Villeneuve-sur-Lot, la bastide sur le Lot et le pruneau d'Agen
Une bastide du XIIIᵉ siècle bâtie à cheval sur le Lot : son Pont-Vieux médiéval, ses deux tours-portes rescapées, son église de brique et le terroir du pruneau d'Agen, à environ 2 h de Bordeaux.
Villeneuve-sur-Lot en un coup d'œil
Villeneuve-sur-Lot est une bastide du XIIIᵉ siècle bâtie de part et d'autre du Lot, en Lot-et-Garonne (Nouvelle-Aquitaine). Deuxième commune du département par sa population, sous-préfecture, elle réunit un rare héritage médiéval — un pont fortifié, deux tours-portes, un plan de ville tiré au cordeau — et le terroir qui a fait sa renommée mondiale : le pruneau d'Agen, dont l'interprofession siège ici même. C'est une étape idéale entre patrimoine, marché et campagne fruitière, à environ deux heures de route de Bordeaux.
Voici les repères essentiels avant de partir. Les distances routières indiquées sont recalculées porte-à-porte ; les tarifs correspondent à une réservation de chauffeur privé depuis Bordeaux, prix fixe communiqué à l'avance.
| Repère | Détail |
|---|---|
| Département | Lot-et-Garonne (47), Nouvelle-Aquitaine |
| Statut | Sous-préfecture · chef-lieu d'arrondissement |
| Population | 22 350 habitants (INSEE 2023) — 2ᵉ commune du département |
| Superficie | 81,32 km² · altitude de 42 à 209 m |
| Rivière | Le Lot, qui traverse la ville d'est en ouest |
| Distance depuis Bordeaux | environ 146 km · environ 2 h de route |
| Gare la plus proche | Agen (~29 km) — pas de gare voyageurs à Villeneuve |
| À ne pas manquer | Le Pont-Vieux, les portes de Paris et de Pujols, l'église Sainte-Catherine, le pruneau d'Agen |
Un point d'honnêteté d'emblée : on lit souvent que Villeneuve serait « la capitale du pruneau d'Agen ». La réalité est plus nuancée — la ville partage cet épicentre avec sa voisine Sainte-Livrade-sur-Lot, et l'appellation porte le nom d'Agen, non le sien. Mais un argument penche fortement en sa faveur, et nous y reviendrons.
Ce guide passe en revue tout ce qu'il faut savoir avant de venir : où se situe la ville et ce qui la caractérise, l'histoire de sa fondation en bastide, ses trois grands monuments — le Pont-Vieux, les portes, l'église —, le terroir du pruneau, les villages remarquables des environs, la meilleure période pour visiter et, enfin, la manière la plus simple de s'y rendre depuis Bordeaux.
Où se situe Villeneuve-sur-Lot ?
Villeneuve-sur-Lot se trouve dans le Lot-et-Garonne (47), en région Nouvelle-Aquitaine, à mi-chemin entre Agen au sud et le Périgord pourpre au nord. La ville est traversée d'est en ouest par le Lot, la rivière qui lui a donné son nom et sur laquelle elle s'est développée. Ses coordonnées sont 44,41° N et 0,70° E, code INSEE 47323, code postal 47300. Avec 22 350 habitants (recensement 2023), c'est la deuxième commune la plus peuplée du département, derrière la préfecture Agen, et elle-même sous-préfecture (INSEE, population 2023 consultée le 24 juillet 2026). Elle s'étend sur 81,32 km², de 42 à 209 mètres d'altitude, et se situe à environ 146 km de Bordeaux, soit environ deux heures de route.
C'est une sous-préfecture : elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, l'un des trois du département avec Agen et Marmande. Ce statut administratif la place au deuxième rang du Lot-et-Garonne, mais uniquement par la population : la préfecture reste Agen. Sur le terrain, Villeneuve joue pleinement son rôle de ville-centre : elle concentre services publics, commerces, hôpital, collèges et lycées pour tout un bassin rural qui déborde largement ses limites communales. C'est la ville où l'on vient faire ses courses, ses démarches et son marché, à quarante minutes à la ronde.
Une commune étendue au bord de l'eau
La commune couvre 81,32 km², une superficie généreuse qui englobe bien plus que le centre historique : des coteaux, des vergers et des hameaux s'étendent de part et d'autre de la rivière, entre 42 et 209 mètres d'altitude. Villeneuve possède douze communes limitrophes — Bias, Castelnaud-de-Gratecambe, Hautefage-la-Tour, Lédat, Monflanquin, Penne-d'Agenais, Pujols, Saint-Aubin, Saint-Sylvestre-sur-Lot, La Sauvetat-sur-Lède, Savignac-sur-Leyze et Trentels — dont plusieurs comptent parmi les plus beaux villages du secteur.
Depuis 2010, la ville est le cœur de la Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois, qui fédère les communes environnantes. Ses habitants s'appellent les Villeneuvois.
Une population stable après un léger creux
Villeneuve compte 22 350 habitants au recensement de 2023. Il faut lire ce chiffre dans la durée : après un pic à près de 23 500 habitants en 2013, la ville a connu une baisse jusqu'à environ 21 600 en 2021, avant de remonter. On parle donc d'une stabilisation, voire d'une légère reprise, plutôt que d'une croissance continue. Cela reste la deuxième commune la plus peuplée du Lot-et-Garonne, derrière Agen (environ 32 500 habitants) et devant Marmande.
Une bastide née d'un paréage au XIIIᵉ siècle
Villeneuve-sur-Lot est une bastide, c'est-à-dire une ville neuve fondée au Moyen Âge selon un plan régulier. Son nom même le dit : en occitan, une villanova est une « ville neuve ». Elle naît au milieu du XIIIᵉ siècle sous l'impulsion d'Alphonse de Poitiers, comte de Poitiers et de Toulouse, frère du roi Louis IX — Saint Louis. Le même prince fondera, quelques années plus tard, la bastide voisine de Monflanquin.
Qu'est-ce qu'une bastide ?
Une bastide est une ville neuve, fondée du milieu du XIIIᵉ siècle au début du XIVᵉ dans le Sud-Ouest de la France, selon un plan régulier et un projet politique. On en compte plusieurs centaines dans l'ancienne Gascogne, l'Agenais, le Périgord et le Quercy. Leur but : organiser un territoire, attirer et fixer une population, développer le commerce. Pour cela, les fondateurs — comtes, rois de France ou d'Angleterre, abbayes — accordaient aux habitants une charte de franchises : exemptions fiscales, droit de bâtir sur un terrain attribué, libertés municipales, protection militaire. En échange, les colons peuplaient la ville et l'animaient.
Trois traits reconnaissables signent une bastide : un plan orthogonal en damier, une place centrale à couverts (les cornières) qui accueille le marché, et une halle ou un beffroi à proximité. Villeneuve-sur-Lot coche toutes ces cases — avec, en prime, l'audace d'enjamber une rivière, ce qui est rare.
Une fondation par paréage, sans date unique
On lit parfois « fondée en 1253 » ou « en 1264 » : la vérité est plus subtile, et il faut se méfier de toute date trop nette. Villeneuve est née d'un processus, étalé sur une décennie autour de 1254-1264, matérialisé par un acte de paréage — un contrat d'association — entre Alphonse de Poitiers et l'abbaye bénédictine d'Eysses, propriétaire des terres. La bastide n'est donc pas une fondation royale « pure » : elle associe un grand seigneur laïc et une communauté monastique, qui se partageaient les revenus et la justice. Une charte de coutumes de 46 articles, accordée aux habitants entre 1264 et 1266, fixe leurs droits et leurs libertés.
Ce mode de fondation par paréage était courant pour les bastides du Sud-Ouest : il permettait de peupler et de mettre en valeur des terres en offrant aux nouveaux venus des franchises attractives — exemption de certaines taxes, terrain à bâtir, sécurité derrière des remparts.
Un plan tiré au cordeau, à cheval sur le Lot
La grande originalité de Villeneuve tient à sa géométrie. Contrairement à la plupart des bastides bâties sur une seule rive, elle s'étend de part et d'autre du Lot, les deux moitiés reliées par un pont. Le plan est orthogonal : huit rues principales tracées à angle droit, tirées au cordeau, découpent la ville en îlots réguliers. Au centre bat le cœur commercial et social de toute bastide : une place bordée de galeries couvertes.
Cette place, aujourd'hui la place Lafayette, s'appelait autrefois la place des Cornières, du nom de ces arcades — les cornières ou couverts — sous lesquelles s'abritaient marchands et étals les jours de marché. Bordée de maisons de brique et de pierre montées sur arcades, elle reste le centre vivant de la ville : marchés, terrasses, animations s'y succèdent, huit siècles après le tracé initial.
Le Pont-Vieux, six siècles au-dessus du Lot
Le Pont-Vieux, ou pont des Cieutats, est le monument emblématique de Villeneuve-sur-Lot : un pont de pierre et de brique jeté sur le Lot à la fin du XIIIᵉ siècle. Construit entre 1282 et 1289, à l'origine hérissé de trois tours défensives pour contrôler le passage de la rivière, il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1951 (POP/Mérimée PA00084273, consulté le 24 juillet 2026). C'est l'image de la ville, celle que reflètent les eaux calmes de la rivière au petit matin — un franchissement médiéval qui n'a jamais cessé de servir, sept siècles après sa construction. À l'une de ses extrémités, la petite chapelle du Bout-du-Pont rappelle le temps où les mariniers y priaient avant de s'engager sur le Lot.
Un pont bâti sous direction anglaise (1282-1289)
Sa datation est précise, et souvent mal rapportée : le Pont-Vieux relève strictement du XIIIᵉ siècle, construit entre 1282 et 1289. Détail savoureux de l'histoire du Sud-Ouest médiéval : le chantier se déroule sous direction anglaise, à une époque où l'Agenais relève de la couronne d'Angleterre. À l'origine, l'ouvrage était fortifié, hérissé de trois tours défensives carrées en grosse brique, qui contrôlaient le passage et pouvaient le fermer.
La grande arche de la rive droite n'est pas d'origine : elle a été reconstruite au XVIIᵉ siècle, après qu'une crue majeure du Lot, en 1600, eut endommagé l'ouvrage. Le pont mêle ainsi la pierre de taille et la brique, matériaux typiques de l'architecture de l'Agenais, où l'argile abondante a longtemps fourni la brique à moindre coût que la pierre.
La chapelle du Bout-du-Pont et une légende de mariniers
À l'une de ses extrémités se dresse une petite chapelle, officiellement Notre-Dame-de-Grâce-et-de-Toute-Joie, plus connue sous le nom de chapelle du Bout-du-Pont. Fondée en 1289, elle est liée à une légende de mariniers : on raconte qu'une statue de la Vierge, trouvée dans le Lot, y aurait été vénérée par les bateliers qui remontaient et descendaient la rivière. Endommagée elle aussi par la crue de février 1600, elle fut reconstruite avec les matériaux restés inutilisés du pont.
Le Pont-Vieux et sa chapelle sont l'un et l'autre protégés au titre des monuments historiques, mais à des degrés différents — une distinction que peu de visiteurs remarquent :
| Monument | Protection | Année | Référence |
|---|---|---|---|
| Pont-Vieux (pont des Cieutats) | Inscrit MH | 1951 | PA00084273 |
| Chapelle du Bout-du-Pont | Inscrite MH | 1950 | PA00084267 |
| Portes de Paris et de Pujols | Classées MH | 1901 | PA00084274 |
| Église Sainte-Catherine | Classée MH | 2022 | PA47000104 |
Le nom de « pont des Cieutats » vient de Nicolas de Cieutat, baron de Pujols et de Tombebouc, et de son fils Arnaud, qui comptèrent parmi les défenseurs de la ville en 1585. Le « classement » (portes, église) est une protection plus forte que l'« inscription » (pont, chapelle) : les tours-portes, plus anciennement reconnues, bénéficient du niveau le plus élevé.
Le mariage de la pierre de taille et de la brique n'a rien d'anecdotique : c'est la signature architecturale de l'Agenais. Dans cette région où l'argile abonde et la pierre de bonne qualité manque, la brique cuite s'est imposée depuis le Moyen Âge, sur les ponts comme sur les églises et les maisons de la bastide. Le Pont-Vieux en est le premier ambassadeur, et l'on retrouve la même chaleur ocre sur les couverts de la place Lafayette et, plus tard, sur les murs de l'église Sainte-Catherine. Longtemps, ce pont fut aussi lié au commerce fluvial : c'est par le Lot que transitaient marchandises et fruits, et le franchissement en contrôlait le passage.
Les portes de Paris et de Pujols
Des remparts médiévaux de Villeneuve, il ne subsiste que deux tours-portes : la porte de Paris et la porte de Pujols. Elles gardaient jadis les entrées de la ville close ; aujourd'hui elles encadrent encore le centre ancien, hautes silhouettes de brique et de pierre percées d'un passage en arc et couronnées de créneaux et de mâchicoulis.
Deux rescapées sur sept portes
La bastide comptait à l'origine sept portes dans son enceinte. L'enceinte que l'on voit aujourd'hui n'est pas celle des tout premiers temps : elle a été reconstruite dans le dernier quart du XIVᵉ siècle, en pleine guerre de Cent Ans, quand la ville avait un besoin vital de se protéger. Des sept portes, deux seulement ont traversé les siècles : la porte de Paris et la porte de Pujols.
Un détail d'archives vaut d'être noté : la porte de Paris ne s'est pas toujours appelée ainsi. Elle portait à l'origine le nom de porte de Monflanquin, la direction qu'elle commandait vers la bastide voisine. Les deux tours-portes ont été restaurées en 1908 par l'architecte Henri Rapine, ce qui explique leur bon état de conservation.
Ensemble, ces deux portes sont classées au titre des monuments historiques depuis 1901 (référence PA00084274) — la reconnaissance la plus ancienne et la plus forte du patrimoine villeneuvois. Elles offrent, avec le Pont-Vieux et la place Lafayette, un circuit à pied d'une heure au cœur de la bastide, entièrement lisible dans son plan d'origine.
L'architecture de ces tours dit tout de leur fonction : un passage voûté que l'on pouvait fermer, des mâchicoulis — ces ouvertures en encorbellement d'où l'on jetait projectiles et matières sur les assaillants —, des archères et un chemin de ronde au sommet. Bâties en brique sur soubassement de pierre, elles marquaient la limite entre le dedans et le dehors de la ville close, à une époque où la sécurité conditionnait la prospérité. Aujourd'hui, elles servent de repères pour se guider dans le centre : franchir la porte de Paris ou celle de Pujols, c'est entrer symboliquement dans la bastide de 1264.
Marcher de la porte de Paris à la porte de Pujols, c'est traverser la ville dans sa largeur médiévale : huit rues, une place à couverts, un pont fortifié — le plan de 1264 est encore sous vos pieds.
L'église Sainte-Catherine, un vaisseau de brique du XXᵉ siècle
L'église Sainte-Catherine surprend : ce grand édifice néo-byzantin en brique rouge n'est pas médiéval, mais date du début du XXᵉ siècle. Sa silhouette massive, hérissée de coupoles et d'absides arrondies, tranche avec le reste de la bastide et signale de loin le centre-ville. Reconstruite de 1898 à 1937 après l'effondrement de la voûte de l'ancienne église, elle marie un parement de brique locale et une ossature moderne de béton armé et de métal. À l'intérieur, elle conserve des vitraux de la Renaissance (XVᵉ-XVIᵉ siècles) sauvés de l'édifice précédent et un orgue de 1874. Classée monument historique depuis 2022 (POP/Mérimée PA47000104, consulté le 24 juillet 2026), c'est l'un des plus étonnants témoins de l'architecture religieuse de sa génération dans le Sud-Ouest — un vaisseau du XXᵉ siècle déguisé en cathédrale d'Orient.
Un effondrement, puis quarante ans de chantier
L'histoire de sa reconstruction est mouvementée. En 1897, la voûte d'un bas-côté de l'ancienne église s'effondre — c'est cet accident, et non un édifice « penché » comme on l'écrit parfois, qui déclenche la décision de tout rebâtir. Les travaux commencent dès 1898. Le chantier, interrompu notamment par la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, s'étire sur près de quatre décennies : le chœur est consacré en 1911, l'ancienne église (des XIIIᵉ-XVᵉ siècles) est démolie en 1914, et la consécration finale n'intervient qu'en 1937.
La reprise du chantier après l'arrêt de 1905 doit beaucoup à Georges Leygues, homme politique villeneuvois de premier plan ; les plans avaient été confiés à l'architecte Jules-Édouard Corroyer.
De la brique moderne, des vitraux de la Renaissance
L'église est de style néo-byzantin (on dit aussi romano-byzantin). Son matériau de parement est la brique — issue de la briqueterie Berger — mais elle repose sur une ossature bien plus moderne : du béton armé et du métal. C'est un édifice du XXᵉ siècle sous ses habits médiévaux. Autre singularité, son orientation nord-sud, atypique pour une église traditionnellement tournée est-ouest.
Le trésor de Sainte-Catherine se cache dans ses fenêtres : elle a réemployé des vitraux anciens, des XVᵉ et XVIᵉ siècles, sauvés de l'ancienne église. On y admire notamment un cycle de la Passion daté d'environ 1530 et un cycle consacré à sainte Catherine, remontés dans le nouvel édifice par le maître verrier Félix Gaudin. L'orgue, lui, est plus ancien que les murs qui l'abritent : construit en 1874 par Jules Barthélémy Magen, il a été conservé. L'église est classée monument historique depuis 2022, après avoir reçu le label « Patrimoine du XXᵉ siècle » en 2007.
Le choix du style néo-byzantin n'est pas anodin pour l'époque : à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles, l'architecture religieuse française puise volontiers dans les répertoires anciens — roman, gothique, byzantin — pour bâtir grand et symbolique. À Villeneuve, la brique locale rencontre les coupoles et les arcs en plein cintre venus de l'Orient chrétien, sur une charpente de béton et d'acier alors dernier cri. Le résultat est un édifice hybride, assumé, qui raconte autant le savoir-faire des briquetiers de l'Agenais que l'ambition d'une ville désireuse de se doter d'un grand vaisseau. Que le chantier ait pu reprendre et s'achever après la loi de 1905 en dit long sur la mobilisation locale autour du projet.
Le pruneau d'Agen, l'âme du Villeneuvois
Le pruneau d'Agen est indissociable du Villeneuvois : c'est ici qu'on cultive, sèche et commercialise depuis des siècles la prune qui a fait la réputation du Sud-Ouest. Le pruneau bénéficie d'une Indication géographique protégée (IGP) depuis 2002 (INAO, fiche officielle consultée le 24 juillet 2026) ; il est obtenu par séchage de la prune d'Ente, une variété dont le nom vient du verbe « enter », c'est-à-dire greffer.
Six départements, un cœur villeneuvois
L'aire de l'IGP « pruneau d'Agen » couvre six départements du Sud-Ouest — le Lot-et-Garonne, dominant, mais aussi la Gironde, la Dordogne, le Lot, le Gers et le Tarn-et-Garonne. Le Lot-et-Garonne est le principal département producteur. Villeneuve-sur-Lot en est le cœur historique, où le commerce et le séchage de la prune d'Ente sont attestés dès le XIXᵉ siècle.
Faut-il pour autant appeler Villeneuve « la capitale du pruneau » ? Prudence : la ville partage cet épicentre avec Sainte-Livrade-sur-Lot, et l'appellation elle-même porte le nom d'Agen. Cela tient à l'histoire : les pruneaux étaient exportés depuis le port d'Agen, sur la Garonne, dès le XVIIIᵉ siècle — Villeneuve produisait, Agen a donné son nom via le commerce fluvial.
Un argument, pourtant, ancre solidement Villeneuve au sommet de la filière : le siège du BIP (Bureau National Interprofessionnel du Pruneau), l'interprofession qui gouverne toute la filière, se trouve à Villeneuve-sur-Lot même. La ville est, de fait, la capitale administrative du pruneau.
Un département fruitier, bien au-delà du pruneau
Le pruneau n'est qu'une facette d'un département profondément agricole. Le Lot-et-Garonne est premier producteur français de fraises et de prunes à pruneau, et fournit à lui seul environ 55 % de la production nationale de noisettes — de l'ordre de 6 000 tonnes par an. Pour la tomate, souvent citée, il n'arrive qu'au troisième rang national, et non au premier.
| Le pruneau d'Agen en bref | Donnée |
|---|---|
| Protection | IGP depuis 2002 |
| Variété | Prune d'Ente séchée |
| Aire géographique | 6 départements du Sud-Ouest |
| Premier producteur | Le Lot-et-Garonne est le principal département producteur |
| Siège de l'interprofession (BIP) | Villeneuve-sur-Lot |
| Origine du nom « d'Agen » | Port fluvial d'embarquement (dès le XVIIIᵉ s.) |
De la prune d'Ente au pruneau
Le pruneau n'est rien d'autre qu'une prune d'Ente séchée — mais tout le savoir-faire tient dans ce séchage. Récoltées à pleine maturité à la fin de l'été, les prunes sont déshydratées jusqu'à perdre l'essentiel de leur eau : il faut plusieurs kilos de fruits frais pour obtenir un kilo de pruneaux, ce qui explique la concentration de leur saveur. Autrefois, on utilisait des fours et des séchoirs traditionnels — ces petits bâtiments que l'on croise encore dans les fermes du Villeneuvois ; aujourd'hui, des tunnels à air chaud assurent un séchage maîtrisé.
Ce geste, transmis de génération en génération dans les exploitations du Lot-et-Garonne, est le vrai patrimoine immatériel du pays. Autour de Villeneuve, les vergers de pruniers d'Ente dessinent le paysage : rangs réguliers d'arbres sur les coteaux, fermes ocre, séchoirs — un décor qui, à la fin août, s'anime au rythme de la récolte.
Quant à l'origine légendaire du pruneau — des moines qui l'auraient rapporté d'Orient au temps des Croisades et multiplié dans les vergers du monastère de Clairac — elle relève de la tradition, non du fait établi. Ce qui est documenté, en revanche, c'est le perfectionnement local de la prune d'Ente et son séchage, savoir-faire patiemment affiné dans les fermes du Lot-et-Garonne.
Huit siècles d'histoire au bord du Lot
De sa fondation médiévale à l'ère industrielle du fruit, Villeneuve-sur-Lot a vécu au rythme des guerres et du commerce fluvial. Bastide stratégique, port de rivière, capitale de la conserve : son histoire éclaire ce qu'elle est devenue.
Une bastide disputée pendant la guerre de Cent Ans
Située en Agenais, terre contestée entre les rois de France et d'Angleterre, Villeneuve a changé de camp plus d'une fois. En 1337, tout au début de la guerre de Cent Ans, la ville est prise le 10 juillet par Raoul de Brienne, connétable de France — les habitants, dit-on, lui ayant ouvert les portes. Mais l'épisode fut bref : Villeneuve ne resta française qu'environ six ans, avant d'être reprise par les Anglais après la trêve de 1347. Ces retournements expliquent la reconstruction des remparts à la fin du XIVᵉ siècle.
Les guerres de Religion : une place qui résiste
Au XVIᵉ siècle, dans les guerres de Religion, Villeneuve est une place disputée qui résiste à deux tentatives. En 1585, la reine Marguerite de Valois — la « reine Margot » —, ralliée à la Ligue, échoue à s'en emparer ; c'est là que s'illustrent Nicolas de Cieutat et son fils, qui donneront leur nom au Pont-Vieux. En 1591, c'est le duc de Joyeuse qui assiège la ville sans succès. On retiendra la solidité de la place forte, sans lui coller d'étiquette confessionnelle tranchée.
Le Lot, une autoroute avant l'heure
Le développement de Villeneuve doit beaucoup à la navigation sur le Lot. La ville possédait un véritable port de commerce — elle était, avec Cahors, la seule sur la rivière à en disposer. Sur des barques à fond plat, les gabares, on descendait le Lot puis la Garonne vers Bordeaux et l'estuaire : le vin, le blé, le bois et, bien sûr, les fruits et pruneaux quittaient l'Agenais par cette voie d'eau. Ce lien fluvial explique en partie pourquoi l'appellation « pruneau d'Agen » s'est imposée : c'est au port d'Agen, sur la Garonne, que la marchandise changeait de mains et prenait le large.
Au XIXᵉ siècle, le relais est pris par le rail. Le chemin de fer bouleverse le commerce du fruit : les pruneaux, désormais, s'exportent par wagons entiers, plus vite et plus loin, vers Paris, le nord de l'Europe et au-delà. C'est l'âge d'or de la filière, celui où le pruneau du Lot-et-Garonne se fait une réputation internationale et où se structurent les maisons de négoce qui feront la fortune de la région.
L'âge d'or de la conserve
Cette économie du fruit a donné naissance à une industrie. La conserverie Pauliac, fondée en 1905 par Octave Pauliac (les plans du bâtiment sont de Gaston Rapin), a employé jusqu'à une centaine d'ouvriers avant que la production villeneuvoise ne s'arrête en 1965. Petits pois, haricots verts, pruneaux : Villeneuve a longtemps mis en conserve la générosité de son terroir.
| Repère chronologique | Événement |
|---|---|
| v. 1254-1264 | Fondation de la bastide par paréage (Alphonse de Poitiers + abbaye d'Eysses) |
| 1264-1266 | Charte de coutumes de 46 articles accordée aux habitants |
| 1282-1289 | Construction du Pont-Vieux, sous direction anglaise |
| 1337 | Prise de la ville par Raoul de Brienne (guerre de Cent Ans) |
| fin XIVᵉ s. | Reconstruction de l'enceinte et de ses portes |
| 1585 & 1591 | Deux sièges repoussés pendant les guerres de Religion |
| 1898-1937 | Reconstruction de l'église Sainte-Catherine |
| 1905 | Fondation de la conserverie Pauliac |
Que voir autour de Villeneuve-sur-Lot ?
Villeneuve-sur-Lot est un formidable point de départ : trois « Plus Beaux Villages de France » se trouvent à moins de trente kilomètres. C'est un argument de choix pour rayonner en Agenais sans multiplier les hébergements — on loge à Villeneuve, on visite alentour.
Trois Plus Beaux Villages de France à portée
Pujols, à environ 4 km, est le plus proche : village fortifié perché sur une colline, il domine la vallée du Lot et figure au label des « Plus Beaux Villages de France ». Monflanquin, autre bastide fondée par Alphonse de Poitiers (en 1256), porte le même label et offre une place à couverts remarquablement conservée. Penne-d'Agenais, enfin, est un village perché sur un éperon rocheux qui surplombe le Lot d'environ 120 mètres, couronné par la basilique de Peyragude.
Chacun mérite qu'on s'y arrête. Pujols se découvre à pied, dans un lacis de ruelles pavées, de maisons à colombages et de placettes, avec des points de vue plongeants sur la vallée. Monflanquin, perchée elle aussi, conserve l'un des plus beaux plans de bastide de la région, autour de sa place à couverts et de la maison dite du Prince Noir. Penne-d'Agenais déroule ses ruelles médiévales jusqu'à la basilique Notre-Dame de Peyragude, d'où le regard embrasse tout le pays.
À cela s'ajoute Casseneuil, joli bourg au confluent du Lot et de la Lède, aux façades qui se mirent dans l'eau, et une nature généreuse — coteaux, vergers, chemins de halage le long de la rivière. En une journée au départ de Villeneuve, on enchaîne sans effort deux ou trois de ces villages : les distances sont courtes et les routes de campagne, agréables.
Grottes, parcs et loisirs
Pour varier les plaisirs, les grottes de Fontirou — sur la commune de Castella, « Fontirou » n'étant qu'un lieu-dit — proposent une visite de concrétions et de galeries souterraines. Côté loisirs, le parc d'attractions Walygator Sud-Ouest (anciennement Walibi, renommé en 2021) se trouve sur la commune de Roquefort, près d'Agen ; il accueille de l'ordre de 300 000 visiteurs par an sur plus de 30 hectares et jouxte Aqualand Agen.
| Autour de Villeneuve | Distance / repère | Intérêt |
|---|---|---|
| Pujols | ~4 km | Plus Beau Village de France, village perché |
| Penne-d'Agenais | ~10 km | Village perché, basilique de Peyragude |
| Monflanquin | ~17 km | Bastide d'Alphonse de Poitiers, Plus Beau Village |
| Grottes de Fontirou | commune de Castella | Grottes à concrétions |
| Walygator Sud-Ouest | vers Roquefort / Agen | Parc d'attractions (~300 000 visiteurs/an) |
| Agen | ~29 km | Préfecture, gare TER-TGV la plus proche |
Quand visiter Villeneuve-sur-Lot ?
Villeneuve se visite en toute saison, mais la fin de l'été offre le meilleur des deux mondes : la douceur du Sud-Ouest et le grand moment du terroir, la récolte de la prune.
De la fin août à septembre, les vergers de pruniers d'Ente livrent leurs fruits : c'est le pic de l'activité fruitière, l'occasion de comprendre sur le terrain d'où vient le pruneau. Les marchés débordent alors de prunes fraîches, de fruits d'été et de produits fermiers. Le marché de Villeneuve, sous et autour de la place Lafayette, est d'ailleurs un rendez-vous à cocher quel que soit le mois.
Le printemps (avril-juin) habille la campagne de floraisons et de vergers en fleur, avec des températures idéales pour marcher dans la bastide et longer le Lot. L'été est chaud et lumineux, propice aux baignades et aux activités de plein air le long de la rivière. L'automne, après la récolte, prend des couleurs superbes sur les coteaux. L'hiver est plus calme, mais le patrimoine — pont, portes, église, ruelles — se visite sans la foule, et les distances routières restent identiques.
Pour une escapade patrimoniale d'une journée depuis Bordeaux, le printemps et le début de l'automne sont idéaux : la lumière est belle, la chaleur supportable pour arpenter à pied la bastide, et l'on peut enchaîner Villeneuve, Pujols et un troisième village sans se presser.
Un exemple de journée bien remplie : arrivée en fin de matinée à Villeneuve, tour de la bastide à pied — Pont-Vieux, place Lafayette, portes de Paris et de Pujols, église Sainte-Catherine — puis déjeuner sous les couverts ; l'après-midi, montée à Pujols pour la vue et les ruelles, avant un dernier arrêt à Penne-d'Agenais ou Monflanquin selon l'envie. Avec un chauffeur qui gère les trajets, tout cela tient dans une journée, retour à Bordeaux compris.
Rejoindre Villeneuve-sur-Lot depuis Bordeaux
Villeneuve-sur-Lot se situe à environ 146 km de Bordeaux, soit environ deux heures de route. Particularité à connaître avant d'organiser son voyage : la ville n'a plus de gare voyageurs en service. La ligne ferroviaire est fermée au trafic passagers ; la desserte se fait par car TER entre Agen et Villeneuve — une desserte par car régional dont les horaires varient ; consultez la fiche officielle avant le départ.
En train + car : le détour par Agen
La gare TER-TGV la plus proche est celle d'Agen, à environ 29 km au sud. Depuis Bordeaux, il faut donc rejoindre Agen en train, puis prendre le car pour Villeneuve — soit deux modes, une correspondance et des horaires à surveiller, surtout en soirée ou le week-end. Pour un couple, une famille ou un petit groupe chargé de bagages, l'addition et le temps de trajet grimpent vite.
En voiture ou en chauffeur privé : le porte-à-porte
En voiture, comptez environ 146 km et environ deux heures depuis Bordeaux. C'est là qu'un chauffeur privé (VTC) prend tout son sens : un trajet direct, sans correspondance ni changement de gare, de porte à porte, avec la possibilité de faire étape en chemin — à Pujols, dans un verger, ou pour un premier arrêt à Villeneuve avant de rayonner vers Monflanquin et Penne-d'Agenais.
Depuis Bordeaux, nous proposons ce trajet à prix fixe communiqué à l'avance : dès 255 € pour l'aller en gamme Eco, en berline de 1 à 3 passagers. Le van de 4 à 7 passagers est proposé sur devis. Le devis est écrit, sans surprise au compteur.
| Trajet | Distance | Durée | Repère |
|---|---|---|---|
| Bordeaux → Villeneuve-sur-Lot | ~146 km | environ 2 h | dès 255 € en VTC Eco |
| Villeneuve → Agen (gare) | ~29 km | ~30 min | gare TER-TGV la plus proche |
| Villeneuve → Bergerac | ~60 km | ~1 h | Périgord pourpre, vignoble |
| Villeneuve → Pujols | ~4 km | ~10 min | Plus Beau Village de France |
L'intérêt du porte-à-porte se mesure surtout à plusieurs. À deux, en famille ou en petit groupe, le VTC évite le double billet train + car, la correspondance à Agen, l'attente sur un quai et le transport des bagages d'un mode à l'autre. On monte à Bordeaux, on descend devant la place Lafayette : le trajet devient une partie du voyage, pas une contrainte. Et pour qui veut visiter les villages perchés alentour, le chauffeur peut attendre ou enchaîner les étapes, ce qu'aucune ligne régulière ne permet.
Que ce soit pour une journée de découverte, un déplacement professionnel ou un transfert vers l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, réserver un chauffeur privé garantit un trajet confortable, ponctuel et sans stress logistique — réserver un chauffeur Bordeaux → Villeneuve-sur-Lot ou explorer toutes nos destinations.
Questions fréquentes
Où se trouve Villeneuve-sur-Lot ?
Villeneuve-sur-Lot est une ville du Lot-et-Garonne (47), en région Nouvelle-Aquitaine, traversée par la rivière Lot. C'est une sous-préfecture, deuxième commune du département par sa population (22 350 habitants), située à environ 146 km au sud-est de Bordeaux et à 29 km au nord d'Agen.
Quelle distance entre Bordeaux et Villeneuve-sur-Lot ?
Environ 146 km par la route, soit environ deux heures de trajet. En chauffeur privé depuis Bordeaux, le tarif est fixe et communiqué à l'avance, dès 255 € pour l'aller en gamme Eco (berline de 1 à 3 passagers ; van de 4 à 7 passagers sur devis).
Y a-t-il une gare à Villeneuve-sur-Lot ?
Non, Villeneuve-sur-Lot n'a plus de gare voyageurs en service : la ligne ferroviaire est fermée au trafic passagers. La desserte se fait par car TER depuis Agen, dont la gare TER-TGV (à ~29 km) est la plus proche. Un chauffeur privé permet d'éviter la correspondance et de voyager en direct depuis Bordeaux.
Qui a fondé la bastide de Villeneuve-sur-Lot et en quelle année ?
La bastide a été fondée au milieu du XIIIᵉ siècle, vers 1254-1264, par Alphonse de Poitiers — comte de Poitiers et de Toulouse, frère de Saint Louis — en association avec l'abbaye bénédictine d'Eysses, par un acte de paréage. Il n'existe pas de date de fondation unique : il s'agit d'un processus, complété par une charte de coutumes accordée entre 1264 et 1266.
Qu'est-ce que le Pont-Vieux de Villeneuve-sur-Lot ?
C'est le pont médiéval emblématique de la ville, aussi appelé pont des Cieutats, construit entre 1282 et 1289 sous direction anglaise. En pierre et en brique, il était à l'origine fortifié de trois tours carrées. La grande arche de la rive droite a été reconstruite au XVIIᵉ siècle après la crue de 1600. Le pont est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1951.
Pourquoi l'église Sainte-Catherine est-elle si récente ?
Parce qu'elle a été entièrement reconstruite après l'effondrement de la voûte d'un bas-côté de l'ancienne église en 1897. Les travaux, menés de 1898 à 1937, ont donné un grand édifice néo-byzantin en brique reposant sur une ossature de béton armé et de métal. Elle conserve des vitraux anciens (XVᵉ-XVIᵉ siècles) réemployés de l'ancienne église et est classée monument historique depuis 2022.
Villeneuve-sur-Lot est-elle la capitale du pruneau d'Agen ?
C'est un cœur historique de la filière, mais le titre est à nuancer : Villeneuve partage cet épicentre avec Sainte-Livrade-sur-Lot, et l'appellation porte le nom d'Agen, ville-port d'où les pruneaux étaient exportés. Un argument fort penche toutefois en faveur de Villeneuve : le siège du Bureau National Interprofessionnel du Pruneau (BIP) s'y trouve.
Qu'est-ce que le pruneau d'Agen exactement ?
C'est une prune d'Ente séchée, protégée par une IGP depuis 2002. Son aire de production couvre six départements du Sud-Ouest ; le Lot-et-Garonne est le principal département producteur. La variété « prune d'Ente » tire son nom du verbe « enter », c'est-à-dire greffer.
Quels villages visiter autour de Villeneuve-sur-Lot ?
Trois « Plus Beaux Villages de France » sont à moins de 30 km : Pujols (~4 km, village perché), Monflanquin (~17 km, bastide fondée par Alphonse de Poitiers) et Penne-d'Agenais (village perché dominant le Lot). On peut y ajouter Casseneuil, les grottes de Fontirou (commune de Castella) et le parc Walygator Sud-Ouest vers Agen.
Combien reste-t-il de portes médiévales à Villeneuve-sur-Lot ?
Deux, sur les sept que comptait la bastide : la porte de Paris (anciennement porte de Monflanquin) et la porte de Pujols. Ces deux tours-portes de brique et de pierre, à créneaux et mâchicoulis, sont classées monuments historiques depuis 1901 — la protection la plus ancienne du patrimoine villeneuvois.
Combien d'habitants compte Villeneuve-sur-Lot ?
22 350 habitants au recensement de 2023, ce qui en fait la deuxième commune la plus peuplée du Lot-et-Garonne, derrière Agen. Après un pic vers 2013 et un creux vers 2021, la population s'est stabilisée.
Quelle est la meilleure période pour visiter Villeneuve-sur-Lot ?
Le printemps et le début de l'automne sont idéaux pour marcher dans la bastide avec une lumière douce. La fin août et septembre coïncident avec la récolte de la prune d'Ente et l'effervescence des marchés — le meilleur moment pour découvrir le terroir du pruneau.
Peut-on réserver un chauffeur privé de Bordeaux à Villeneuve-sur-Lot ?
Oui. Nous assurons le trajet Bordeaux → Villeneuve-sur-Lot (~146 km, environ 2 h) à prix fixe, dès 255 € l'aller en gamme Eco, en berline de 1 à 3 passagers ; le van de 4 à 7 passagers est sur devis. Le trajet est direct, de porte à porte, avec les arrêts convenus au devis.
Pour aller plus loin
- Une autre bastide du Lot-et-Garonne : voir le Guide d'Armillac, village de la vallée du Dropt
- La bastide anglaise voisine du Périgord pourpre : voir le Guide d'Eymet (place à arcades, château médiéval)
- Une bastide de la vallée du Dropt : découvrir Castillonnès, sa place à cornières et son histoire
- Vers le pays de Duras : préparer une étape à Lévignac-de-Guyenne et sa bastide
- La ville de Cyrano, à une heure au nord : voir le Guide de Bergerac (vieille ville, vins, gabarres)
- Organiser le trajet : réserver un chauffeur privé Bordeaux → Villeneuve-sur-Lot ou explorer toutes nos destinations
Sources et références
- Wikipédia — Villeneuve-sur-Lot — géographie, démographie, bastide, histoire, patrimoine
- Wikipédia — Pont-Vieux de Villeneuve-sur-Lot — datation 1282-1289, chapelle du Bout-du-Pont, statut MH
- Wikipédia — Église Sainte-Catherine — reconstruction 1898-1937, style, vitraux, classement 2022
- Wikipédia — Pruneau d'Agen — IGP 2002, prune d'Ente, aire de production, filière
- Base POP / Mérimée — Vieux Pont
- Base POP / Mérimée — Chapelle Notre-Dame de Grâce et de Toute-Joie
- Base POP / Mérimée — Tours de Pujols et de Paris
- Base POP / Mérimée — Église Sainte-Catherine
- INSEE — commune de Villeneuve-sur-Lot (47323) — population 2023, superficie, données communales
Dernière vérification éditoriale : .
En route pour la bastide et le pays du pruneau
Trajet direct depuis Bordeaux (~2h) vers Villeneuve-sur-Lot, arrêts libres en chemin — Pujols, un verger, Monflanquin. Devis fixe écrit, sans surprise au compteur.
