Tizac-de-Curton, l'Entre-deux-Mers

Un petit village de coteaux de l'Entre-deux-Mers, à l'est de Bordeaux, au pays de Curton. Une église romane inscrite, les vignes de Bordeaux et d'Entre-deux-Mers — dont un domaine du patron de Cheval Blanc et d'Yquem —, et tout près Daignac, Rauzan, Créon et l'abbaye UNESCO de La Sauve-Majeure. À environ 46 minutes de Bordeaux.

5,0 · 40 avis Google~32 km · 46 min de Bordeaux25 min de lecture
Repères

Tizac-de-Curton en un coup d'œil

Tizac-de-Curton est un tout petit village de coteaux de l'Entre-deux-Mers, posé sur le plateau viticole qui sépare la Dordogne de la Garonne, à une trentaine de kilomètres à l'est de Bordeaux. On n'y vient presque jamais pour lui-même, et il faut l'assumer : moins de quatre cents habitants, quelques hameaux de pierre, une église romane et des vignes à perte de vue. Pourtant, le lieu porte un beau nom et une vraie histoire — celle du pays de Curton, dont il tient son suffixe. Ce guide s'impose une règle simple : séparer le vérifié du répété. Il raconte la vraie Tizac — son église Notre-Dame inscrite, ses coteaux d'appellation, le domaine de Pierre Lurton — et remet à leur juste place les confusions qui traînent, à commencer par un château et un lac qui ne sont pas ici. Pour tout le reste, on assume la petitesse et l'on rayonne vers Daignac, Rauzan, Créon et La Sauve-Majeure.

Avant d'entrer dans le détail, voici les repères essentiels pour situer la commune, comprendre ce qui s'y joue et préparer une visite intelligente — car ici, plus qu'ailleurs, l'intérêt du lieu tient autant à son terroir et à sa mémoire qu'à ce que l'on peut y voir en une heure.

RepèreDétail
DépartementGironde (33) · Nouvelle-Aquitaine
StatutVillage viticole, arrondissement de Libourne, CA du Libournais (La Cali)
Population~383 habitants (INSEE 2023), les Tizacais
Superficie3,97 km²
IncontournablesL'église romane Notre-Dame, les vignes, l'Entre-deux-Mers
Depuis Bordeaux~32 km · ~46 min · dès 73

Le village n'a ni monument spectaculaire, ni musée, ni marché renommé. Sa richesse est ailleurs : dans une église que l'on protège depuis un siècle, dans des coteaux qui portent trois appellations bordelaises, et dans un voisinage exceptionnellement dense — l'abbaye de La Sauve-Majeure, la bastide de Créon, la Grotte Célestine de Rauzan, tous à quelques minutes. C'est un guide de nuances plutôt que de superlatifs, et c'est précisément ce qui fait le charme discret de l'Entre-deux-Mers.


Situer

Où se trouve Tizac-de-Curton ?

Tizac-de-Curton est une petite commune de la Gironde d'à peine 3,97 km² (code INSEE 33531, code postal 33420), établie sur les coteaux de l'Entre-deux-Mers, ce grand plateau viticole compris entre la Dordogne, au nord, et la Garonne, au sud. Le village s'étage sur des pentes douces couvertes de vignes, à l'est de l'agglomération bordelaise, dans un paysage de bocage et de bois qui reste résolument rural.

Coteaux de l'Entre-deux-Mers près de Tizac-de-Curton au coucher du soleil, pentes de vignes et de champs, ferme au loin
Tizac-de-Curton s'étage sur les coteaux viticoles de l'Entre-deux-Mers.

Administrativement, la commune relève de l'arrondissement de Libourne et du canton des Coteaux de Dordogne. On lit encore parfois qu'elle dépend du « canton de Branne » : c'est une donnée périmée, ce canton ayant disparu lors du redécoupage de 2015. Côté intercommunalité, Tizac est rattachée à la Communauté d'agglomération du Libournais (dite « La Cali ») — et non aux communautés du Créonnais ou de Castillon-Pujols, avec lesquelles on la confond parfois. Ce sont là des détails, mais ils situent précisément la commune dans l'orbite de Libourne plutôt que dans celle de Bordeaux.

L'Entre-deux-Mers mérite un mot, car c'est lui qui donne au lieu sa physionomie. Le nom, un peu trompeur, ne désigne aucune mer : il vient des deux « mers » que sont, pour les anciens navigateurs, les estuaires soumis à la marée de la Garonne et de la Dordogne. Entre elles s'étend le plus vaste vignoble d'appellation de la Gironde, un damier de coteaux, de vallons et de villages de pierre où alternent la vigne, les prairies et les bois. Tizac en est un échantillon fidèle, à taille réduite.

Le territoire communal est parcouru par le ruisseau de la Canaudonne, un modeste cours d'eau qui creuse un vallon frais entre les coteaux avant de rejoindre le réseau hydrographique de la Dordogne. C'est ce jeu de pentes et de talwegs — des sommets plantés de vigne, des fonds plus humides et boisés — qui compose le relief tranquille du pays, sans hauteur spectaculaire mais jamais monotone.

À quelle distance de Bordeaux ?

Comptez environ 32 kilomètres et 46 minutes de route depuis le centre de Bordeaux, en distance routière réelle. Certains annuaires affichent des chiffres plus courts, autour de la trentaine de kilomètres à vol d'oiseau, qui ne veulent rien dire pour un trajet concret : l'itinéraire réel suit la rocade puis les routes de l'Entre-deux-Mers, en direction de Créon puis de Branne. Le village est proche de tout ce que le vignoble compte de sites remarquables, ce qui en fait une base commode pour rayonner plutôt qu'une destination que l'on vise pour elle seule.

Depuis Tizac-de-Curton versDistance routièreDurée
Bordeaux (centre)~32 km~46 min
Créon~10 km~14 min
La Sauve-Majeure~9 km~13 min
Rauzan~15 km~20 min
Libourne~15 km~20 min

Les communes limitrophes de Tizac-de-Curton

Tizac partage ses limites avec sept communes, toutes du même pays de coteaux : Daignac, Espiet, Génissac, Grézillac, Moulon, Nérigean et Saint-Quentin-de-Baron. La plus importante à retenir est Daignac, sa voisine immédiate, car c'est sur son territoire — et non sur celui de Tizac — que se dresse le fameux château de Curton, celui-là même qui a donné au village son second nom. Nous y reviendrons, car c'est l'une des confusions les plus tenaces au sujet de la commune. Les autres voisines composent un chapelet de bourgs viticoles semblables, chacun avec son église, ses domaines et ses hameaux dispersés.


Démographie

Combien d'habitants à Tizac-de-Curton ?

La commune comptait 383 habitants au recensement de 2023 (INSEE), pour une densité d'environ 96 habitants au kilomètre carré. On croise en ligne d'autres chiffres — 366, 346, parfois 500 — recopiés d'un agrégateur à l'autre sans millésime : mieux vaut s'en tenir à la donnée INSEE la plus récente, qui fait foi. C'est en tout cas un ordre de grandeur très modeste : Tizac est un petit village rural à l'habitat dispersé, sans centre-bourg dense ni lotissement d'ampleur, où les maisons s'égrènent entre les parcelles de vigne.

DonnéeValeur
Population municipale (2023)~383 habitants
Densité~96 hab/km²
Superficie3,97 km²
GentiléTizacais / Tizacaises
StatutCommune rurale de l'Entre-deux-Mers

Les habitants portent le joli gentilé de Tizacais et Tizacaises. Ce chiffre de population raconte à lui seul le caractère du lieu : Tizac n'est pas une destination de masse, mais un village authentique où l'on vient chercher le contact direct avec la terre et la vigne. La faible densité explique aussi la dispersion des fermes et des domaines sur les coteaux, et une desserte réduite en transports collectifs — ce qui pèse dès que l'on veut y organiser une journée de dégustations d'un domaine à l'autre.

Un village qui garde son échelle

À la différence de nombreux bourgs de la première couronne bordelaise, gagnés par le périurbain, Tizac-de-Curton est resté à l'écart de la grande expansion résidentielle. La commune vit au rythme paisible d'un pays de vignes, sans commerces alignés ni zone d'activité, avec pour points de repère son église, sa mairie et les enseignes discrètes de quelques châteaux viticoles. Cette échelle réduite est une force pour le visiteur en quête de calme : on y trouve un fragment d'Entre-deux-Mers préservé, à moins d'une heure de la métropole, où le paysage domine encore franchement le bâti. C'est aussi ce qui explique que le village ne figure sur aucun grand circuit touristique : il se mérite, et se découvre au détour d'une route de coteau plutôt que d'un panneau autoroutier.


Étymologie

D'où viennent les noms Tizac et Curton ?

Le nom de la commune se lit en deux temps — « Tizac », puis « de-Curton » — et chacun raconte une histoire différente. Faute de source philologique parfaitement établie, on présentera les deux hypothèses au conditionnel, comme le veut la prudence : mieux vaut avouer l'incertitude que broder une étymologie de fantaisie.

Que signifie le nom « Tizac » ?

« Tizac » viendrait du latin Titiacum, c'est-à-dire « le domaine de Titius ». On reconnaît là un schéma extrêmement fréquent dans le Sud-Ouest : un nom de personne gallo-romain — ici Titius — suivi du suffixe -acum, qui marquait la propriété ou le domaine. Des centaines de communes d'Aquitaine se sont formées de la sorte, autour d'un ancien domaine agricole de l'Antiquité tardive, et leurs noms se sont ensuite usés au fil des siècles pour donner les formes en -ac que l'on connaît aujourd'hui. Si l'hypothèse est juste, Tizac garderait ainsi, dans son nom même, la trace d'une exploitation romaine antérieure au village médiéval.

Et le nom de « Curton » ?

Le complément « de-Curton » renvoie, lui, à la seigneurie de Curton et à la puissante famille du même nom, qui domina le secteur au Moyen Âge. C'est un point capital, et une source de confusion : le château de Curton n'est pas à Tizac, mais sur la commune voisine de Daignac. Le village n'a donc pas hérité d'un monument, mais d'un rattachement seigneurial : il fut l'une des paroisses relevant de cette juridiction, et il en a conservé le nom, un peu comme un blason que l'on porte sans posséder le château qui va avec. On développera ce point dans la section consacrée au pays de Curton, car c'est l'une des clés pour comprendre la commune.


L'église

Que voir à l'église Notre-Dame de Tizac-de-Curton ?

Le monument de Tizac, c'est son église, et il faut d'abord lui rendre son vrai nom : elle est dédiée à Notre-Dame. On la trouve parfois désignée comme « Saint-Martin » sur des sites recopiés à la va-vite, mais c'est une erreur : la base Mérimée du ministère de la Culture, qui recense les Monuments historiques, la nomme bien église Notre-Dame. C'est un édifice ancien, daté du XIIIe siècle, qui structure le village comme dans tant de communes de coteaux du Bordelais.

Église romane de village en pierre claire à chevet plat carré, contreforts et clocher à Tizac-de-Curton, lumière chaude
L'église Notre-Dame de Tizac-de-Curton, du XIIIe siècle, est inscrite Monument historique.

L'église est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 21 décembre 1925 (source : POP/Mérimée PA00083853, ministère de la Culture, consultée le 24 juillet 2026). C'est une protection déjà ancienne, signe que ce petit patrimoine a retenu l'attention très tôt. Architecturalement, l'édifice présente les caractères de l'art roman de la région : des murs épais épaulés de contreforts, une masse trapue et sobre, et surtout un chevet carré voûté d'ogives — le fond de l'église, à l'est, formant un espace couvert de nervures de pierre qui se croisent. Des culs-de-lampe sculptés, ces petites pierres saillantes qui reçoivent la retombée des voûtes, ajoutent une note ornementale à un ensemble par ailleurs très dépouillé. L'édifice est propriété de la commune.

Notre-Dame, et non Saint-Martin

La méprise sur le vocable mérite qu'on s'y arrête, car elle circule beaucoup. Plusieurs annuaires touristiques et bases de données grand public attribuent à Tizac une « église Saint-Martin » — un vocable, il est vrai, extrêmement répandu dans les campagnes françaises. Mais la notice officielle du service des Monuments historiques est formelle : c'est bien Notre-Dame. Quand une source primaire et une source secondaire se contredisent, on suit la source primaire ; ici, la base Mérimée tranche. C'est le genre de détail que ce guide tient à corriger, parce qu'un nom d'église juste, c'est une visite mieux préparée.

Que voir autour de l'église ?

Le bourg est modeste, et il faut l'aborder comme tel : quelques maisons de pierre calcaire aux volets de bois, des toits de tuiles canal, l'église et son cimetière, et tout autour les vignes qui montent à l'assaut des coteaux. C'est une halte courte — une petite demi-heure suffit à en faire le tour —, à combiner avec une dégustation dans un domaine voisin ou avec les grands sites des environs. Le charme est celui d'un vrai village vigneron, sans mise en scène ni foule, où l'on entend surtout le vent dans les rangs de vigne. L'art roman est d'ailleurs partout dans l'Entre-deux-Mers : de clocher en clocher, on peut composer une petite route des églises de coteau entre deux visites de cave.


Viticulture

Quels vins produit Tizac-de-Curton ?

Tizac-de-Curton est avant tout une commune de vignes, l'une des 133 communes qui composent l'aire de l'Entre-deux-Mers. Ses coteaux portent trois appellations bordelaises : les AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur pour les vins rouges, dominés par le merlot, et l'AOC Entre-deux-Mers pour les blancs secs, assemblés à partir de sauvignon, de sémillon et de muscadelle. C'est une signature très caractéristique du secteur : ici, contrairement au Médoc voué au rouge, la même commune peut vinifier des rouges de garde et des blancs frais et vifs, taillés pour l'apéritif et les produits de la mer.

Rangs de vignes de l'Entre-deux-Mers sur des coteaux doux près de Tizac-de-Curton au soleil couchant, chartreuse au loin
Les coteaux de Tizac portent les vins d'Entre-deux-Mers, dont le Château Marjosse.

Le domaine phare de la commune est le Château Marjosse, et son histoire récente lui donne un relief particulier. Il appartient à Pierre Lurton, l'un des noms les plus prestigieux du vignoble bordelais : cet homme dirige à la fois le Château Cheval Blanc, premier grand cru classé A de Saint-Émilion, et le Château d'Yquem, mythique sauternes. Il gère Marjosse depuis 1990 et en est devenu propriétaire en 2013. Le domaine, organisé autour d'une élégante chartreuse de 1782, s'étend sur une cinquantaine d'hectares. Qu'un vigneron de cette envergure ait choisi de porter, sous appellation régionale, autant de soin qu'à ses crus classés, dit beaucoup du potentiel discret de ces terroirs de l'Entre-deux-Mers.

Marjosse n'est pas seul : la commune compte d'autres propriétés, à commencer par le Château Le Tros, exploité par les Vignobles Jabouin, qui déploie un vignoble d'environ 54 hectares sur les coteaux. Ensemble, ces domaines dessinent un paysage viticole vivant, où de grandes maisons familiales cultivent une gamme complète — rouges de repas, blancs secs, parfois rosés et effervescents — sans le tapage marketing des appellations les plus cotées. Le sol y est pour beaucoup : des coteaux argilo-calcaires, bien drainés, qui donnent au merlot sa rondeur et aux cépages blancs leur fraîcheur. C'est le propre de l'Entre-deux-Mers que de produire, sur un même finage, cette double gamme du rouge de garde et du blanc d'apéritif, là où la plupart des grands terroirs bordelais se sont spécialisés dans une seule couleur.

Appellation / domaineTypeÀ noter
AOC Bordeaux / Bordeaux SupérieurRougesMerlot dominant, sur coteaux argilo-calcaires
AOC Entre-deux-MersBlancs secsSauvignon, sémillon, muscadelle
Château MarjosseRouges & blancsPropriété de Pierre Lurton, chartreuse de 1782, ~50 ha
Château Le TrosRougesVignobles Jabouin, ~54 ha

Quels vins produit Tizac-de-Curton ?

Principalement des rouges de Bordeaux et de Bordeaux Supérieur, charnus et portés par le merlot, et des blancs secs d'Entre-deux-Mers, vifs et aromatiques. Ce sont des vins de plaisir et de repas, réputés pour leur excellent rapport qualité-prix : ils offrent une belle porte d'entrée dans les bordeaux authentiques, loin des tarifs des crus classés. On les découvre en dégustation dans les domaines des coteaux, le plus souvent sur rendez-vous, car les propriétés de cette taille n'ont pas toujours de caveau ouvert en continu. Le meilleur moyen d'en profiter est d'y consacrer une demi-journée, en enchaînant deux ou trois caves à quelques minutes les unes des autres.

Qui est Pierre Lurton ?

Pierre Lurton est l'une des figures marquantes du vin bordelais contemporain. Membre de la vaste famille Lurton, très implantée dans le vignoble, il a la particularité de diriger deux domaines parmi les plus célèbres au monde : Cheval Blanc, à Saint-Émilion, et Yquem, à Sauternes. Que l'homme qui veille sur ces deux légendes possède aussi, à Tizac-de-Curton, un domaine d'appellation régionale, en fait un ambassadeur inattendu de l'Entre-deux-Mers. C'est aussi un signal utile pour l'amateur : le sérieux d'un vin ne se mesure pas seulement à son étiquette, et de belles surprises se cachent sur ces coteaux discrets.


Histoire

Un peu d'histoire

L'histoire de Tizac est celle, discrète, d'une paroisse de coteaux de l'Entre-deux-Mers. Elle commence sans doute très tôt : le toponyme Titiacum suggère une origine gallo-romaine, autour d'un domaine agricole de l'Antiquité tardive. Comme souvent dans la région, la trace archéologique est ténue, mais le nom, lui, garde la mémoire de cette implantation ancienne, bien antérieure au village que l'on voit aujourd'hui.

Ruelle tranquille d'un hameau de pierre près de Tizac-de-Curton, maisons claires à volets, sans voiture ni passant
Les hameaux de pierre de Tizac gardent la mémoire du pays de Curton.

Le Moyen Âge fait entrer le village dans l'orbite d'une grande famille : c'est au XIe siècle qu'apparaît la première mention de la famille de Curton, dont le château se dresse sur la commune voisine de Daignac. Tizac gravite dès lors dans la mouvance de cette seigneurie, à laquelle il finira par emprunter son nom. On mesure là combien, dans ces campagnes, le destin d'un village tenait souvent au château qui le dominait — même quand ce château se trouvait, comme ici, de l'autre côté de la limite paroissiale.

Tizac dans la Guyenne anglaise

Le moment le plus notable de cette histoire se situe au XIVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans, lorsque l'Aquitaine — la Guyenne — était possession du roi d'Angleterre. Le souverain Édouard III confia alors à Arnaut de Curton une mission de défense de la région, avec une juridiction sur plusieurs paroisses. Tizac fut précisément l'une des quatre paroisses placées sous cette autorité. Le village se trouvait ainsi, à sa modeste échelle, partie prenante du grand affrontement franco-anglais qui a façonné toute l'histoire du Bordelais, ce pays tour à tour anglais et français dont les vins traversaient déjà la Manche.

Pour le reste, l'histoire de Tizac est celle d'une continuité rurale : la vigne façonne le paysage siècle après siècle, l'église romane traverse le temps jusqu'à son inscription au titre des Monuments historiques en 1925, et le village reste ce qu'il a toujours été — une petite communauté de vignerons attachée à ses coteaux. Comme partout dans le Bordelais, la vigne y a connu ses épreuves, du gel aux crises de mévente, et la commune a partagé le sort de tout le vignoble face au phylloxéra à la fin du XIXe siècle, avant de se reconstruire sur des porte-greffes résistants. Il n'y eut ici ni bataille célèbre, ni personnage illustre, ni révolution industrielle : rien que la lente permanence d'un terroir, qui est aussi une forme de noblesse.


Le pays de Curton

Où se trouve le château de Curton ?

Voici la mise au point la plus importante de ce guide. On associe naturellement Tizac-de-Curton au château de Curton — et l'on en conclut, à tort, que ce château se trouve dans le village. Ce n'est pas le cas : le château de Curton est bâti sur la commune voisine de Daignac. Tizac ne lui doit que son nom, hérité du rattachement à la seigneurie ; il ne possède pas le monument. La nuance est essentielle pour qui prépare une visite : on ne verra pas le château « à Tizac », mais à quelques minutes de route, sur la commune mitoyenne.

Le château lui-même vaut le détour. C'est un château fort médiéval, dont l'élément le plus impressionnant est un donjon d'environ 33 mètres de hauteur. Il est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1926 (source : POP/Mérimée PA00083535, ministère de la Culture, consultée le 24 juillet 2026). Sa masse de pierre, dressée au-dessus des vignes, rappelle l'époque où ces coteaux étaient des places à défendre autant que des terres à cultiver.

Son histoire rejoint celle de Tizac au XIVe siècle. C'est depuis Curton que la famille du même nom exerçait son autorité, et c'est Arnaut de Curton qui, sous Édouard III d'Angleterre, reçut la charge de défendre la Guyenne, avec juridiction sur quatre paroisses — dont Tizac. Le village et le château sont donc liés par l'histoire féodale, même s'ils appartiennent à deux communes distinctes : comprendre ce lien, c'est comprendre pourquoi Tizac porte, aujourd'hui encore, le nom d'un monument qu'il n'abrite pas.

Attention à un homonyme : le « lac de Curton »

Autre confusion à écarter absolument, car elle induit beaucoup de visiteurs en erreur : le célèbre « lac de Curton », aussi connu sous le nom de Rainbow Lake et prisé des pêcheurs de carpes du monde entier, n'a rien à voir avec Tizac-de-Curton. Ce plan d'eau se situe très loin d'ici, du côté de Louchats et d'Hostens, dans le Sud-Gironde, en pleine forêt landaise. La coïncidence de nom est trompeuse : le « Curton » du lac et le « Curton » de notre village sont deux lieux sans aucun rapport. Si vous cherchez le pays viticole de l'Entre-deux-Mers, c'est bien à Tizac qu'il faut venir ; si vous cherchez le lac de pêche, il faut mettre le cap au sud, dans un tout autre paysage.

Un château qui a donné son nom au village

Ce cas est plus fréquent qu'on ne le croit dans le Bordelais : un château seigneurial finit par prêter son nom à toute une constellation de paroisses voisines, qui le portent comme un patronyme commun. Tizac-de-Curton, Daignac, et quelques communes alentour partagent ainsi la mémoire d'une même seigneurie. Pour le voyageur, la leçon est simple : le beau donjon de Curton se visite depuis Tizac, mais il faut franchir la limite communale pour l'atteindre, et savoir qu'on entre alors, techniquement, sur le territoire de Daignac. Rien n'empêche de tenir les deux villages pour les deux faces d'un même pays.


Que faire

Que faire à Tizac-de-Curton et autour ?

À Tizac même, la visite est courte et il faut l'assumer franchement : on admire l'église romane Notre-Dame, on flâne entre les hameaux de pierre, on pousse une porte de domaine pour une dégustation, et l'on prend le temps de regarder les coteaux se dérouler. C'est un lieu qui se savoure au ralenti plus qu'il ne s'inventorie. L'essentiel du programme se joue « et autour », dans un rayon de quelques kilomètres qui concentre certains des plus beaux sites de l'Entre-deux-Mers : le château de Curton à Daignac, l'abbaye classée UNESCO de La Sauve-Majeure, la bastide de Créon et sa voie verte, la Grotte Célestine de Rauzan et sa rivière souterraine. On compose ainsi, sans difficulté, une journée complète mêlant patrimoine, vignoble et nature — Tizac servant de point d'ancrage tranquille au cœur de tout cela.

Bois de chênes et de châtaigniers près de Tizac-de-Curton dans une lumière chaude, tapis de fougères et sentier
Autour de Tizac, les bois ponctuent les coteaux viticoles de l'Entre-deux-Mers.
  • Voir l'église romane Notre-Dame — édifice du XIIIe siècle inscrit Monument historique (1925), avec son chevet carré voûté d'ogives et ses culs-de-lampe sculptés
  • Déguster dans les domaines — le Château Marjosse, propriété de Pierre Lurton, et le Château Le Tros, pour découvrir rouges de Bordeaux et blancs secs d'Entre-deux-Mers (le plus souvent sur rendez-vous)
  • Se promener dans le vignoble — les coteaux, les vallons de la Canaudonne et les bois de chênes offrent de belles balades tranquilles au fil des chemins
  • Voir le château de Curton — château fort médiéval à donjon d'environ 33 m, sur la commune voisine de Daignac, inscrit Monument historique (1926)
  • Visiter la Grotte Célestine à Rauzan — à ~15 km, la seule rivière souterraine aménagée de Gironde, à parcourir avec casque et bottes, sur réservation
  • Découvrir la bastide de Créon — ville neuve fondée en 1316, avec sa place à arcades et la voie verte Roger-Lapébie aménagée sur une ancienne voie ferrée
  • Rejoindre l'abbaye de La Sauve-Majeure — les remarquables ruines romanes classées au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, à quelques minutes

Une journée type dans l'Entre-deux-Mers

Depuis Bordeaux, on rejoint Tizac en trois quarts d'heure environ. Le matin, on peut visiter l'abbaye de La Sauve-Majeure et flâner dans la bastide de Créon, avant un déjeuner dans un bistrot de village. L'après-midi se prête à une dégustation au Château Marjosse ou au Château Le Tros, puis à la découverte du château de Curton à Daignac, ou à la Grotte Célestine de Rauzan si l'on a réservé. Avec un chauffeur, on enchaîne les caves sans compter les verres ni se soucier du stationnement dans les villages étroits, et l'on rentre le soir détendu. C'est le grand avantage de ce pays compact : tout est à portée, et les distances entre deux sites se comptent en minutes.

ActivitéBon à savoir
Église romane Notre-DameBourg de Tizac-de-CurtonInscrite Monument historique depuis 1925
DégustationsChâteau Marjosse, Château Le TrosRouges et blancs secs, le plus souvent sur RDV
Château de CurtonDaignac (commune voisine)Donjon médiéval d'~33 m, MH (1926)
Grotte CélestineRauzan (~15 km)Rivière souterraine, visite sur réservation
Abbaye de La Sauve-Majeure~9 kmRuines romanes classées UNESCO (1998)

Autour

Autour de Tizac-de-Curton

La position est le vrai atout de Tizac : le village est au centre d'un Entre-deux-Mers exceptionnellement dense en sites remarquables. À commencer par sa voisine immédiate, Daignac, où se dresse le château de Curton et son haut donjon. Un peu plus loin, La Sauve-Majeure déploie les ruines de sa grande abbaye romane, l'un des plus beaux ensembles médiévaux de la Gironde ; Créon aligne les arcades de sa bastide et le tracé verdoyant de sa voie verte ; et Rauzan abrite à la fois un château médiéval et une curiosité géologique de premier ordre. Vers le nord, Libourne et son négoce des vins ne sont qu'à une vingtaine de minutes.

Petit ruisseau boisé serpentant dans un vallon vert de l'Entre-deux-Mers près de Tizac-de-Curton, eau miroitante et saules
La Canaudonne dessine un vallon frais entre les coteaux de Tizac.

Rauzan et sa rivière souterraine

À environ quinze kilomètres, Rauzan mérite une halte à double titre. Le bourg conserve les vestiges d'un château médiéval, avec son donjon et ses remparts, témoins de l'ancienne puissance seigneuriale du secteur. Mais sa curiosité la plus singulière est souterraine : la Grotte Célestine est la seule rivière souterraine aménagée de Gironde que l'on puisse parcourir. Équipé d'un casque, de bottes et d'une lampe, on suit un guide le long d'un cours d'eau creusé dans la roche, au fil de galeries ornées de concrétions. La visite se fait sur réservation et par petits groupes : mieux vaut donc s'y prendre à l'avance, surtout en saison.

Côté patrimoine, La Sauve-Majeure est l'incontournable du secteur. Son abbaye bénédictine, fondée au XIe siècle, dresse aujourd'hui des ruines romanes — chapiteaux sculptés, chœur ouvert sur le ciel, tour massive — inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (source : Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, consulté le 24 juillet 2026). À quelques minutes, Créon, fondée en 1316, est une bastide de l'Entre-deux-Mers : sa place centrale à arcades et la voie verte Roger-Lapébie en font un point de départ pour une balade à vélo.

DestinationDistanceIntérêt
Daignac~3 kmLe château de Curton (donjon, MH)
La Sauve-Majeure~9 kmAbbaye romane classée UNESCO
Créon~10 kmBastide de 1316, voie verte Roger-Lapébie
Targon~9 kmLe Haut-Benauge, cœur de l'Entre-deux-Mers
Rauzan~15 kmChâteau médiéval + Grotte Célestine

Combiner les visites autour de Tizac

La plupart de ces sites se combinent aisément en une seule journée, tant les distances sont courtes. On peut aussi étaler la découverte sur un week-end, avec une nuit dans un domaine ou à Créon, pour prendre le temps des dégustations et des points de vue sur les coteaux. Pour préparer votre parcours, nos guides voisins donnent le détail de chaque étape : Créon et sa voie verte Roger-Lapébie, Targon au cœur du Haut-Benauge, et l'abbaye de La Sauve-Majeure classée UNESCO. Tizac devient alors une halte modeste et précieuse, le point tranquille d'où l'on rayonne à travers tout l'Entre-deux-Mers.


Accès

Rejoindre Tizac-de-Curton depuis Bordeaux

Le trajet depuis Bordeaux fait environ 32 km pour 46 minutes, en suivant la rocade puis les routes de l'Entre-deux-Mers en direction de Créon et de Branne. C'est une distance courte, mais le village et les domaines sont dispersés sur les coteaux, souvent mal desservis par les transports en commun : il n'y a pas de gare à Tizac, et la desserte en autocars reste limitée, ce qui complique une journée de dégustations d'un domaine à l'autre. Le porte-à-porte reste, ici, la solution la plus simple pour profiter du vignoble sans contrainte.

Combien coûte le trajet ?

Un transfert privé Bordeaux → Tizac-de-Curton coûte dès 81 € en journée, en berline pour une à trois personnes, à un prix fixe communiqué à l'avance, sans compteur ni majoration surprise. Un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés ; un van est disponible au-delà de quatre passagers. Les trajets vers les domaines et les villages voisins — Daignac, Créon, La Sauve-Majeure, Rauzan — ou vers l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, se calculent sur devis, selon le circuit souhaité.

TrajetDistance / duréeTarif
Bordeaux → Tizac-de-Curton~32 km · ~46 mindès 73
Domaines et villages voisinsVariableSur devis
Aéroport de Bordeaux-MérignacVariableSur devis

Pourquoi un chauffeur privé ?

Parce qu'une journée dans l'Entre-deux-Mers, c'est avant tout des dégustations et des routes de campagne. Avec un chauffeur au départ de Bordeaux, on savoure les vins sans compter les verres, on ne cherche pas à se garer dans les bourgs étroits, et l'on passe d'un domaine à l'autre au rythme de la journée, en toute sécurité. Le devis est fixe, confirmé par écrit et sans engagement : on connaît le prix avant de partir, et l'on profite pleinement de ce beau pays de coteaux, de Tizac à Rauzan en passant par l'abbaye de La Sauve-Majeure.


FAQ

Questions fréquentes

Où se trouve Tizac-de-Curton ?

En Gironde, dans l'Entre-deux-Mers, ce plateau viticole compris entre la Dordogne et la Garonne, à l'est de Bordeaux. C'est une petite commune de coteaux de l'arrondissement de Libourne (INSEE 33531, code postal 33420), rattachée au canton des Coteaux de Dordogne et à la Communauté d'agglomération du Libournais (La Cali). Elle se situe à une trentaine de kilomètres de Bordeaux, soit environ 46 minutes de route, non loin de Créon, de La Sauve-Majeure et de Rauzan.

Combien d'habitants compte Tizac-de-Curton ?

Environ 383 habitants au recensement de 2023, pour une densité d'à peu près 96 habitants au kilomètre carré et une superficie de 3,97 km². On trouve en ligne d'autres chiffres (366, 346, voire 500), recopiés sans millésime : mieux vaut retenir la donnée INSEE la plus récente. C'est un petit village rural à l'habitat dispersé, sans centre-bourg dense. Ses habitants s'appellent les Tizacais et les Tizacaises.

L'église de Tizac-de-Curton est-elle classée Monument historique ?

Elle est inscrite, et non classée, au titre des Monuments historiques, depuis le 21 décembre 1925 (référence PA00083853). Il s'agit de l'église Notre-Dame, un édifice du XIIIe siècle aux caractères romans : murs épais, contreforts, chevet carré voûté d'ogives et culs-de-lampe sculptés. Elle est propriété de la commune. Attention : certains sites la nomment à tort « Saint-Martin », mais la base Mérimée du ministère de la Culture confirme le vocable de Notre-Dame.

Le château de Curton est-il à Tizac-de-Curton ?

Non, et c'est une confusion très répandue. Le château de Curton se dresse sur la commune voisine de Daignac, pas à Tizac-de-Curton. Le village doit seulement son nom à la seigneurie de Curton, dont il relevait au Moyen Âge, mais il n'abrite pas le monument. Ce château fort médiéval, remarquable pour son donjon d'environ 33 mètres, est inscrit Monument historique depuis 1926. On peut le voir en excursion depuis Tizac, à quelques minutes de route, sur le territoire de Daignac.

Le « lac de Curton » (Rainbow Lake) est-il à Tizac-de-Curton ?

Non, absolument pas, et c'est un piège classique dû à l'homonymie. Le célèbre lac de Curton, aussi appelé Rainbow Lake et réputé pour la pêche à la carpe, se trouve très loin de Tizac, du côté de Louchats et d'Hostens, dans le Sud-Gironde, en pleine forêt landaise. Il n'a strictement aucun rapport avec Tizac-de-Curton, qui est un village viticole de l'Entre-deux-Mers. Deux lieux, deux paysages, un simple nom en commun.

Qu'est-ce que le Château Marjosse ?

C'est le domaine viticole phare de Tizac-de-Curton. Il appartient à Pierre Lurton, qui dirige par ailleurs le Château Cheval Blanc à Saint-Émilion et le Château d'Yquem à Sauternes. Il en gère l'exploitation depuis 1990 et en est propriétaire depuis 2013. Organisé autour d'une chartreuse de 1782, le domaine s'étend sur une cinquantaine d'hectares et produit des rouges et des blancs sous appellations bordelaises. C'est une belle illustration du potentiel discret des terroirs de l'Entre-deux-Mers.

Quels vins produit Tizac-de-Curton ?

Des rouges de Bordeaux et de Bordeaux Supérieur, dominés par le merlot, et des blancs secs d'Entre-deux-Mers, assemblés à partir de sauvignon, de sémillon et de muscadelle. La commune fait partie des 133 communes de l'aire de l'Entre-deux-Mers. Ce sont des vins de plaisir et de repas, réputés pour leur excellent rapport qualité-prix. On les découvre en dégustation dans les domaines des coteaux, comme le Château Marjosse ou le Château Le Tros, le plus souvent sur rendez-vous.

D'où vient le nom Tizac-de-Curton ?

Le nom se lit en deux parties. « Tizac » viendrait du latin Titiacum, « le domaine de Titius », un nom de personne gallo-romain suivi du suffixe -acum qui marquait la propriété — un schéma très fréquent dans le Sud-Ouest. « De-Curton » renvoie à la seigneurie et à la famille de Curton, dont le château se trouve à Daignac. Ces étymologies sont à prendre au conditionnel, faute de source parfaitement établie, mais elles éclairent l'histoire ancienne du village.

Que faire à Tizac-de-Curton ?

Sur place, la visite est brève : on admire l'église romane Notre-Dame, on flâne entre les hameaux de pierre et l'on pousse la porte d'un domaine pour une dégustation. L'essentiel se joue autour, dans un petit rayon : le château de Curton à Daignac, l'abbaye de La Sauve-Majeure (UNESCO), la bastide de Créon et sa voie verte, et la Grotte Célestine de Rauzan. On compose facilement une journée mêlant patrimoine, vignoble et nature, avec Tizac pour point d'ancrage.

Que voir autour de Tizac-de-Curton ?

Beaucoup, dans un petit rayon : le château de Curton à Daignac (~3 km), l'abbaye romane de La Sauve-Majeure classée à l'UNESCO (~9 km), la bastide de Créon et sa voie verte Roger-Lapébie (~10 km), Targon et le Haut-Benauge (~9 km), et Rauzan avec son château médiéval et la Grotte Célestine (~15 km). Vers le nord, Libourne et son négoce des vins sont à une vingtaine de minutes. Tout se combine aisément en une journée dans l'Entre-deux-Mers.

Qu'est-ce que la Grotte Célestine de Rauzan ?

C'est la seule rivière souterraine aménagée de Gironde que l'on puisse parcourir, à Rauzan, à environ 15 km de Tizac-de-Curton. Équipé d'un casque, de bottes et d'une lampe, on suit un guide le long d'un cours d'eau creusé dans la roche, au fil de galeries ornées de concrétions. La visite se fait sur réservation et par petits groupes ; il est prudent de réserver à l'avance, surtout en saison. Rauzan conserve aussi les vestiges d'un château médiéval, à voir dans la foulée.

Combien coûte un trajet Bordeaux → Tizac-de-Curton ?

Le transfert privé coûte dès 81 € en journée, en berline pour une à trois personnes, à environ 32 km et 46 minutes de route. Le prix est fixe, communiqué à l'avance, sans compteur. Un supplément s'applique la nuit, le week-end et les jours fériés ; un van est disponible au-delà de quatre passagers. Les trajets vers les domaines et villages voisins, ou vers l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, se calculent sur devis selon le circuit.

Comment venir à Tizac-de-Curton sans voiture ?

C'est un point faible : le village n'a pas de gare et la desserte en transports collectifs y est très limitée. Les domaines et hameaux sont dispersés sur les coteaux, difficiles à relier à pied. Pour une journée de dégustations dans l'Entre-deux-Mers, le porte-à-porte au départ de Bordeaux reste la solution la plus commode : on est déposé et récupéré directement au domaine, sans souci de conduite ni de stationnement, et l'on peut enchaîner plusieurs caves dans la même journée.

Faut-il une journée entière pour visiter le secteur ?

Le village de Tizac lui-même se visite en une petite demi-heure. Mais dès qu'on y ajoute une ou deux dégustations, le château de Curton à Daignac, l'abbaye de La Sauve-Majeure, la bastide de Créon et la Grotte Célestine de Rauzan, il faut compter une journée complète. Les distances étant courtes, tout se combine facilement au départ de Bordeaux. On peut même étaler la découverte sur un week-end pour profiter pleinement du vignoble et des sites patrimoniaux de l'Entre-deux-Mers.

Sources

Sources et références

Article mis à jour le .

Réservation 24h/24

En route pour l'Entre-deux-Mers

Transfert direct depuis Bordeaux (~45 min) vers Tizac-de-Curton et les coteaux de l'Entre-deux-Mers. Devis fixe par écrit, sans engagement.

Coteaux viticoles de l'Entre-deux-Mers près de Tizac-de-Curton au soleil couchant, vignes vertes et ferme au loin
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