Foire aux vins et fromages — le rendez-vous gourmand de septembre, belle occasion de goûter les produits du secteur
  • Le Château Queyssard — dégustation des vins de la commune (Bordeaux, Bordeaux Supérieur, Entre-deux-Mers) sur rendez-vous
  • La voie verte Roger-Lapébie — la grande piste cyclable de l'Entre-deux-Mers ; attention, elle ne passe pas par Pompignac : on la rejoint le plus près à Créon (~16 km) ou à Latresne
  • La bastide de Créon — ville neuve fondée en 1316, sa place à arcades et son marché du mercredi, à ~16 km
  • L'abbaye de La Sauve-Majeure — chef-d'œuvre roman en ruines classé à l'UNESCO, à ~18 km, et Bordeaux à ~15 km pour compléter la journée

Le marché et les rendez-vous de l'année

Le marché du mardi matin, place de l'Entre-deux-Mers, est le meilleur moment pour saisir l'ambiance de Pompignac : entre 8 h et 12 h, le village s'anime autour des étals de produits frais et locaux. C'est aussi l'occasion, pour un visiteur, de mesurer la vitalité d'une commune qui grandit. Le grand rendez-vous de l'année est la Foire aux vins et fromages, organisée en septembre : elle met à l'honneur les produits du terroir et attire les amateurs des environs. Les cyclistes, eux, trouveront leur bonheur avec « Le Huit de Pompignac », une boucle balisée d'environ 38 kilomètres qui part de la commune et sillonne les coteaux — un joli moyen de découvrir l'est bordelais à vélo, à condition de savoir que la fameuse voie verte Roger-Lapébie, elle, se rejoint plus loin, du côté de Créon ou de Latresne.

Rayonner sur l'Entre-deux-Mers

Pour une vraie journée, mieux vaut faire de Pompignac une base et rayonner alentour. Le matin, l'église et un tour dans les coteaux, puis le marché si l'on est mardi. À midi, une halte gourmande dans le secteur ou un pique-nique dans la vallée de la Laurence. L'après-midi, on met le cap sur l'Entre-deux-Mers : la bastide de Créon et son marché, la voie verte Roger-Lapébie pour les amateurs de vélo, et surtout l'abbaye de La Sauve-Majeure, à moins d'une demi-heure. On peut aussi rentrer à Bordeaux, à environ 30 minutes hors perturbations majeures, pour finir la journée en ville. Le tout tient aisément dans une journée au départ de Pompignac, sans jamais rouler bien longtemps entre deux étapes.

ÉtapeBon à savoir
Marché de PompignacPompignacmardi 8 h-12 h, place de l'Entre-deux-Mers
« Le Huit de Pompignac »départ Pompignacboucle cyclable balisée d'environ 38 km
Château QueyssardPompignacdégustation sur rendez-vous
Voie verte Roger-Lapébieaccès Créon / Latresnepiste cyclable de l'Entre-deux-Mers (ne passe pas à Pompignac)
Bastide de CréonCréon (~16 km)place à arcades, marché du mercredi
Abbaye de La Sauve-MajeureLa Sauve (~18 km)abbaye romane classée à l'UNESCO

Autour

Autour de Pompignac

La vraie richesse de Pompignac, c'est son voisinage. En quelques minutes de route, on passe d'un village de coteaux à des sites parmi les plus visités de l'Entre-deux-Mers, ou l'on rejoint Bordeaux et ses grands équipements. Cette centralité discrète fait de Pompignac une base tranquille pour explorer l'est bordelais et l'ouest de l'Entre-deux-Mers, à condition d'accepter de bouger un peu — ce que nous assumons volontiers, puisque tout, ici, se joue à la ronde. Voici les distances utiles depuis le village.

Ruelle tranquille d'un hameau de pierre près de Pompignac, maisons claires à volets et toits de tuiles, sans voiture
Les hameaux de pierre s'égrènent entre les vignes de l'est bordelais.
DestinationDistance depuis PompignacIntérêt
Fargues-Saint-Hilaire~4 kmvillage voisin, coteaux résidentiels
Tresses~4,5 kmsiège de la CC des Coteaux Bordelais
Sadirac~12 kmvillage potier, Maison de la Poterie
Bordeaux~15 kmville, gare Saint-Jean, aéroport au-delà
Créon~16 kmbastide médiévale, voie verte Roger-Lapébie
La Sauve-Majeure~18 kmabbaye romane classée à l'UNESCO

Les voisins à connaître

Tout près, Tresses (~4,5 km) est le siège de la communauté de communes des Coteaux Bordelais, dont Pompignac fait partie : un bourg plus étoffé, commode pour les commerces et services. Un peu plus loin, Créon (~16 km) est la petite capitale de l'ouest de l'Entre-deux-Mers : une bastide fondée en 1316, avec sa place à arcades et son marché du mercredi, et surtout le carrefour de la voie verte Roger-Lapébie, l'ancienne ligne de chemin de fer transformée en piste cyclable. Sadirac (~12 km) perpétue une longue tradition de potiers, que l'on découvre à la Maison de la Poterie. Enfin, l'abbaye de La Sauve-Majeure (~18 km) — fondée en 1079, classée à l'UNESCO en 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques — reste le monument majeur de la région. Et Bordeaux, à ~15 km, referme commodément la boucle.

Pour approfondir, nous consacrons des guides détaillés à ces voisines : Lignan-de-Bordeaux, autre village à l'église romane niché dans la vallée de la Pimpine, tout proche ; Créon et sa bastide, avec sa place à arcades et sa voie verte ; et l'abbaye de La Sauve-Majeure, chef-d'œuvre roman classé à l'UNESCO. À eux trois, ils dessinent le meilleur de l'Entre-deux-Mers occidental autour de Pompignac, et prolongent naturellement une visite du village.


Accès

Rejoindre Pompignac depuis Bordeaux

Depuis Bordeaux, rejoindre Pompignac est simple : environ 15 kilomètres, 30 minutes de route. On quitte la ville par l'est, on emprunte la rocade jusqu'à une sortie côté est, puis les routes de coteaux mènent, à travers les premières vignes, jusqu'au village. Le trajet est direct et sans difficulté, hors heures de pointe. Aucune gare ne dessert Pompignac ; les transports en commun y sont limités et peu adaptés à une visite qui rayonne sur plusieurs communes, ce qui pèse dans le choix d'un mode de déplacement souple. Bien placé aux portes de l'Entre-deux-Mers, Pompignac fait une porte d'entrée naturelle vers la région depuis Bordeaux.

Combien coûte le trajet ?

Le prix d'un transfert privé Bordeaux → Pompignac démarre dès 50 € en journée, pour une berline (1 à 3 passagers), à tarif fixe et confirmé par écrit avant le départ. Ce montant s'entend porte-à-porte, sans compteur ni mauvaise surprise liée au trafic. Un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés ; au-delà de 4 passagers, un van est proposé. Comme Pompignac est idéalement placé, beaucoup de voyageurs en font le point de départ d'une boucle vers Créon, La Sauve-Majeure ou les villages voisins, avec attente et arrêts inclus au devis.

TrajetDistance / duréeÀ partir de
Bordeaux → Pompignac~15 km · ~30 mindès 46 €
Pompignac ↔ Tresses, Fargues-Saint-Hilairecourts trajets voisinssur devis
Pompignac ↔ Créon, La Sauve-Majeureescapade Entre-deux-Merssur devis
Aéroport de Bordeaux-Mérignac → Pompignactrajet plus longsur devis
Boucle Entre-deux-Mers (à la demi-journée)plusieurs étapessur devis

Pourquoi un chauffeur privé ?

Pour une escapade qui saute d'un point à l'autre — l'église de Pompignac, une dégustation au Château Queyssard, le marché de Créon, l'abbaye de La Sauve —, un transfert privé a un vrai intérêt : pas de stationnement à chercher, la liberté de goûter les vins de l'Entre-deux-Mers sans reprendre le volant, et un itinéraire cousu main. On vous attend, on vous dépose au plus près des sites et l'on vous ramène à Bordeaux à l'heure choisie. Pour une demi-journée ou une journée complète dans l'est bordelais et l'Entre-deux-Mers, c'est la formule la plus souple, et de loin la plus reposante.


FAQ

Questions fréquentes

Où se trouve Pompignac ?

Pompignac est un village de la Gironde situé à l'est de Bordeaux, à environ 15 km du centre-ville, aux portes de l'Entre-deux-Mers. C'est une commune de coteaux, dont l'altitude varie de 17 à 89 mètres, traversée par le ruisseau de la Laurence, dans l'arrondissement de Bordeaux et le canton de Créon. Elle est bordée par Tresses, Fargues-Saint-Hilaire, Sallebœuf, Bonnetan, Yvrac, Montussan et Beychac-et-Caillau. Bien qu'accolée à l'agglomération, elle n'appartient pas à Bordeaux Métropole mais à la communauté de communes des Coteaux Bordelais, dont le siège est à Tresses.

Combien coûte un trajet Bordeaux → Pompignac en chauffeur privé ?

Un transfert privé de Bordeaux à Pompignac démarre dès 50 € en journée, pour une berline pouvant accueillir 1 à 3 passagers. Le prix est fixe, confirmé par écrit avant le départ, et s'entend porte-à-porte : pas de compteur, pas de surprise liée au trafic. Un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés ; au-delà de 4 passagers, un van est proposé. Beaucoup de voyageurs choisissent d'inclure au devis l'attente et les arrêts pour rayonner vers Créon, La Sauve-Majeure ou les villages voisins de l'Entre-deux-Mers.

À quelle distance de Bordeaux se trouve Pompignac ?

Comptez environ 15 km et 30 minutes de route entre le centre de Bordeaux et Pompignac, selon le point de départ et la circulation.

Combien d'habitants compte Pompignac ?

Pompignac compte environ 3 577 habitants selon le recensement de l'INSEE (population 2023), pour une densité de l'ordre de 308 habitants au kilomètre carré, sur 11,62 km². Ses habitants se nomment les Pompignacais et les Pompignacaises. C'est un gros village périurbain en forte croissance — sa population a progressé d'environ 20 % depuis 2017 —, essentiellement résidentiel : la majorité des actifs travaillent en dehors, le plus souvent à Bordeaux. On voit parfois circuler des estimations plus élevées, autour de 3 900 habitants, qui anticipent une croissance encore à confirmer.

L'église Saint-Martin de Pompignac est-elle classée Monument historique ?

Non. L'église Saint-Martin de Pompignac est recensée à l'Inventaire général du patrimoine culturel, mais elle ne bénéficie pas d'une protection au titre des Monuments historiques : il ne faut donc pas la dire « classée » ni « inscrite MH ». La confusion vient souvent d'un homonyme : l'église Saint-Martin de Poussignac, dans le Lot-et-Garonne, celle-là bien protégée au titre des Monuments historiques. À Pompignac, l'édifice a des fondations romanes du XIIe siècle et un clocher-porche de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, mais son statut officiel reste celui de l'inventaire, pas de la protection.

Que s'est-il passé lors de l'incendie de 1899 ?

Le 31 décembre 1899, un incendie a ravagé l'intérieur de l'église Saint-Martin de Pompignac, au dernier jour du siècle. Le feu a détruit l'essentiel de la nef ; seuls le clocher-porche et le portail roman qu'il abrite ont été épargnés, ce qui en fait aujourd'hui les parties les plus anciennes conservées. L'église a été reconstruite dès 1901 et 1902, et a reçu à cette occasion ses vitraux, dus à l'atelier bordelais Dagrant en 1902. L'édifice actuel est donc, pour l'essentiel, une église du tout début du XXe siècle greffée sur des vestiges romans plus anciens.

Quels vins produit-on à Pompignac ?

Pompignac est une commune viticole de l'Entre-deux-Mers. Ses coteaux produisent des rouges en appellations AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, à base de merlot et de cabernet, ainsi que des blancs secs en appellation Entre-deux-Mers. Ce sont des vins régionaux accessibles, de plaisir et de partage. Attention à une confusion fréquente : Pompignac ne produit pas de grands crus de la rive droite, et aucun Saint-Émilion ne sort de son sol. Le domaine identifié de la commune est le Château Queyssard, siège des Vignobles Massé, où l'on peut déguster sur rendez-vous.

Pompignac fait-il partie de Bordeaux Métropole ?

Non. Bien qu'elle soit limitrophe de l'agglomération, la commune de Pompignac n'appartient pas à Bordeaux Métropole. Elle fait partie de la communauté de communes des Coteaux Bordelais, dont le siège est à Tresses et qui rassemble huit communes de ce secteur de collines à l'est de Bordeaux. On la rattache parfois, à tort, à la métropole bordelaise. Cette distinction a son importance : elle situe Pompignac comme un village de coteaux à part entière, aux portes de l'Entre-deux-Mers, et non comme un simple quartier périphérique de la grande ville voisine.

La voie verte Roger-Lapébie passe-t-elle à Pompignac ?

Non, et c'est une erreur fréquente. La voie verte Roger-Lapébie, grande piste cyclable aménagée sur une ancienne voie ferrée, traverse l'Entre-deux-Mers mais ne passe pas par Pompignac. Les accès les plus proches se trouvent à Créon, à environ 16 km, ou du côté de Latresne. Depuis Pompignac, il faut donc rejoindre l'un de ces points pour emprunter la voie verte. En revanche, la commune propose sa propre boucle cyclable balisée, « Le Huit de Pompignac », d'environ 38 km, qui sillonne les coteaux de l'est bordelais au départ du village.

Que veut dire le nom Pompignac ?

Le nom « Pompignac » viendrait, au conditionnel, du gallo-romain « Pompenius », l'anthroponyme d'un propriétaire terrien — peut-être un vétéran de l'armée romaine —, suivi du suffixe latin de possession -acum. Pompignac serait donc, à l'origine, « le domaine de Pompenius », la villa gallo-romaine établie sur ces coteaux. Ce suffixe -acum, très répandu en Aquitaine, a formé toute une famille de noms de lieux en -ac à partir de noms de personnes. L'hypothèse est cohérente avec les traces d'occupation gallo-romaine retrouvées sur la commune, mais elle reste une piste probable plutôt qu'une certitude.

Quel jour est le marché de Pompignac ?

Le marché de Pompignac a lieu chaque mardi matin, de 8 h à 12 h, sur la place de l'Entre-deux-Mers. C'est le meilleur moment pour saisir l'ambiance du village et faire le plein de produits frais et locaux. La commune organise aussi, en septembre, une Foire aux vins et fromages qui met à l'honneur les produits du terroir. Pour compléter, les marchés des bourgs voisins valent le détour, notamment celui de Créon, à environ 16 km, qui se tient chaque mercredi matin au cœur de la bastide, sur la place à arcades.

Que faire autour de Pompignac ?

Autour de Pompignac, l'est bordelais et l'Entre-deux-Mers offrent de belles étapes : la bastide de Créon, fondée en 1316, et sa voie verte Roger-Lapébie (~16 km) ; le village potier de Sadirac et sa Maison de la Poterie (~12 km) ; et surtout l'abbaye de La Sauve-Majeure (~18 km), chef-d'œuvre roman en ruines classé à l'UNESCO. Tresses, siège de l'intercommunalité, est à ~4,5 km, et Bordeaux à ~15 km referme commodément la boucle. Ce voisinage riche est ce qui fait tout l'intérêt d'une escapade au départ de Pompignac, base tranquille aux portes de la région viticole.

Peut-on visiter un domaine viticole à Pompignac ?

Oui. Le domaine identifié de la commune est le Château Queyssard, siège des Vignobles Massé, installé au 17 avenue du Périgord. Il produit toute la palette locale des appellations : Bordeaux, Bordeaux Clairet et Rosé, Bordeaux Supérieur, et Entre-deux-Mers en blanc sec. La dégustation et la vente directe se font généralement sur rendez-vous : mieux vaut donc contacter le domaine à l'avance, d'autant que les petites propriétés adaptent souvent leurs horaires à la saison. C'est l'occasion idéale de goûter, sur place, ce que produisent réellement les coteaux de Pompignac, plutôt que de s'en tenir aux étiquettes.

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Sources

Sources et références

Article mis à jour le 18 juillet 2026.

Réservation 24h/24

En route pour l'est bordelais

Transfert direct depuis Bordeaux (~30 min) vers Pompignac et les coteaux de l'Entre-deux-Mers. Devis fixe par écrit, sans engagement.

Coteaux viticoles de l'est bordelais près de Pompignac au soleil couchant, vignes vertes, haies et ferme de pierre au loin
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